L'actualité de la semaine (du 20 au 27 novembre 2020) 

Grenelle de l'éducation

Première défection au Grenelle de l'Education

Alors que le Grenelle de l'éducation doit se réunir jusqu'en février 2021, il connait sa première défection. La Cgt Education quitte cet ensemble d'ateliers. Elle ne souhaite pas cautionner des décisions "lourdes de menaces sur les statuts et les conditions de travail des personnels". La Cgt Education et aussi la Fsu, qui reste pour le moment, décrivent des ateliers composés par le ministère de personnalités ignorant tout de l'Ecole. Des échanges décalés avec la réalité de l'école. Ou alors très directement dictés par les documents ministériels. Entre show et manipulation, le Grenelle s'avère tout sauf un lieu de négociation entre partenaires sociaux. Il s'agit plutôt de justifier une éventuelle évolution du métier d'enseignant dans le sens voulu par JM Blanquer. Du moins si le ministère arrive à la financer. Car le pompon c'est que cela ne servira peut-être à rien...

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Grenelle : Philippe Meirieu fait lui aussi défection

"Mon nom est apparu dans un atelier du Grenelle de l'éducation mais  je n'y participerai pas", a indiqué P Meirieu lors d'une conférence virtuelle organisée par le Snuipp le 26 novembre. Il en décline assez longuement les raisons. Elles sont plutôt bonnes quand on regarde les invités...

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Pour la FSU JM Blanquer est discrédité totalement

Il y a souvent des tensions entre les syndicats et le ministère. Mais pour la Fsu un seuil est passé. Le syndicat publie une tribune où il interroge "la crédibilité du ministre à continuer à être l'interlocuteur des personnels et à conduire une autre politique éducative".

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La FSU appellera à la grève en janvier

Intervenant lors du colloque organisé le 26 novembre par le Snics Fsu, syndicat des infirmères, Benoît Teste a annoncé un appel à la grève en janvier. "On va la proposer aux autres organisations", nous a t-il dit. "Nous voulons construire un événement face au Grenelle de l'éducation dont le versant revalorisation est indigent et le versant métier est inquiétant". Cette grève sera aussi une réponse face à la réforme de l'éducation prioritaire.

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Le scandale Avenir lycéen

Avenir lycéen : JM Blanquer ne s'explique pas

Comment appeler ce qui s'est passé à l'Assemblée nationale le 24 novembre ? A trois reprises des députés de gauche et de droite ont demandé des explications à JM Blanquer sur son implication dans la création et l'action de l'association Avenir lycéen. Le premier ministre a estimé que l'accusation "est dénuée de tout fondement". Par la suite, JM Blanquer, interrogé à deux reprises a pris soin de ne jamais répondre aux questions en répondant à des questions qui ne lui étaient pas posées. Il a refusé d'affirmer qu'il n'avait eu aucun rôle dans la création d'Avenir lycéen. Le gouvernement fait peu de cas des questions des députés.

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Avenir lycéen : La rectrice d'Orléans-Tours dans le déni

"Personne, au rectorat d’Orléans-Tours, n’a réécrit de communiqué des représentants lycéens", affirme la rectrice d'Orléans-Tours, Katia Béguin, dans La République du Centre. Alors que Libération a donné les preuves de cette manipulation, la rectrice nie ou plutôt interprète. "Pour le délégué académique, qui n’a pas reçu d’ordre à ce sujet, il était évident de leur préciser que toute occupation, même pacifique, est illégale", explique t-elle. "Mais cetexte n'a pas été réécrit par nos services". Sur la chronologie qui montre que ses services invitent un élu au CAVL à utiliser le hashtag #avenirlycée, 3 jours avant la création de l'association, K Béguin répond encore un peu à coté. Ce hashtag "était pour donner de la visibilité". "Ces explications ne seront sans pas suffisantes à éteindre une polémique naissante au sein de l'académie", conclut La République du Centre.

