L'Expresso du 27 octobre 2018 

31 octobre 2018 - "J'accorde plus d'importance et de crédit à la parole du professeur qu'à celle de l'élève". Très fort dans les symboles, Jean-Michel Blanquer a repris la main sur la question de la violence scolaire le 31 octobre. En réponse au mouvement #pasdevagues, il se range du coté des enseignants, du moins dans les mots. Ensuite il a su se placer pour la première fois dans une certaine continuité assumant l'héritage de Chatel et de Vallaud Belkacem. Mais les mesures concrètes restent faibles. Il ne suffit pas de citer l'importance du collectif  dans les établissements . Encore faut-il lui donner les moyens d'exister.

 

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27/10/2018 à 04:54  |  (0 commentaire)

31 octobre 2018 - Que penser des plans de lutte contre la violence scolaire ? Est-on trop laxistes ? Quelles mesures sont efficaces ? Maître de conférences à l’Université Paris-Est et directeur de l’Observatoire Universitaire International Education et Prévention, Benjamin Moignard travaille depuis des années sur la violence scolaire. Pour lui, le débat sur la violence scolaire est mal posé en France et traduit surtout le ressenti des enseignants qui ne sont pas reconnus dans leur expertise.

 

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27/10/2018 à 04:21  |  (1 commentaire)
Le fait du jour

Avec le phénomène #pasdevagues, Nicole Belloubet, Jean-Michel Blanquer, Christophe Castaner et Laurent Nunez ont présenté le 26 octobre les mesures qui seront prises pour répondre à la violence scolaire. Ils annoncent l'ouverture de 20 centres éducatifs fermés et "d'accueils de jour" avec un encadrement militaire ou policier pour des élèves posant problème. Des mesures qui visent à satisfaire l'opinion, qui couteront cher mais qui ne changeront rien dans les établissements. La mesure est mal accueillie par des syndicats.

 

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27/10/2018 à 04:21  |  (0 commentaire)

Violences scolaires

Violence scolaire : Il est temps d'écouter les profs

On a eu peur pour cette professeure. Cet incident nous a tous choqué. La violence subie par l'enseignante de Créteil suscite une grande émotion. Parfaitement légitime, elle dépasse maintenant cet incident. Ce qui remonte avec une très grande force à travers la multiplication des témoignages d'enseignants sur les réseaux sociaux et dans la presse c'est le ras le bol des professeurs envers leur institution. Ils ne se sentent ni soutenus ni traités correctement. S'ils s'identifient si fort à l'enseignante de Créteil c'est qu'ils sont brutalisés par l'institution depuis ...

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27/10/2018 à 04:54  |  (0 commentaire)
Le fait du jour

Des évaluations de Cp et CE1 aux "repères annuels", JM Blanquer a imposé des outils permettant de sélectionner les plus précoces. Partout il pousse à anticiper les apprentissages. Les repères annuels, qui deviennent parfois des repères mensuels, permettent d'imposer ces nouveaux rythmes aux enseignants et aux élèves. Les performances exceptionnelles deviennent la référence, comme si l’espèce humaine avait évolué, rejetant ainsi de fait la majorité des élèves dans le marais. Car cette volonté démiurgique porte préjudice dès maintenant aux élève de l'école élémentaire, demain à ceux de maternelle.

 

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27/10/2018 à 04:21  |  (1 commentaire)
Le fait du jour

Le ministère vient de publier des repères annuels de progression pour les classes de l’école élémentaire. Dès le cycle 2, la progressivité adoptée est l’exact contraire de celle qui prévalait dans le programme 2015. Il existe en effet deux grands types de progression à ce niveau de la scolarité : soit les élèves apprennent d’emblée l’écriture des grands nombres en s’appuyant sur les régularités verbales et une file numérotée : quand j’entends « vingt » l’écriture commence par le chiffre « 2 », soit ils découvrent plus tardivement cette écriture mais de façon conceptuelle : quand j’entends « vingt », le nombre contient 2 dizaines et, donc, l’écriture commence par le chiffre « 2 ».

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27/10/2018 à 04:21  |  (0 commentaire)
Le fait du jour

Proposés en consultation très discrètement durant les vacances, les repères annuels du CP en français avancent les attendus d'une année. Dès le CP on demande aux élèves des compétences de CE1 même quand c'et en contradiction avec la recherche. Ces repères ne reculent pas non plus devant les contradictions...

 

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27/10/2018 à 04:21  |  (1 commentaire)
Le système

Alors que JM Blanquer annonce la suppression du Cnesco et son remplacement par une agence d'évaluation des écoles et établissements, la Commission européenne lance "Selfie", son propre outil d'évaluation. Tibor Navracsics, commissaire européen à l’éducation et ancien ministre de Viktor Orban, a présenté ce nouvel outil le 25 octobre à Varsovie. Questionné par le Café pédagogique, il fixe pour 2020 l'objectif d'un million d'élèves évalués grâce à cette application. Les stratégies des écoles et les pratiques des enseignants seront interrogées avec ses algorithmes.

