L'actualité de l'éducation de la semaine du 15 au 22 mars 2019 

Fonction publique - 19 mars

Fonction publique : Le projet de loi dynamite les droits des fonctionnaires

Bien que largement rejeté, le projet de loi de transformation de la Fonction publique devrait être voté avant l'été. Le 15 mars, les syndicats de fonctionnaires ont voté unanimement contre le projet de loi  de transformation de la Fonction publique lors d'un conseil commun de la Fonction publique (CCFP). Ce vote unanime donne une idée de la révolution qu'apporte ce texte qui impose une gestion libérale des agents de la Fonction publique. Ceux ci dépendront dorénavant de leur "manager" local sans que des commissions paritaires puissent controler ses actes. Le projet de loi gouvernemental revient sur le paritarisme en supprimant les CHSCT. Il réduit fortement les compétences des commissions administratives paritaires (CAP). Celles ci n'auront plus leur mot à dire matière de mutation et d'avancement. Face aux nouveaux pouvoirs des "managers", aussi bien pour le recrutement que pour la gestion des carrières et la discipline, les agents devront porter seuls leur réclamation devant la juridiction administrative. Enfin le texte banalise le recours aux contractuels pour tous les niveaux de la Fonction publique. Bientôt des chefs d'établissement et des Dasen contractuels ?

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Bernadette Groison : "On sent la colère et l'incompréhension qui montent chez les enseignants"

En quoi les enseignants sont-ils concernés par la mobilisation de la Fonction publique le 19 mars ? Si tous les syndicats de la Fonction publique on voté contre le projet de loi de transformation de la Fonction publique le 15 mars, tous n'appellent pas, comme la CGT, FO, la FSU et Solidaires à manifester et faire grève le 19 mars. D'autant qu'un mouvement spécifique à l'éducation et largement intersyndical, est annoncé pour le samedi 30 mars. Bernadette Groison, secrétaire générale de la Fsu, explique pourquoi sa fédération juge que cette mobilisation est indispensable.

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Réforme de la Fonction Publique ? Ça ne se passera pas comme ça !

Elles étaient dans la rue mardi 19 mars, comme des milliers d’autres agents de la fonction publique. Elles nous expliquent pourquoi. Sophie Le Buzullier, enseignante dans une école maternelle classée REP+ de Seine-Saint-Denis. Clémence Allaoui, jeune professeure des écoles dans une école élémentaire des Mureaux (78). Samantha B, enseignante contractuelle depuis quelques mois dans l’académie de Créteil. Des enseignantes aux profils et parcours différents mais qui ont battu le pavé ensemble pour crier leur colère et leur attachement au service public, en général et à l’école en particulier.

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Grève du 19 mars : Plus d'enseignants que prévu ?

La participation des enseignants au mouvement interprofessionnel du 19 mars pourrait être plus forte que prévue. Dans le premier degré, où il faut déclarer son absence à l'avance, le Snuipp Fsu annonce 50% de grévistes le 19 mars. Dans le second degré la participation devrait être plus faible malgré la hausse des tensions. Qu'est ce qui pousse les enseignants à participer à un mouvement aussi large ?

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Très forte mobilisation enseignante le 19 mars

Dans les cortèges interprofessionnels du 19 mars , les enseignants ne sont pas passé inaperçus. Il sont même donné le ton aux manifestations si l'on en croit la presse régionale. De 150 000 à 300 000 personnes ont manifesté à l'appel de la CGT, FO, la FSU, Sud et Solidaires. La grève a été particulièrement suivie chez les enseignants avec 24% de grévistes dans le premier degré selon le ministère et 9% dans le second degré. C'est nettement plus que le 5 février. Et cela annonce pour le ministre de sérieuses complications au moins dans le premier degré.

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Fonction publique : Grève et manifestations le 9 mai

L'intersyndicale de la fonction publique (Fsu, Cgt, Unsa, Autonomes, Solidaires, Cgc et Cftc) a appelé le 20 mars à une journée d'action et de grève le jeudi 9 mai. Des rassemblements sont prévus le 27 mars, jour où le projet de loi de transformation de la fonction publique sera examiné en conseil des ministres.