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Le scandale Avenir lycéen

JM Blanquer a t-il manipulé des lycéens mineurs en leur versant une importante subvention pour soutenir sa politique ? C'est la question posée par les articles de Médiapart , sur le financement, et Libération, sur la manipulation. Les députés de gauche demandent une commission d'enquête parlementaire. Plusieurs syndicats enseignants réclament "toute la transparence". Un syndicat lycéen annonce vouloir porter plainte et deux autres demandent des sanctions y compris la démission du ministre. JM Blanquer ironise et parle d'un complot politique sans répondre sur les faits.

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Claude Lelièvre : Une enquête maison pour un syndicat maison

" Il s'agit de ''noyer le poisson '' en substituant d'autres questions ou d'autres problématiques à la question qui gène (selon la stratégie de la ''défense de rupture'')", estime Claude Lelièvre en réponse aux déclarations de JM Blanquer sur le scandale Avenir lycéen. "Si on veut la clarté, alors il s'agit surtout de ne pas perdre de vue la question : le ministère et le ministre ont-ils participé à la mise en place d'un ''syndicat maison'' ( une opération qui n'a jamais eu lieu auparavant) ; et il faut obtenir une instruction de cette question par une instance indépendante", et non par la Dgesco.

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Avenir lycéen : Pour le rectorat d'Orléans Tours tout est normal

"On ne peut pas nous reprocher une tentative de manipulation directe ou indirecte.  Le fonctionnement a été tout à fait normal et démocratique", répond le rectorat d'Orléans Tours à La République du centre alors que l'enquête de Libération montre que le rectorat a réécrit des communiqués des lycéens du CAVL.

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Crise sanitaire

L'école et la crise sanitaire sous le regard des ergonomes

Sacrifiés ou maltraités ? Résignation ou colère ? Deux ergonomes , Cécile Brunon et Dominique Cau-Bareille analysent, le 25 novembre, lors des Universités virtuelles du Snuipp Fsu, la façon dont les enseignants ont vécu le confinement puis le déconfinement. Stéphane Bonnéry montre les effets de la crise sanitaire sur le système éducatif et le métier enseignant. Pour lui, la crise sanitaire est l'occasion "d'un grand virage à droite".

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Covid : Instruction sur les personnels à risque et le télétravail

Le BO publie l'instruction du 16 novembre qui précise le déploiement du télétravail, la mobilisation des personnels de santé , le travail des personnels à risque et les cas contacts à risque.

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Les infirmières de l'Education nationale en lutte

"Le ministère nie les besoins des élèves".  Le 26 novembre près de 800 infirmières de l'éducation nationale se sont réunies virtuellement pour expliquer leur refus de participer aux tests covid  en pleine épidémie. Pour Saphia Guereschi , secrétaire générale du Snics Fsu, l'injonction de participer à ces tests, précisée dans une circulaire du 16 novembre, ",nous empêche de répondre à notre mission première : répondre aux besoins des élèves". "Les jeunes doivent pouvoir avoir accès à l'infirmerie de manière libre. On est les seuls personnels de santé accessibles sans rendez-vous et sans payer. Dans certains quartiers on est les seuls à suivre les enfants", explique Mélanie Dhaussy, secrétaire académique de Normandie. Pour le Snics Fsu le ministère supprime un droit indispensable aux élèves sans raison les infirmières libérales suffisant à faire les tests. Mais elles il faut les payer à l'acte...

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Réouverture totale des lycées le 20 janvier

Le président de la République a annoncé la réouverture complète des lycées le 20 janvier , précédée de celle des activités extrascolaires. Il a aussi parlé du plan de vaccination sans donner aux enseignants une priorité comme dans les autres pays.

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Covid : Alarme sur la ventilation au Québec

Les prélèvements réalisés en secret dans des établissements scolaires québécois sont sans équivoque : la qualité de l'air est mauvaise dans les salles de classe "révélant des problèmes de ventilation qui risquent faciliter la propagation de la Covid 19", écrit le Journal du Québec. Une étude identique en France serait bienvenue.

