L’oral en éducation prioritaire 

« Comment favoriser, développer en classe des pratiques de l’oral capables de répondre à cette demande, mais aussi de réduire les inégalités et améliorer les conditions de réussite en éducation prioritaire ? » L’Observatoire des pratiques en éducation prioritaire de l’académie de Créteil publie un important rapport. Il analyse les pratiques de 10 réseaux d’éducation prioritaire, interrogeant les enseignants mais aussi des élèves. « L’oral, apparemment partagé, est ainsi plus discriminant et clivant que l’écrit. Mal maîtrisé, il fait stigmate », écrit l’Observatoire. « De cet objet complexe, il appartient à l’École de se saisir, comme outil de socialisation notamment scolaire, comme outil d’enseignement et d’évaluation, comme vecteur mais aussi objet d’apprentissage ». Le rapport analyse la place et le rôle de l’oral en classe et les pratiques de l’oral au coeur de la classe.

                                                           

« À l’oral, certaines performances sont attendues, quant à la forme et quant au fond. Mais le lexique ou les structures du langage ne sont pas systématiquement apportés en amont, dans le champ du discours à produire. L’élève manquera donc de vocabulaire et de clarté à dire », conclue le rapport. « Surtout, il y a peu de moments de feed-backs et de métacognition. L’oral est donc trop peu un outil pour penser, s’approprier, s’améliorer. L’observation a montré qu’il est rarement objet d’apprentissage en cours… De nombreux professeurs des écoles maternelles ont en ce domaine une expertise peu partagée. L’écrit relègue l’oral au second plan, parfois dès le CP. Pourtant l’oral est toujours à construire, hors et dans son tissage avec l’écrit, dans un paradigme des apprentissages plutôt que de l’enseignement ».

 

Le rapport

 

 

Par fjarraud , le jeudi 09 juillet 2020.

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