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Menaces et sanctions

Menaces : Les syndicats du premier degré écrivent à JM Blanquer

"Plutôt que de convaincre les professionnels, plutôt que d’engager le dialogue avec leurs représentants, vous préférez utiliser la menace et les sanctions. Comment considérer que des professeurs, qui appliquent les programmes, mettent en place des enseignements conformément aux derniers textes en vigueur, réalisent des évaluations régulières pour mesurer les progrès et les réussites des élèves et adapter leurs enseignements, sont en faute ?" Fait rarissime, les six principaux syndicats du premier degré (Snuipp Fsu, Se Unsa, Sgen Cfdt, Snudi FO, Cgt Education et Sud éducation) écrivent une lettre commune au ministre de l'éducation nationale.

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Lycées : ID Fo demande au ministre des consignes pour les désobéisseurs

" A ce jour, plus de 400 établissements sont concernés et la situation n’est plus supportable". Dans une lettre du 20 mars, le syndicat de personnels de direction Id Fo demande au ministre des consignes claires face au mouvement de contestation de la réforme des lycées. "Les personnels de direction sont confrontés depuis plusieurs jours à une situation complexe dans la gestion des modalités de protestation des enseignants par rapport à la réforme du lycée", écrit Philippe Donatien, secrétaire général d'ID Fo. "IDFO vous demande d’adresser en urgence aux personnels de direction des consignes claires et explicites par écrit sur la conduite à tenir et d’en préciser le cadre juridique pour répondre aux notes de 20/20, à la gestion des notes dans Parcoursup suite aux 20/20, au refus de participer au bac blanc, aux démissions de la fonction de professeur principal. Actuellement les personnels de direction sont invités à contenir le mouvement et incités à apporter des réponses. Ces réponses entrainent dans un certain nombre de cas de vives réactions de la part des enseignants, et les personnels de direction se sentent isolés dans cette difficulté".

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Second degré : Le Snes Fsu contre les intimidations

"Le 29 août 2017, vous disiez lors de votre conférence de presse : « Tous les professeurs de France et tous les personnels de l’Éducation nationale peuvent compter sur moi et sur l’institution pour leur manifester ces signes de confiance qui se traduisent, dès cette rentrée, par une plus grande liberté d’action accompagnée d’une responsabilisation plus importante. Cette confiance envers les professeurs et les personnels se traduira également par un soutien constant de l’institution dans l’exercice de leurs missions et dans leurs initiatives. Je suis persuadé que les réponses d’avenir naîtront du terrain, inspirées par ceux qui cherchent quotidiennement des solutions pour faire progresser les élèves, notamment les plus fragiles. » Comment interpréter alors les nombreuses situations d’intimidation actuellement vécues sur le terrain par les personnels alors qu’ils expriment leurs difficultés face à une série de réformes imposées des hautes sphères, mises en œuvre dans la précipitation, dans un contexte qui plus est de suppressions de moyens ?"

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Evaluations nationales : Menaces directes à Paris selon le Snuipp 75

" L’Académie annonce que les IEN vont contacter les collègues concerné-es dès aujourd’hui pour leur faire part de l’intention de l’Académie de les sanctionner disciplinairement avec un avertissement ou un blâme s’ils-elles ne font pas passer les évaluations de CP et ne saisissent pas les résultats avant le 23 mars, un dernier courrier du Dasen réaffirmant cette menace sera envoyé aux collègues. Enfin, si les enseignant-es refusent toujours d’exécuter les consignes académiques, un avertissement ou un blâme leur serait signifié", annonce le Snuipp 75. Ce durcissement serait le résultat de la lettre envoyée aux Dasen par le ministère que le Café pédagogique a publié le 12 mars. " Il n’y a pas urgence à faire passer ces évaluations et à saisir les résultats", estime le Snuipp 75. Il appelle les enseignants parisiens à une réunion mardi 19 mars.

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Menaces : Le Snpi Fsu contre les sanctions

"Le SNPI-FSU reste néanmoins attaché à ce que les modalités et les procédures de cette évaluation restent du domaine de la responsabilité des enseignants et des équipes enseignantes. Nous ne pouvons donc concevoir qu’un enseignant qui a répondu aux prescriptions de l’article L.912-1 puisse être considéré en faute professionnelle pour les seules raisons d’une non-conformité à un protocole particulier", écrit le Snpi Fsu, syndicat Fsu des inspecteurs du primaire (minoritaire) dans un communiqué du 14 mars. " Nos missions nous confient le contrôle du respect des principes légaux et réglementaires. Mais elles ne peuvent se limiter au contrôle de la mise en oeuvre d’une procédure et doivent continuer à viser l’amélioration qualitative des pratiques enseignantes dans les perspectives de la démocratisation de la réussite scolaire. Multiplier les tensions en ayant recours à des procédures disciplinaires en la matière ne servirait pas cette finalité."

