CP : Ecrire un acte complexe 

Le Cnetre Alain Savary publie les interventions de Bernadette Kervyn, maitre de conférence à l'université de Bordeaux, sur l'apprentissage de l'écrire au CP. Elle décrit avec précision ces apprentissages qui visent diverses compétences de la calligraphie à la production de textes." Les pratiques enseignantes les plus efficaces, toutes choses égales par ailleurs, correspondent à la production régulière de textes et de phrases tout au long de l'année; un travail sur le sens des textes à l'oral et à l'écrit; un travail intense de l'encodage pour améliorer le décodage;   l'étude de la langue sur le mot et la phrase; la pratique de la mémoire didactique (rappel des séances antérieures), l'explicitation; l'étayage différencié; l'articulation des situations de production d'écrit et de la compréhension".

 

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Par fjarraud , le mardi 04 décembre 2018.

Commentaires

  • delacour, le 04/12/2018 à 16:41

    "un travail intense de l'encodage pour améliorer le décodage"

     

    Effectivement il ne peut y avoir de décodage sans codage préalable. Ce que Freinet avait bien compris lorsqu'il a constaté que sa fille, à l'image des petits de Montessori, commençait par coder, par écrire en respectant les règles  phonologiques puis orthographiques. Il écrivait d'ailleurs "Mais n'empêche qu'elle a fait une trouvaille essentielle. Désormais, la route est libre devant elle. Elle sait écrire; elle sait fixer sur le papier les pensées qu'elle désire communiquer. " et " Le processus normal n'est nullement, comme le conçoit l'Ecole traditionnelle : lecture, écriture, traduction graphique de la pensée – mais traduction de la pensée par la parole d'abord, par le dessin, par l'écriture ensuite, enfin par la reconnaissance des mots et des phrases jusqu'à la compréhension de la pensée qu'ils traduisent – reconnaissance qui est proprement lecture.

    L'apprentissage de la communication orale est comparable à l'escalade d'une paroi rocheuse. La première fois, on cherche sa voie, on tâtonne, et on équipe la falaise, y plantant des pitons, pour pouvoir en profiter à la prochaine escalade. Arrivé au sommet, on profite du sens, on découvre le paysage. L'apprentissage de la communication écrite met l'apprenti au pied de la même falaise. Heureusement le chemin est déjà équipé et l'ascension se fera plus rapidement en s'emparant des prises bien solides déjà installées : le sens des mots, le système de codage phono-orthographique, accompagné de la combinatoire, de la substitution, de l'addition, bref des règles de composition du langage oral. Arrivé au sommet on découvre la multitude des écrits, et des sens encore inconnus.

    Je professe donc qu'on ne peut commencer par lire mais qu'il faut commencer par écrire. Pour ceux qu'une pédagogie autre que le décodage intéresse, rendez-vous sur le site "ecrilu". Mais personne n'est obligé de croire, chacun doit penser sa pédagogie. Simplement j'observe que de plus en plus l'encodage est constaté comme un puissant levier pour communiquer par écrit. Cette lapalissade a été ignorée, cachée par les méthodes de lecture.


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