L'école et la question des allophones  

La façon d'accueillir les réfugiés compte-elle autant que les aides ? La question est posée dans un article de Raisons éducatives (n°22), un nuémro consacré à l'école et la question sociale. "Cet article s’intéresse aux ajustements mis en place par l’institution scolaire pour faire face aux difficultés posées par l’arrivée d’enfants de populations migrantes jusqu’alors peu présentes en France. Il s’agit d’une part de familles roms bulgares en habitat précaire regroupées en territoire urbain, et d’autre part de familles syriennes réfugiées « réinstallées » de façon isolée dans diverses communes rurales qui se sont portées volontaires pour les accueillir. La comparaison met en évidence que la multiplication des dispositifs spécifiques et des ressources dédiées aux allophones n’aboutit pas nécessairement à l’inclusion, alors que leur absence n’est pas en soi un obstacle à leur intégration scolaire, dès lors qu’un certain nombre d’acteurs se mobilise autour de ces enfants. La réflexion sur les conditions d’accueil et l’incidence des représentations qui distinguent les migrants économiques des réfugiés révèle que lorsque la prise en charge de ces élèves devient l’affaire de tous, leur présence acquiert une légitimité qui permet d’encourager à la fois l’innovation pédagogique et la banalisation de leurs différences", notent Alexandra Clavé-Mercier et Claire Schiff du Centre Emile Durkheim, Université de Bordeaux.

 

L'article

 

Par fjarraud , le jeudi 04 juillet 2019.

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