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Victime de la plainte d'une mère de famille un enseignant se suicide

Suite au dépot de plainte d'une mère de famille l'accusant de violence sur son fils, Jean Willot, un professeur des écoles d'Eaubonne (95) de 57 ans, s'est suicidé. La plainte s'est avérée sans fondement. Mais, selon Le Parisien, dans un mot retrouvé par ses proches, J Willot n'a pas supporté  ces accusations. Sur le groupe des stylos rouges, des enseignants reprochent à la hiérarchie d'avoir interdit de parler de cette affaire aux médias et limité le nombre d'enseignants participant aux obsèques.

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Suicide d'un enseignant : La CGT fait condamner la Dasen de Rouen

Le 31 aout 2016, un professeur du lycée Val de Seine du Grand Quevilly (76) tente de s'immoler par le feu dans la cour du lycée suite à un long conflit avec le chef d'établissement. La CGT qui siège au CHSCT départemental demande à la Dasen de désigner un représentant de l'administration pour réaliser un enquête dans l'établissement. La Dasen refuse. Une seconde demande du CHSCT , avec le soutien de FO et la Fsu, de réaliser une enquête pour incident de service est refusée à nouveau par la Dasen. Après deux années de procédure, le tribunal administratif de Rouen a condamné le 14 mars le refus de la Dasen de procéder à l'enquête votée en décembre 2016 par le CHSCT. Le tribunal enjoint au nouveau Dasen de réaliser dans un délai d'un mois une enquête sur cet incident. Le Dasen devra aussi verser 600 € à la CGT et aux deux membres du Chsct requérant. Le tribunal reconnait comme accident de service la tentative de suicide de l'enseignant.

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Loi Blanquer et réforme du lycée

EPSF : Blanquer cède ?

La forte mobilisation des enseignants du premier degré dans le mouvement du 19 mars a-t-elle déjà porté ses fruits ? Dans une vidéo postée sur Facebook, le ministre de l'éducation nationale semble revenir sur la mise en place des établissements publics des savoirs fondamentaux (EPSF) et le maintien des directeurs d'école. Des points qui irritent fortement les professeurs des écoles. Le ministre semble amorcer un pas en arrière. Mais il a aussi tenu des propos différents à l'Assemblée le même jour. Et les enseignants ont-ils encore confiance dans ses déclarations ?

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JP Delahaye : A quoi sert l'EPSF ?

"L’amendement inséré dans le projet de loi pour une « école de la confiance » pose une question importante pour l’avenir de la démocratisation de la réussite scolaire", explique Jean Paul Delahaye sur son blog. "S’agit-il de concevoir un cursus scolaire mieux articulé en faisant mieux travailler ensemble les écoles et les collèges dans une école du socle pour tous préparant, pour tous, des formations ultérieures d’égale dignité ?  Ou est-ce la préfiguration non explicite de la mise en chantier de deux formes de scolarité obligatoire : ici, une scolarité obligatoire avec un socle appauvri simplement qualifié de « savoirs fondamentaux » préparant de préférence aux formations technologiques et professionnelles pour les enfants des milieux populaires dans les seuls « établissements publics des savoirs fondamentaux » et, ailleurs, une organisation scolaire inchangée avec un socle commun ambitieux préparant au seul lycée général ?"

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Lycée : Quand le ministère oublie de transmettre les résultats de la consultation au CSP...

Peut-on rédiger un programme sans tenir compte de la consultation des enseignants ? Tranquillement, oui. C'est ce que révèle le comte rendu par l'Apses d'une réunion avec le CSP sur la nouvelle spécialité HGGSP (histoire géo sciences politiques). " Le SNES a demandé si le CSP avait été destinataires des résultats de la consultation de la DGESCO sur les programmes de 1ère. S. Ayada a répondu que le CSP n’avait pas été destinataire des résultats de la consultation. L’IG d’HG a affirmé ne pas en avoir été destinataire non plus."

