L'actualité éducation de la semaine du 30 novembre au 7 décembre 2018 

Contestation lycéenne

Louis Boyard (UNL) : Les milliards du SNU pour les lycées

"La mixité sociale c'est à l'école de la faire". Interrogé par le Café pédagogique, Louis Boyard, président de l'UNL et organisateur de la journée de manifestations du 3 décembre, fixe les objectifs et les prochaines étapes du mouvement. Il appelle à une autre politique éducative financée par l'argent prévu pour le SNU.

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Blanquer, les lycéens et les gilets jaunes

Quel lien entre le ministre de l'Education nationale, les mouvements lycéens et celui des gilets jaunes ? En apparence aucun. En réalité, la conjonction existe déjà sur le terrain. Surtout, le ministre de l'Education nationale doit faire face à la même opposition que le gouvernement tout entier : celle qui résulte d'une politique qui augmente les inégalités sociales et territoriales.

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Journées décisives

Alors que les deux journées du 7 et du 8 décembre s'annoncent décisives pour le gouvernement et l'Ecole, le gouvernement semble ne pas avoir décidé de politique. Il envoie des signaux contradictoires. Ce qui s'est passé le 6 décembre laisse craindre une politique du pire. Cette situation est particulièrement dangereuse alors que le 7 décembre doit être une journée de mobilisation massive des lycéens et le 8 la grande journée des gilets jaunes.

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Philippe Vincent: La réforme du lycée n'est pas vraiment mise en cause

Les lycéens ont-ils des revendications claires ? La question est posée par Philippe Vincent, secrétaire général du Snpden Unsa, un syndicat qui représente la majorité des personnels de direction. Aux premières loges pour observer les mouvements lycéens, il estime que les lycéens n'ont pas vraiment de revendications et que cela rend difficile une issue au mouvement.

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Un appel unanime à la négociation des 6 fédérations syndicales

Le 6 décembre, les six principales fédérations syndicales, CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, UNSA, et FSU, ont signé un appel à la négociation avec le gouvernement. "Aujourd’hui, dans un climat très dégradé, la mobilisation des gilets jaunes a permis l’expression d’une colère légitime. Le gouvernement, avec beaucoup de retard, a enfin ouvert les portes du dialogue. Nos organisations s’y engageront, chacune avec ses propres revendications et propositions, en commun chaque fois que cela sera possible. Les sujets du pouvoir d’achat, des salaires, du logement, des transports, de la présence et de l’accessibilité des services publics, de la fiscalité doivent trouver enfin des débouchés concrets, créant les conditions sociales d’une transition écologique efficace parce que juste. Le dialogue et l’écoute doivent retrouver leur place dans notre pays... La CFDT, la CGT, FO, la CFE-CGC, la CFTC, l’UNSA, la FSU appellent le gouvernement à garantir enfin de réelles négociations". Si la déclaration reste vague sur ses objectifs, elle offre la possibilité d'une sortie douce de la crise.

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Des lycéens à nouveau dans la rue le 3 décembre ?

L'U.N.L. a gagné son pari. Une centaine de lycées, selon France Télévision, une trentaine, selon le Ministère de l'Intérieur, ont été bloqués le 30 novembre. Les lycéens manifestent contre les réformes du lycée et du L.P., le nouveau bac et Parcoursup. Dans plusieurs villes, les lycéens ont arboré un gilet jaune. L'UNL appelle à une nouvelle mobilisation le 3 décembre. Alors que la contestation contre les réformes du lycée avaient jusque là échoué, le mouvement s'appuie sur celui des gilets jaunes et semble bien parti. Les trois semaines jusqu'aux vacances de Noël seront-elles difficiles pour le ministre ?

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Lycéens et gilets jaunes ensemble dans la rue

Le mouvement lycéen a pris une nouvelle ampleur lundi décembre. Après le galop d'essai du vendredi 30 novembre, ce sont plusieurs centaines de lycées qui ont été bloqués le 3 décembre. Une estimation ministérielle portant sur 7 académies seulement compte 118 établissements. L'UNL en revendique 350. Mais l'essentiel n'est pas là. Les cortèges lycéens ont été rejoints par des gilets jaunes et des agriculteurs. Une coordination qui prend une tournure inquiétante pour le gouvernement. Autre motif d'inquiétude : des violences ont eu lieu dans plusieurs villes. Le mouvement n'est pas prêt de s'arrêter.

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Le ministère manque l'occasion de dialoguer avec les lycéens

Officiellement JM Blanquer reçoit le 5 décembre les organisations lycéennes pour sortir de la crise actuelle qui touche des centaines de lycées. Mais pour ces organisations, le dialogue avec le cabinet du ministre de l'éducation nationale est totalement vain. L'entourage du ministre ne cède rien et défend les réformes dont les manifestants ne veulent plus. Les organisations hésitent dans leur interprétation : stratégie du pourrissement ou recherche du pire ? Elles appellent à augmenter la mobilisation dans la rue et les lycées.

