Le numérique et la dépression collective 

Sur son blog B Devauchelle appelle à une évolution des rôles en éducation. "Faire société » et développer cette capacité chez chacun des jeunes et des adultes c’est choisir d’assumer une responsabilité active face à une dépression collective dont la légitimité ne peut être contestée. Mais le constat ne suffirait pas, tout éducateur se doit de participer au développement d’une éducation qui permette de faire société, de réinventer la société". Pour lui, le développement du numérique explique la "dépression collective" qui frappe le pays. "Les mouvements auxquels nous assistons depuis plusieurs mois sont surtout le signe d’une forme de « dépression collective ». Dépression d’autant plus étonnante qu’elle n’est pas basée sur la perte d’un sentiment d’auto-efficacité, la plupart de ceux qui s’expriment dans la rue pensent qu’ils peuvent arriver à changer le cours des choses, mais plutôt à un manque « d’estime de soi ». Même si cette analyse est un peu caricaturale et trop rapide, elle permet toutefois d’aborder la question des éléments de contexte qui peuvent amener à ce que nous nommons dépression collective. Nous vivons depuis maintenant 50 ans la montée en puissance de l’informatique dans la société. Après avoir concerné le monde des entreprises et du travail en général, l’informatique s’est offert une place de premier choix dans notre vie quotidienne allant jusqu’à devenir un « allant de soi », marquant ainsi le caractère quasi inéluctable de la généralisation de l’informatique en arrière-plan de ce que l’on nomme désormais numérique. Dans le même temps c’est cette même informatique qui a transformé le travail et l’a complexifié en automatisant de plus en plus de tâches routinières".

 

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Par fjarraud , le lundi 04 février 2019.

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