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Ecole et mixité sociale : Les propositions de Marc Bablet

Marc Bablet continue sur son blog sa réflexion sur la mixité sociale à l'Ecole. " Comment faire pour qu’un collège qui a actuellement 75% d’enfants d’ouvriers et d’inactifs n’en ait plus que 41% demain ?  La seule manière démocratiquement acceptable consiste à ce que le collège accueille davantage les autres catégories sociales comme tout autre collège moyen c'est-à-dire qu’il y faudrait 19.7% de très favorisés. Personne n’a encore trouvé la manière de faire pour y parvenir.  En revanche, certains ont imaginé de détruire les collèges de proximité des banlieues et de transporter les défavorisés vers les centre villes, ce que l’on a appelé le « busing » expérimenté en 2008 et qui a trouvé provisoirement une nouvelle jeunesse avec le projet de rescolarisation en centre ville de Toulouse des élèves de la Reynerie (ancien collège Badiou). C’est bien là une autre forme de discrimination que de déplacer les pauvres pour un temps limité chez les riches parce qu’on serait évidemment dans l’incapacité de faire l’inverse ou de faire résider les plus démunis dans les beaux quartiers".

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Loi sur le voile : Un bilan négatif

Pierre-Yves Geoffard, professeur à l’Ecole d’économie de Paris, rend compte dans Libération de l'étude de deux chercheuses de Stanford, Aala Abdelgadir et Vasiliki Fouka.  En exploitant deux enquêtes françaises, elles ont cherché à voir les effets de la loi sur le voile de 2004 sur le devenir des jeunes filles de religion musulmane. Le premier effet est bien une certaine désaffiliation vis à vis de l'Ecole. "Les données montrent cependant que si, jusqu’en 2004, le taux d’obtention du bac était plus faible pour les jeunes filles du premier groupe (musulman), il augmentait régulièrement et tendait à se rapprocher de celui de la population générale ; mais ce taux baisse brutalement pour les jeunes filles d’origine musulmane nées après 1984, et donc encore scolarisées lorsque la loi fut mise en application... Exploitant l’enquête Trajectoires et Origines (TeO), l’une des très rares enquêtes françaises qui interroge les personnes sur leur religion, les auteures montrent également que le nombre de jeunes filles déclarant avoir été victimes de racisme ou de discrimination s’est accru, que la confiance dans l’école a diminué, et que le sentiment d’identité nationale s’est accru, les jeunes enquêtées déclarant un attachement plus fort au pays d’origine, mais aussi, ce qui peut sembler paradoxal, à leur identité française. En poussant chacune à se définir selon cette dimension, la loi pourrait avoir contribué à renforcer l’importance de la question identitaire, et encouragé une forme de polarisation". Les tableaux de l'étude sont impressionnants.

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CPGE : Effet lycée démontré...

Alors que la réforme du lycée va accroitre les différences entre les établissements, une nouvelle étude du ministère de l'enseignement supérieur (SIES) démontre l'effet lycée sur le recrutement en classe préparatoire (CPGE). Un élève fréquentant un lycée doté de CPGE a nettement plus de chance d'être admis en CPGE qu'un candidat d'un autre lycée. L'étude montre aussi que les bacheliers de milieux favorisés ont nettement plus de chances de demander et obtenir une place en CPGE que ceux des milieux moins favorisés.

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Lycée : La réforme Blanquer et la "voie royale"

"Cette voie royale scolaire («allemand, latin, maths») empruntée par les initiés depuis un demi-siècle semble s'effriter via les valses hésitations qui ont eu lieu au niveau du collège et la nouvelle place dévolue aux mathématiques dans la réforme du lycée", écrit C Lelièvre sur son blog. "Selon Jean-Michel Blanquer "les lignes sont en train de bouger" car les combinaisons seraient "impossibles à hiérarchiser" (contrairement aux trois filières précédentes avec la filière'' S'' en surplomb)... Mais il faut prendre en compte également qu'un autre personnage que le ministre de l'Education nationale est aussi en scène dans la recomposition actuelle, à savoir le mathématicien et député LRM Cédric Villani bien décidé à ce qu'il y ait un enseignement de mathématiques d'un niveau nettement plus haut que celui que l'on a peu à peu accepté en ''S''.

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Bac : Les inégalités régionales révélées par la Depp

Que le bac soit inégalitaire n'est pas une révélation. Si 88% des candidats ont été reçus il reste que 20% des jeunes français n'ont pas le bac et un garçon sur quatre. Si 94% des enfants de cadres inscrits en terminale ont un bac et 77% un bac général, ce n'est le cas que pour 84% des enfants d'ouvriers. Et seulement 36% un bac général. On sait aussi qu'il y a un lien entre les prénoms et l'obtention du bac. Il vaut mieux s'appeler Garance, Héloïse ou Adèle pour les filles et Grégoire, Augustin ou Emmanuel pour les garçons pour avoir le bac général. Pour les Amine, Sofiane, Bilal, Anissa ou Kévin c'est beaucoup plus compliqué, révélant les inégalités ethniques d'accès au diplôme. Les résultats définitifs du bac 2018 montrent aussi des inégalités régionales.