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Nouvelles journées de manifestations lycéennes, nouvelles convergences

Le 5 décembre a vu une nouvelle journée de blocages et manifestations lycéennes. Environ 200 lycées ont été touchés et la journée a vu des incidents dans de nombreuses villes avec au moins un blessé grave. Le 6 décembre ne s'annonce pas mieux. Des universités sont entrés dans le mouvement. Deux organisations lycéennes, le SGL et la FIDL, veulent faire de cette journée un pic de mobilisation. Les lycéens sont dans la rue. Seul le gouvernement peut les faire rentrer...

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Des syndicats enseignants rejoignent le mouvement lycéen

Alors que des blocages et des incidents ont encore eu lieu le 4 décembre, une nouvelle étape se dessine. Dans une "convergence des luttes" en construction sur le terrain, plusieurs syndicats d'enseignants du second degré, à commencer par le premier d'entre eux, le Snes Fsu, appellent à rejoindre les cortèges lycéens. Le Snes entend mobiliser le 19 décembre jour du CTM et du CSE sur les lycées. Les revendications portées par l'UNL rejoignent celles des organisations syndicales d'enseignants et le mouvement semble vouloir réussir à changer la donne à l' éducation nationale.

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Elections

Les enjeux des élections professionnelles

30 novembre : redémarrage définitif (?) de la plate forme de vote. Les syndicats retiennent leur souffle et sont anxieux de leurs résultats. Mais le vrai enjeu de ces élections professionnelles c'est le taux de participation. Alors que le gouvernement attaque systématiquement tous les corps intermédiaires, l'Education nationale reste un bastion où les syndicats sont influents. C'est leur avenir, celui du système éducatif et des réformes Blanquer qui se dessine dans l'urne électronique.

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Elections professionnelles : Vote de confiance pour les syndicats

Dans un contexte social totalement nouveau, les premiers résultats des élections professionnelles sont un vote de confiance envers les syndicats. Malgré de longs incidents techniques, le taux de participation aux élections est en hausse. Alors que le gouvernement attaque le paritarisme, les enseignants soutiennent leurs syndicats.

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Politique ministérielle

La loi Blanquer au Conseil des ministres

JM Blanquer présente la loi "pour une école de la confiance" au Conseil des ministres du 5 décembre. Fourre tout législatif, ce projet de loi Blanquer avance des dispositions très différentes et souvent obscures. Sur bien des points les objectifs poursuivis ne sont pas clairement affichés. Or les échanges avec l'entourage du ministre confirment les craintes que l'on a exprimé. Les expérimentations prévues ouvrent la voie à l'annualisation des service. L'instruction obligatoire à 3 ans va se traduire par un transfert d'argent vers le privé. L'évaluation des politiques éducatives sera faite par le ministre lui même et non par un organisme indépendant comme le Cnesco. Et les évaluations des écoles et des collèges seront rendues publiques installant la concurrence et la ségrégation sociale dès l'école primaire.

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Budget : Les sénateurs diminuent encore les emplois dans le second degré

Ce ne sont pas 2650 mais 2950 postes qui vont être supprimés dans le second degré en 2019 si l'on suit le vote du Sénat. Le 5 décembre, les sénateurs ont adopté le budget de l'enseignement scolaire mais en amputant de 300 postes, soit 10 millions, le budget du second degré pour les transvaser dans les écoles primaires rurales.

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Onisep : L'intersyndicale obtient des explications au ministère

Reçue le 30 novembre par le cabinet de JM Blanquer, l'intersyndicale Onisep a obtenu quelques informations sur le transfert des directions régionales Onisep (Dronisep) aux régions à partir du 1er janvier 2019. 200 postes Onisep seront transférés aux régions en application de l'engagement pris par le premier ministre. 95 emplois resteront à l'Onisep pour maintenir la production documentaire. " Il n'y aura pas de transfert des personnels au 1er janvier 2019. Le transfert ne sera pas opéré de façon automatique mais sur la base du volontariat" a déclaré le cabinet à l'intersyndicale. " Le transfert, uniquement sur la base du volontariat va s’étaler dans les temps car il faut que se rencontre le volontariat des personnels et le volontariat des régions. Chaque convention locale, définie 3 mois suivant publication de la convention type, fixera le nombre d'emplois dévolus aux actions d'information et d'orientation des régions. Ainsi, les agents qui choisiront d’être transférés à la Région seront mis à disposition, détachés (avec leur droit d’option) ou intégrés dans la fonction publique territoriale. Les agents qui ne choisiront pas d’être transférés seront maintenus dans les services déconcentrés de l’Onisep dans la limite des 95 ETP ou dans d’autres services de l’État".

