Qui veut la peau du Cnesco ? 

Le projet de loi de l’école de la confiance prévoit la destruction du Cnesco au premier semestre 2019. Face aux réactions suscitées par cette attaque frontale contre l’évaluation indépendante de l’école, JM Blanquer a assuré, sur France Inter, que l’activité du Cnesco se poursuivrait dans un cadre universitaire. Il apparait que rien n’est moins sûr. Allant dans le sens du discours officiel du ministre sur la survie du Cnesco, la députée La République en marche Marie Tamarelle-Verhaeghe,  rapporteure du rapport « Évaluer l’école pour la réussite de tous » publié en septembre 2018, qui préconisait de renforcer le Cnesco, a déposé le 6 novembre en commission des affaires culturelles et de l’éducation un amendement pour sanctuariser un budget propre au Cnesco et assurer ainsi sa survie budgétaire en 2019. Mais c’est sans compter sur les députées LREM Agnès Thill, rapporteure pour avis et Anne Brugnera. Elles sont intervenues pour obtenir le retrait de l’amendement. Agnès Thill, députée de l’Oise, membre du CSP, s’est illustrée la semaine dernière en dénonçant un « lobby LGBT » à l’Assemblée nationale. Par leur intervention, elles ont obtenu que le Cnesco ne soit pas doté en 2019 d’un budget pourtant limité de 400 000 euros. Leur argument : l’existence justement du projet de loi de l’école de la confiance de Jean-Michel Blanquer qui prévoit la destruction du Cnesco. Détruire ou pas le Cnesco, manifestement la ligne n’est pas très claire pour Jean-michel Blanquer et la République en Marche. L'enjeu est pourtant de taille. Alors que le président de la République revendique d’être jugé sur ses résultats, ministre et députés LRLM n’ont pas l’air résolus à soutenir l’évaluation indépendante des résultats du gouvernement.

 

L'amendement

 

 

Par fjarraud , le mercredi 14 novembre 2018.

Commentaires

Vous devez être authentifié pour publier un commentaire.

Partenaires

Nos annonces