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L'Education nationale prise en défaut sur le climat

L'injonction envoyée en début de semaine d'organiser dans tous les lycées des débats sur le climat le 15 mars peut-elle canaliser le mouvement lycéen ? Il semble bien que la plupart des lycées n'organiseront rien le 15 mars et que les manifestation pour le climat  seront maintenues. Pire, l'activisme ministériel met en valeur le peu d'intéret de l'équipe ministérielle pour cette question qui mobilise les jeunes.

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Professionnel

Professionnel : Quatre syndicats claquent la porte du CSE

Les syndicats Fsu, notamment le Snuep Fsu, Cgt, Sud et Cgc ont quitté le conseil supérieur de l'éducation (CSE) du 21 mars pour protester contre la publication hative des programmes du lycée professionnel. Le Snuep Fsu souligne que " moins de deux mois auront suffi pour que le CSP les présente... Le ministre consulte de façon formelle sans vraiment écouter ni réellement prendre les avis des membres du CSE puisque ces dernier·es sont complètement ignoré·es. Il poursuit la mise en place à marche forcée de sa transformation de la voie professionnelle. Alors que le code de l'éducation prévoit que les programmes soient publiés au moins un an avant leur application, les enseignant·es n'auront que quelques semaines pour se les approprier". Le Se Unsa a décidé de rester pour voter contre les programmes en signe de protestation contre les conditions de leur préparation.

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Professionnel : Organisation des enseignements

Le BO du 21 mars publie une importante note de service sur l'organisation des enseignements en CAP et bac pro avec la réforme dès la rentrée 2019. Elle insiste sur la co-intervention, l'accompagnement et l'aménagement de la grille horaire. A noter que les deux premières semaines de l'année, "les heures de co-intervention (soit 8 heures professeurs) pourront être dédiées à la concertation des professeurs co-intervenant".

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Etats généraux de la voie professionnelle le 6 avril

Le collectif "Touche pas mon lycée pro" organise au Sénat le 6 avril une journée de réflexion sur l'avenir de l'enseignement professionnel. Au programme des interventions d'historiens et de sociologues sur la nature de l'enseignement professionnel, des témoignages sur ce qui ne va pas avec la réforme et des propositions pour une école émancipatrice.

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3ème Prépa métiers : Le Snuep Fsu dénonce "des économies sur le dos des élèves"

"Au final qu’il est encore une fois question de faire des économies sur le dos des élèves les plus en difficultés. Alors qu’il faudrait un enseignement et un accompagnement renforcés pour ces dernier·es ainsi que des moyens pour travailler régulièrement avec eux en effectifs réduits, le ministère profite de l’introduction de cette « nouvelle » classe pour supprimer des horaires disciplinaires", annonce le Snuep Fsu après l'examen le 11 mars en CSE de l'arrêté sur les horaires de la nouvelle classe de 3ème prépa métiers, née de la loi sur la réforme de l'apprentissage.

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Un décret sur l'accès au BTS

Instituées avec Parcoursup, les classes passerelles accueillent des bacheliers qui ne sont pas admis en BTS pour suivre une préparation d'une année ou quelques mois. Celle ci ne donnait pas pour autant un droit d'entrée l'année suivante. C'est ce point qui est légèrement modifié par un décret publié au JO du 22 mars. "Par dérogation au deuxième alinéa, l'admission des bacheliers professionnels ou technologiques ayant suivi une formation complémentaire leur permettant d'acquérir les connaissances et compétences attendues pour la réussite dans la spécialité de section de techniciens supérieurs demandée par le candidat est de droit si, sur proposition de l'équipe pédagogique, l'avis du chef de l'établissement où cette formation a été suivie est favorable. Cette admission peut être prononcée au cours du premier trimestre de l'année de formation complémentaire, lorsque l'équipe pédagogique de celle-ci considère que l'élève a atteint le niveau lui permettant de réussir en section de techniciens supérieurs". Ces classes parkings trouvent avec ce texte un début de justification. Il reste qu'elles signifient quand même clairement que les bacs technologique et  professionnel (seuls mentionnés) ne donnent plus les mêmes droits que les autres bacs. Le décret supprime l'admission en section de techniciens supérieurs (STS) sans avoir obtenu le baccalauréat ou l'un des titres ou autres diplômes prévus au 4° de l'article D. 612-30 pour les candidats en formation initiale (voie scolaire et apprentissage).

