Les laboratoires de maths face au réél 

Idée ancienne reprise par le rapport Villani, les laboratoires de maths symbolisent le renouveau de l'enseignement des maths mis en avant par JM Blanquer. Pourtant ces laboratoires ont bien du mal à exister et encore davantage à prétendre à la pérennité , souligne le compte-rendu d'une table ronde organisée par l'Apmep, association des professeurs de maths.

 

"Les laboratoires de mathématiques sont appelés à devenir un lieu privilégié de la formation continue des enseignants du second degré. Dans chaque établissement et parfois au delà, les professeurs de mathématiques mènent un travail d’équipe afin de partager leurs connaissances et leurs compétences, d’en construire de nouvelles, et visent à contribuer au développement professionnel de chacun. Ces laboratoires peuvent être un lieu de production ou de mutualisation de ressources. Des visites réciproques de classes « dans un esprit de confiance et d’ouverture » peuvent y être réalisées", a rappelé Eric Barbazo.

 

Mais dans la réalité, E Barbazo et Michel Bourguet, tous deux enseignants, montrent que l'application diffère beaucoup d'un endroit à l'autre. Dans une académie le rectorat verse des HSE pour le fonctionnement du laboratoire quand dans une autre les moyens doivent être pris sur les heures dévolues aux dédoublements dans l'établissement. "Le problème actuel est que le financement promis n’est pas garanti, même si Charles Torossian en visite dans l’académie le jeudi 17 octobre a assuré qu’il existerait bel et bien pour chaque laboratoire. Les collègues sont dubitatifs et ne veulent pas d’un investissement en formation continue dans le seul cadre du bénévolat". Autre difficulté : comment introduire une plage de travail en commun dans les emplois du temps des profs de maths ? Comment opérer ce transfert de la formation vers les établissements en évitant l'évaporation de ces moyens...

 

Dernière raison de résistance des profs de maths devant les laboratoires : "une raison pour laquelle les professeurs de l’académie de Grenoble et de Dijon ne vont plus en formation, outre l’éloignement géographique, est qu’ils se sont lassés de ces demi-journées sur les TICE puis sur les Statistiques."

 

Sur le site Apmep

 

 

Par fjarraud , le mardi 13 novembre 2018.

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