 

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27/10/2018 à 04:21  |  (0 commentaire)
Le système

Intervenant lors du conseil des ministres du 24 octobre, JM Blanquer a présenté "les prochaines étapes de la réforme éducative". Elles concernent en priorité la réforme de la gestion des enseignants et la réforme territoriale.

 

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27/10/2018 à 04:21  |  (0 commentaire)
Le système

Jean-Michel Blanquer a-t-il déjà réussi à neutraliser son secrétaire d'Etat ? Deux décrets, publiés le 25 octobre, le laissent penser. Si l'un d'eux précise bien les attributions du ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse, celles de son secrétaire d'Etat semblent dans le flou. JM Blanquer gagne le titre de ministre "de la jeunesse" et est en charge de "la mise en œuvre du service national universel". C'est une charge : le SNU coutera 2 à 3 milliards or rien n'est prévu pour lui dans la loi de finances 2019. Les dépenses seront à prélever sur le budget de l'éducation nationale. Quant à G Attal, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'éducation nationale, "il connaît de toutes les affaires que lui confie le ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse". Il n'a donc aucun champ d'action qui lui soit réservé. Il se distingue de ses prédécesseurs qui avaient une mission précise.

 

Au JO

Au JO

 

27/10/2018 à 04:21  |  (0 commentaire)
Le système

"Les ressources humaines sont allouées de façon très inégalitaires selon les territoires". Le Cnesco publie le 24 octobre deux études sur les inégalités territoriales qui ne vont pas rester inaperçues. Alors que le ministre vient de confier une mission sur ce sujet à A Azema et P Mathiot, le Cnesco publie deux synthèses qui apportent des éléments d'information totalement nouveaux. En descendant au niveau du canton (dans les communes urbaines on descend ainsi au niveau du quartier), l'étude du Cnesco met en évidence les inégalités territoriales à l'intérieur des départements et des académies. C'est finalement la politique d'affectation des moyens qui est interrogée et aussi le rapport entre ces moyens et les résultats obtenus.

 

Lisez l'article...

 

27/10/2018 à 04:21  |  (0 commentaire)
Le système

Un décret publié le 25 octobre nomme Charline Avenel rectrice de Versailles. Amie de promotion du président de la République, il aura fallu une modification des conditions de nomination à cette fonction pour qu'elle puisse occuper son poste. Sa nomination accélérée intervient après un vote négatif du CSE.

 

Au JO

Sur cette affaire

 

27/10/2018 à 04:21  |  (0 commentaire)
Le système

Six arrêtés publiés les 24 et 25 octobre ouvrent les concours de recrutement de l'enseignement agricole et en modifient les épreuves. Les concours de  certifiés (capes capet) et de PLP de l'enseignement agricole public et privé sont ouverts. Les dates limites de dépôt des dossiers sont fixées au 15 novembre pour l'externe et 13 décembre pour l'interne. Les concours de certifiés, PLP et CPE connaissent des modfications.

 

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27/10/2018 à 04:21  |  (0 commentaire)
Le système

Le BO du 25 octobre annonce que vous avez jusqu'au 28 octobre pour demander l'accès à la classe exceptionnelle. Il propose une fiche de candidature.

 

Au BO

 

 

27/10/2018 à 04:21  |  (0 commentaire)
Le système

Le Parisien publie la photo des uniformes bleus que devront porter les enfants des écoles publiques de Provins à la rentrée des vacances. Rappelons que les écoliers français n'ont jamais porté l'uniforme en métropole. Ils portaient une blouse, dans différentes couleurs. Celle-ci était nécessaire pour protéger les vêtements des projections d'encre du temps des portes plumes. Au début des années 1960, la pointe Bic arrive et elle va balayer les encriers et les plumes sergent-major. Les blouses vont devenir inutiles et disparaitre aussi vite. JM Blanquer avait applaudi la mesure prise par le maire LR de Provins soulignant "un enjeu d’égalité entre les enfants".  C'est pourtant le contraire que l'on va pouvoir observer. L'uniforme coute 145 € et toutes les familles ne pourront pas l'offrir à leurs enfants. Le premier effet de cette mesure va être de désigner publiquement les enfants pauvres.

 

Dans Le Parisien

Sur cette affaire

 

 