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Education prioritaire

Education prioritaire : L'OZP lance son évaluation des politiques menées depuis 2014

Envoyé à plus de 11 000 acteurs de l'éducation prioritaire, le questionnaire de l'OZP devrait permettre d'évaluer la politique menée depuis 2014. L'OZP veut faire apparaitre "ce qui marche depuis 5 ans et aussi ce qui ne marche pas et sur quels leviers s'appuyer pour surmonter les obstacles". Alors qu'une circulaire ministérielle avait prévu une évaluation en 2019 de la politique lancée en 2014, le ministère de l'éducation nationale semble se désintéresser de l'éducation prioritaire. L'OZP s'empare de cette fonction ministérielle pour inscrire l'éducation prioritaire dans le débat public

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Séminaire national de l'OZP le 18 mai

La journée nationale de l’OZP aura lieu le samedi 18 mai 2019 au collège Rognoni à Paris. Le thème retenu sera "l’éducation prioritaire 5 ans après sa refondation". Ce séminaire devrait proposer des outils pour préparer l'évaluation de l'éducation prioritaire annoncée par l'OZP en février.

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Amiante

Amiante : L'Ecole contaminée

On croyait le problème derrière nous. Il n'en est rien assure Libération qui publie ce 20 mars un gros dossier sur l'amiante dans les bâtiments scolaires. Citant des enseignants comme ceux du lycée Brassens de Villeneuve le Roi, des responsables du  ministère, des experts, des victimes, le dossier de Marie Piquemal pointe les risque vécus par les élèves et les personnels.

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Amiante : Le collectif Urgence Amiante écoles lance une enquête citoyenne

Votre école, votre établissement comporte-il de l'amiante ? Selon Libération, qui a publié le 20 mars un important dossier sur l'amiante à l'Education nationale, " une grande partie des établissements scolaires publics construits avant 1997 contiennent encore de l’amiante: 80% des lycées professionnels, 77% des lycées généraux et technologiques, 73% des collèges et 38% des écoles". Le collectif Urgence Amiante écoles appelle les enseignants et les parents à signaler les  cas connus. " Il est urgent d’établir un état des lieux détaillé et exhaustif de l’amiante dans tous les établissements scolaires pour éviter de mettre en danger les élèves et personnels. Et mettre les autorités face à leurs responsabilités", estime le collectif. Il souligne aussi que "seuls les CHSCT exercent aujourd’hui une mission de prévention des risques, et voilà qu’ils sont promis à la disparition à la fin de leur mandature actuelle", du fait de la loi de transformation de la fonction publique. Le collectif a déposé une plainte pour mise en danger d'autrui.

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Numérique

Bruno Devauchelle : Le numérique et l'enseignant moyen...

Alors que la région Grand Est annonce une généralisation du manuel numérique et du passage au "Lycée 4.0", que veut dire ce changement radical de l'écosystème enseignant ? Brunon Devauchelle nous invite à voir le changement au regard des pratiques de l'enseignant moyen et des usages de l'éducation nationale.  " Les pratiques ordinaires sont celles qui devraient servir de base pour évaluer tous ces projets. Au lieu de cela, on préfère souvent montrer ce qui brille ou faire des effets d'annonce, sans toujours se préoccuper de la réalité dans la durée...."

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Bruno Devauchelle : Cartables, manuels, ressources à l'ère numérique

Le numérique va t-il alléger le poids des cartables ? La question revient régulièrement depuis 20 ans, rappelle Bruno Devauchelle. Mais elle est mal posée. Encore faut-il bien comprendre ce que sont un cartable et un manuel à l'ère numérique. De plus en plus d'enseignants se passent de manuel scolaire mais le remplacent par des photocopies. " Les moyens numériques qui environnent le travail scolaire, cahier de texte numérique, carnet de notes ou même de liaison numérique, environnement numérique de travail, viennent compléter l'idée même d'un allègement des cartables. Et pourtant cela ne semble pas être vraiment le cas. Les enseignants sont majoritairement orientés "papier". Ils le font pour quelques raisons : d'une part la culture de l'écrit papier reste dominante, de plus les examens se font très majoritairement sous forme écrite ou orale mais sans numérique, d'autre part les défaillances techniques des appareils numériques et des réseaux font craindre la nécessité du fameux "plan B"." Quant au cartable il doit englober l'univers numérique de l'élève en sus de celui de l'établissement. Au croisement des deux, le smartphone...

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Par fjarraud , le vendredi 22 mars 2019.

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