Evaluations CP Ce1 : Un résultat dramatique pour Claude Lelièvre 

"Le ministre actuel de l'Education nationale aurait dû être tout particulièrement prudent dans les propos qu'il a tenus dans le JDD du premier dimanche de novembre sur les évolutions des résultats des évaluations en lecture et en mathématiques pour les classe de CP et CE1", écrit Claude Lelièvre sur son blog. " Cette réduction d'écart de 12 points à 10 points apparaît sans aucune mesure avec l'effort d'encadrement fait (le dédoublement des classes de CP et CE1 en éducation prioritaire ). Et l'on pourrait soutenir que c'est finalement un résultat plus ''dramatique'' que ''positif''. En aucun cas ''historique'' (positivement)... Au lieu de ''triompher'', un ministre de l'Education nationale soucieux vraiment de son ministère devrait interroger ces résultats en réalité contrastés afin que l'on puisse vraiment progresser".

 

Sur son blog

L'analyse du Café

 

 

Par fjarraud , le mercredi 06 novembre 2019.

Commentaires

  • DrHouse2, le 21/11/2019 à 00:39
    Plutôt que le dédoublement de Blanquer, il y a une autre solution très simple, qui ne coûte pas un radis, qui a largement fait ses preuves sur le terrain depuis un siècle, mais que le ministre n'a pas envisagé une seule seconde : les classes multi-âges.
    De cette manière on a un petit nombre d'élèves de chaque année d'âge, on les garde plusieurs années donc ils sont parfaitement "rodés" et autonomes", on connait parfaitement chacun, on n'intègre qu'un petit nombre de nouveaux chaque année...
     
    Catherine Chabrun l'explique bien ici : https://blogs.mediapart.fr/catherine-chabrun/blog/250517/une-classe-de-12-cp-de-12-ce1-c-est-possible
    Et encore elle ne parle que de mélanger 2 années d'âges, mais ça se passe même mieux et tout aussi facilement avec 3 ou 4 années d'âges.
     
    La seule contrainte c'est que les enseignants soient formés à travailler en pédagogie totalement différenciée, afin que chaque élève puisse progresser à son propre niveau et à son propre rythme, indépendamment des autres.
    Ce qui implique de remplacer tous les formateurs incompétents actuels (qui dans leur immense majorité n'ont jamais enseigné (ou très peu) au primaire, et sont recrutés non pas pour leurs talents de pédagogues, mais uniquement sur des critères administratifs.
    Mais encore une fois ça ne nécessiterait pas d'investir un seul centime, et ce serait infiniment plus efficace que les expérimentations mortifères et absurdes de l'Oncle Fétide.
  • IdentRemo, le 06/11/2019 à 11:38
    Je pense que le dispositif "plus de maîtres.sses que de classes" (PDMQDC) offre plus de potentiel que le dédoublement des classes de Cp et Ce1. Voici quelques éléments : 
    - l'enseignant.e PDMQDC enseigne en co-intervention dans la classe. (difficulté spécifique, atelier de besoins, étayage expert, changer de regard sur la manière d'apprendre d'un élève)
    - l'enseignant.e PDMQDC peut préparer (co-préparer) la séance prévue devant la classe, faire cette séance et permet à l'enseignant.e de la classe de prendre du recul sur le travail de ses élèves, d'observer mais aussi de prendre un groupe de besoin sur une difficulté spécifique dans le cadre de la séance prévue. 
    - l'enseignant.e PDMQDC intervient dans toutes les classes sur des problématiques précises (avec un pilotage partant du terrain ou co-organisé avec la circonscription, (ex de FLUENCE...)) 
    - l'enseignant.e PDMQDC peut devenir un expert (l'exemple de Kevin Gueguen en résolution de problèmes à Argenteuil le montre) qui va interagir au sein de l'équipe de l'école. 
    - l'enseignant.e PDMQDC peut être mobilisé sur un temps spécifique (sans remplacement)de formation sur une journée avec d'autres PDMQC et sert de relai pour des choix locaux

    A l'inverse le PE en classe dédoublée : 
    - est seul dans sa classe, toujours seul face à la difficulté.
    - forme avec son/sa collègue de classe dédoublée un "ghetto" au sein de l'école
    - pour le/la former, il faut le/la remplacer
    - il faut avoir les locaux disponibles (à l'inverse du PDMQDC) pour héberger une ou deux classes supplémentaire (et l'on voit toutes les difficultés que cela a posé dans des communes à faibles revenus)

    C'est une piste qui peut répondre au besoin d'encadrement en classe primaire. C'est un facteur - la comparaison de l'encadrement (nombre d'enseignant.e/nombre d'élèves) à franchement prendre en compte quand on souhaite comparer les résultats obtenus par les élèves français et les résultats obtenus par d'autres pays participants aux évaluations PISA ou TIMMS. 


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