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L'enseignement professionnel vu par Alain Bouvier

" La méconnaissance de ce secteur par le grand public, l’indifférence et l’attitude méprisante des milieux intellectuels (enseignants compris) qui jamais ne scolarisent leurs enfants dans l’enseignement professionnel, me sont à nouveau apparues pendant les six années ou j’ai siégé au Haut conseil de l’éducation", raconte l'ancien recteur et membre du HCE Alain Bouvier. " Le principal défi des lycées professionnels, déjà évoqué, est crucial : accueillir des élèves rétifs à l’école, en voie de décrochage, parfois déjà décrochés et que l’on tente de raccrocher. Ils ont été orientés sans considération de leurs désirs. Celui qui demande la section plomberie d’un lycée attractif de telle commune, sera envoyé dans la filière bois d’un lycée moins flamboyant et, en plus, dans une autre commune. Triple peine ! Bien sûr l’enthousiasme des élèves n’est pas au rendez-vous, qui peut s’en étonner ? Et depuis quelques années, ce sont les LP qui doivent accueillir les enfants de migrants ; difficulté supplémentaire qu'ils assument." Alain Bouvier dénonce aussi des "tabous" pour mettre en avant des mesures libérales (apprentissage, orientation précoce) en lesquelles il croit...

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Métier enseignant

Violence scolaire : Monologues au Sénat

Que faire face à la violence scolaire ? La Commission de l'éducation du Sénat, présidée par C Morin-Desailly, auditionnait le 5 décembre les syndicats de chefs d'établissement. Face à des acteurs de terrain qui ont chacun défendu des explications un peu différentes, les sénateurs sont restés sur leurs a-priori. La prochaine réunion changera-t-elle cette situation ? La commission invitera des internautes repérés dans le #pasdevagues...

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Concours : Le privé nettement privilégié

Alors que les concours 2019 voient leur nombre de postes diminuer dans l'enseignement public, voir carrément s'effondrer en langues et en lettres, il n'en est rien dans le privé. Les concours du privé voient le nombre de postes augmenter, voir dans certains cas doubler. Le message est clair. Si vous êtes étudiant et que vous préparez un concours de l'enseignement, il vaut mieux regarder du coté du privé. Alors que dans le public il y a moins de postes en 2019, voire moitié moins en anglais ou espagnol-lettres pour les PLP, le privé recrute davantage en 2019 qu'en 2018.

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Priver un élève de sortie

Peut-on priver un élève de sortie scolaire pour le punir de son comportement ? L'Autonome consacre une nouvelle vidéo de sa série "Salle des profs" à cette question de la vie quotidienne des établissements.

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Numérique

Bruno Devauchelle : Question écologique et développement du numérique

Obsolescence programmée, utilisation de matériau et matières premières rares, recyclage etc.… est-ce l'annonce de la fin d'une ère de développement continu et extrêmement rapide de l'informatique et en particulier des matériels de toutes sorte ? Certains travaux et enquêtes nous alertent depuis longtemps sur la question du recyclage des ordinateurs et autres appareils informatiques de toutes tailles qui terminent dans des décharges à l'autre bout du monde. D'autres travaux nous montrent que ce sont aussi les matières premières utilisées pour ces matériels sont de plus en plus rares et qu'elles s'appuient aussi sur des exploitations démesurées des populations et des ressources. Enfin d'autres travaux nous parlent de la consommation importante d'électricité que toutes ces machines et leurs utilisations entrainent.

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Bruno Devauchelle:  Qu'est-ce que comprendre le numérique qui nous entoure ?

Lors des premières rencontres du numérique organisées récemment par la Mission Laïque Française (14 - 16 novembre 2018, Saragosse), des tables rondes ont été organisées avec d'une part des parents et d'autre part des élèves. Ces échanges, dont chacun des participants a reconnu l'intérêt autant que la rareté, ont mis en évidence une réelle lucidité des élèves. C'est d'ailleurs ce qui surprend le plus, quand on les entend énoncer leur regard sur la relation des adultes avec le numérique. Des élèves de collège et lycée nous ont dit : maintenant nous devons construire une nouvelle liberté car nos parents eux, sont dépassés, prisonniers… alors que "nos grands-parents, eux étaient libres". L'étonnante lucidité d'une grande partie de la jeunesse à propos de cette généralisation se retrouve dans plusieurs enquêtes même si celle-ci s'augmente de leur usage très fréquent voire permanent de ces machines. Ce qui est intéressant c'est d'essayer de comprendre comment les jeunes, les élèves construisent leur compréhension de l'univers qui les entoure.

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Par fjarraud , le vendredi 07 décembre 2018.

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