27/10/2018 à 04:21  |  (1 commentaire)
La classe

Chaque enfant, chaque jeune est baigné dès son plus jeune âge dans un environnement complexe. Des études controversées tendent à mettre à jour des lignes de causalité entre ces environnements et la trajectoire personnelle, professionnelle et sociale en s'appuyant sur les parcours scolaires de ces élèves. Ainsi le nombre de mots entendus, la variété de vocabulaire utilisé, le recours à des écrans, etc.… sont souvent évoqués comme étant à la source de disparités dans la trajectoire, scolaire, en particulier. Si la culture individuelle est ce que chacun construit en soi à partir de son environnement, on peut évoquer les travaux de Pierre Bourdieu qui tend à montrer une société qui enferme les individus dans une sorte de déterminisme, essentiellement social mais aussi culturel. L'idée d'un déterminisme social est beaucoup plus présente dans nos esprits qu'on ne le pense et dans des périodes de repli identitaire elle se renforce. La diffusion massive du numérique tend à modifier le cadre : au vu des taux d'équipements d'une part, et de la richesse et de la variété des moyens mis à disposition gratuitement de chacun d'autre part, on peut imaginer, à l'instar de ceux qui ont inventé Internet, que les choses vont changer et que le fameux capital culturel pourrait être bien davantage partagé, mettant à mal les déterminismes initiaux. Le problème est que les études (CNESCO, OCDE-PISA) tendent à montrer que peu de choses changent en France.

 

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27/10/2018 à 04:21  |  (0 commentaire)
La classe

Denis Paget dresse, devant 400 enseignants réunis lors de l'Université d'automne du Snuipp, le tableau d’une l’école que l’état de la société transforme.  Les programmes 2015, à la rédaction desquels il a participé en tant que membre du Conseil supérieur des programmes (CSP), tentaient de prendre ces évolutions en compte. Il décrit le retour de balancier imprimé par Jean Michel Blanquer, avec des contenus d’un autre temps qui parlent aux élèves privilégiés, loins du réel. Les enseignants, ballotés, se voient imposer des pratiques par une inflation de prescriptions.  L’exercice du métier en est grandement perturbé. Le conférencier, fort notamment de son expérience au CSP, donne tout au long de son propos des pistes à même de rendre les enseignants plus acteurs de leur métier, et à prendre conscience qu’ensemble ils sont une force qu’aucun ministre ne peut ignorer.

 

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27/10/2018 à 04:21  |  (1 commentaire)
L'élève

 L’Onisep propose "Cursus Lab", un nouveau jeu éducatif pour accompagner la découverte des formations, des métiers, du monde économique et professionnel. Créé par des enseignants et des élèves de 3e découverte professionnelle du collège Romain Blache de Saint-Cyr-sur-Mer (Var), "Cursus Lab" a été développé par l’Onisep. Il est conçu pour une utilisation au collège, en lycée ou en famille. Ce jeu connecté se présente sous la forme d’un plateau et de cartes interactives. Son objectif consiste à rejoindre la vie active après avoir répondu aux questions et relevé les défis placés sur le parcours du plateau de jeu, parsemé de devinettes, mimes, dessins, rébus et charades. Les cartes du jeu comportent des QR codes qui permettent d’accéder à des informations complémentaires via des vidéos Onisep sur les métiers et les formations. Il comprend également une interface dynamique avec certaines informations traitées en réalité augmentée 3D.

 

Découvrez le jeu

 

 

27/10/2018 à 04:21  |  (0 commentaire)
L'élève

A quelles conditions vivre un amour fou en pleine guerre froide ? Le contexte politique d’alors et le clivage idéologique expliquent-ils les alea rencontrés par les amants volcaniques, et protagonistes de « Cold War », a priori enchaînés l’un à l’autre par une passion partagée à travers la musique et le chant ? Après « Ida », Oscar du meilleur film étranger en 2014, le cinéaste polonais Pawel Pawlikowski situe cette fois l’histoire tourmentée de ses deux héros dans les années 1950 en Pologne, à Berlin, en Yougoslavie et à Paris. A des années lumières de la reconstitution historique et du ‘réalisme socialiste’, le réalisateur opte pour l’esquisse suggestive de la tension entre l’Est et l’Ouest. Prise en tenaille entre les deux camps, la passion mouvementée des deux tempéraments contrastés se déploie d’élans en effondrements, de ruptures en retrouvailles. Des troubles intimes servis par la grâce formelle de la photographie en noir et blanc. Des pulsations intérieures accentuées par la musique et ses registres variés. Finalement, Zula et Wiktor, portés par leur désir épuisant et inépuisable, au point de dépasser frontières et barrières en tous genres, deviennent des incarnations vivantes de l’affirmation du poète René Char : ‘ce qui vient au monde pour ne rien troubler ne mérite ni égards ni patience’. Nul doute, les figures libres de « Cold War » interrogent aussi la Pologne d’aujourd’hui.

 

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27/10/2018 à 04:21  |  (0 commentaire)
L'élève

La Philharmonie de Paris invite les professeurs à découvrir « Comédies musicales », sa nouvelle exposition, les 7 ou 9 novembre. Qu’est-ce qu’une comédie musicale au cinéma ? Comment se construit-elle ? Les visiteurs passent de l’autre côté du décor. L’exposition  les immerge dans les films grâce à des projections géantes et à des dispositifs interactifs. Visites et ateliers sont proposés aussi au jeune public à partir de 8 ans. Un dossier pédagogique d’une vingtaine de pages est à la disposition des professeurs.

 

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27/10/2018 à 04:21  |  (0 commentaire)
Par fjarraud , le samedi 27 octobre 2018.

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