Directions d'école : Les syndicats entre approbation et rejet de la loi Rilhac 

 

La majorité des syndicats émettent de nettes réserves sur l'emploi fonctionnel qui serait attribué aux directeurs d'école par la proposition de loi Rilhac. Seul le Sgen Cfdt approuve la mesure.

 

"Pour le Sgen-CFDT, il convient de mener de front deux projets, le projet de statut de l’école pour en faire un établissement où les équipes pourraient avoir les moyens d’organiser et de mener à bien leurs projets adaptés au territoire et le statut de la direction d’école", écrit le Sgen Cfdt. "C’est en travaillant simultanément ces deux éléments : établissement et emploi fonctionnel du directeur que l’on pourra donner plus d’autonomie aux équipes notamment dans la possibilité d’adapter les projets au territoire par des actions de proximité. Seul un établissement peut garantir un fonctionnement différent notamment en termes d’autonomie budgétaire et administrative." Pour lui, "définir un emploi fonctionnel, c’est aussi garantir un fonctionnement démocratique au sein de l’équipe pédagogique, le directeur, la directrice devenant le garant des décisions prises par le collectif équipe".

 

Cet avis n'est généralement pas partagé. Le Se Unsa écrit que "La proposition de loi veut créer une nouvelle fonction de directeur tout en contournant l’écueil du statut et en évacuant la dimension hiérarchique, ce qui est positif. Toutefois, l’emploi fonctionnel n’est pas la bonne formule".

 

Pour le Snuipp Fsu, " Éjectée par la porte à l’occasion du débat sur la loi « pour une école de la confiance », l’obsession de donner un statut hiérarchique à la direction revient par la « fenêtre de tir » parlementaire du groupe LREM... Les précautions de vocabulaire et les promesses d’amélioration des conditions de travail n’y changent rien, c’est bien d’une caporalisation de la fonction qu’il s’agit cette fois encore". Le Snuipp critique aussi les proposition sRilhac sur les décharges te rémunérations. "L’augmentation du temps de décharge se double de missions supplémentaires ajoutées en contrepartie et oublie les 75% d’écoles de moins de huit classes. Et la fin des APC pour les directeurs et directrices d’école ne répond pas à la demande de gestion autonome des 108 heures et à la fin des contrôles systématiques. Du temps et de la sérénité au final, il n’y en aura pas pour toutes et tous... Sur le sujet de la rémunération, une augmentation de la « bonification indemnitaire » est présentée dans l’exposé des motifs mais ne figure dans aucun article de la proposition de loi."

 

Dans une communiqué commun, CGT, FO et Sud éducation demandent l'abandon de la proposition de loi Rilhac. "Cette proposition de lo vise à modifier en profondeur le rôle du directeur... Le directeur aurait un pouvoir de décision bien plus étendu et la proposition de loi constituerait un pas important vers l'instauration d'un statut  de chef à l'école".

 

Sgen Cfdt

Se Unsa

Snuipp Fsu

Cgt Fo Sud

Sur la loi Rilhac

 

 

Par fjarraud , le jeudi 11 juin 2020.

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