Rachel Pouliquen : Un cabinet baroque de curiosités en 2nde 

La pandémie du printemps 2020 aurait-elle amené à mieux éprouver l’instabilité et la vanité de toute chose ? Au lycée Vauban à Brest, Rachel Pouliquen a conduit ses 2ndes Arts appliqués à créer un cabinet de curiosités pour faire vivre de façon créative et participative leur perception du baroque. Le travail a pris la forme d’une exposition réalisée à distance via l’espace de partage Pearltrees, dont « l’arborescence en emboitement de perles a quelque chose d'une mise en abyme ». L’ « installation » pédagogique invite à découvrir des vanités, des objets symboles du confinement, une « boîte à mots », des jeux d’échos, des captations sonores ou vidéo … pour entrer en résonance avec l’esthétique et les thèmes de la poésie baroque. Eclairages de l’enseignante qui a été accompagnée dans le projet par la Coopérative Pédagogique Numérique du Finistère …

 

  «  S'il a toujours été question d'un cabinet de curiosités, en seconde 5 (arts appliqués) pour clore la séquence de français sur la poésie baroque, c'est l'exceptionnelle situation crée par la Covid 19 qui nous a mis au défi d'une exposition virtuelle en distanciel. Le terme « baroque » venant du portugais barroco et signifiant  « perle » irrégulière, il est apparu comme une évidence que « pearl »trees devait accueillir notre exposition virtuelle, son arborescence en emboitement de perles ayant quelque chose d'une mise en abyme.

 

L'absolue nécessité d'échanger avec les élèves a convoqué l'outil « classe virtuelle CNED », ou bien via l'ordinateur, ou bien via le téléphone portable – pour ceux qui ne pouvaient pas télécharger les bonnes versions de firefox / chrome (mon cas) ou qui devaient le partager (le cas de nombre d'élèves). Le projet a été lancé le jour du conseil de classe.

 

Les rendez-vous CNED nous ont permis des mises au point régulières avec prise de décisions (par exemple : pertinence de la place de perles, organisation d''enregistrement de secours des textes si le premier envoi n'aboutissait pas), nouvelles perspectives (nous avions songé à une salle dédiée au son et finalement ce désir est distribué principalement entre deux salles) et toujours, même humble, le travail d'écriture de la continuité pédagogique avec les SMS. La fonction capture d'écran a été mise à profit pour ne pas perdre les idées et les textes.  La salle « Boite à mots » en est une juste illustration.

Par ailleurs, les élèves avaient pour consignes d'installer leur(s) objet(s) en portrait individuel et/ou en groupe suivant ce qui était à la disposition de leur regard en privilégiant l'effet de surprise et en s'écartant de la collection. Comme c'était après le 11 mai, ils sont aussi sortis. Tous devaient avoir en tête les 4 catégories qui informent les cabinets de curiosités : Artificialia, Naturalia, Exotica, Scienctifica. Ils devaient aussi transférer les connaissances sur le baroque et les Vanités, acquises durant la séquence, tout en laissant voir ou entendre leur sensibilité personnelle. L'exposition témoigne de cet ensemble de contraintes, des réponses apportées selon un traitement créatif, de l’intérêt et de l’implication des élèves. Bonne visite ! »

 

Propos recueillis par Jean-Michel Le Baut

 

Le cabinet de curiosités des élèves

Rachel Pouliquen dans Le Café pédagogique

Un cabinet de curiosités par les élèves HLP de Claire Tastet

Un cabinet de curiosités par les collégiens de Marie Pigache

 

 

Par fjarraud , le lundi 06 juillet 2020.

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