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Piloter la continuité pédagogique

L'IH2EF, école des cadres de l'éducation nationale, publie un guide du confinement et de la continuité pédagogique destiné aux chefs d'établissement. " Concret, inspirant, et simple d’utilisation il propose une synthèse des actions à mettre en place et des fiches thématiques opérationnelles." Le guide est constitué de fiches pratique sur la réorganisation de l'établissement avec des conseils simples.Par exemple repérer les personnels à risque diffuser des "qui fait quoi", faire un choix d'outils qui seront utilisés par professeurs et élèves et les faire utiliser avant le confinement. Toutes choses qui sont dites depuis mars 2020 mais jamais impulsées par l'éducation nationale....

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Les purificateurs d'air efficaces à 90%

Rejetés très vite par JM Blanquer sans argument sérieux, les purificateurs d'air sont pourtant efficaces selon une étude de l'Université Goethe de Francfort. "Un purificateur diminue le nombre d'aérosols dans l'air à un niveau qui réduit grandement le risque d'être contaminé". Cette expérimentation a été faite dans 4 salles de classe avec 27 élèves et un professeur pendant une semaine.

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Education prioritaire

Education prioritaire : La suppression des Rep est en marche...

Dans un entretien donné au Parisien, Nathalie Elimas, secrétaire d'Etat à l'éducation prioritaire, annonce une expérimentation dans 3 académies dès 2021 du remplacement des Rep par un contrat entre rectorat et établissements. Dès 2022 la carte des Rep pourrait être supprimée. Empêtré dans le scandale d'Avenir lycéen, le ministère accélère sa réforme de l'Education prioritaire. Avec deux enjeux : les crédits destinés aux Rep qui pourraient servir d'autres établissements et une autre politique de rémunération des enseignants et l'entrée de l'enseignement catholique dans un dispositif plus rémunérateur, comme le secrétaire général de l'enseignement catholique l'a annoncé en septembre 2020. Selon la Cour des Comptes, la politique d'éducation prioritaire est la seule politique nationale de lutte contre les inégalités sociales. C'est cet enjeu là aussi qui est visé.

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Marc Douaire : "Un escamotage plus qu'une politique d'éducation prioritaire"

Regroupant de nombreux acteurs de l'éducation prioritaire, l'association OZP est incontournable sur cette question. Au point d'être reçue le 5 octobre par N. Elimas. Marc Douaire, son président, réagit à l'annonce de suppression de la carte des Rep par la secrétaire d'Etat dans Le Parisien. Pour lui il s'agit d'un "escamotage" de la politique d'éducation prioritaire.

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Education prioritaire : Le Se-Unsa contre l'ouverture au privé

" Les craintes sont fortes de voir se diluer les moyens de l’éducation prioritaire et disparaître la reconnaissance accordée aux personnels qui travaillent actuellement dans les Rep", estime le Se Unsa suite à l'annonce d'expérimentation des contrats locaux d'accompagnement dans 3 académies. " Le SE-Unsa rappelle qu’une carte nationale des Rep est compatible avec une gestion décentralisée des moyens et une allocation progressive. Elle permet une gestion de proximité adaptée aux réalités du terrain tout en fixant un cadre national qui assure un traitement équitable des personnels. Le SE-Unsa n’acceptera pas que les contrats locaux d’accompagnement soient pris sur l’enveloppe de l’éducation prioritaire. Il n’acceptera pas non plus que des établissements privés tentent de bénéficier de ces contrats aux dépens du Service public d’éducation". Lors de sa conférence de rentrée, le secrétaire général de l'enseignement catholique a souligné qu'il a l'accord de M Blanquer pour l'entrée d'établissements catholiques dans la nouvelle éducation prioritaire. Entrée que le flou des critères devrait permettre.

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Marie Duru-Bellat : Ecole et séparatisme social

"Les bons élèves sont dans une dynamique positive et dans un contexte où on attribue la réussite au mérite, ils vont penser qu’ils méritent leur position. Plus tard ils vont accéder aux postes de pouvoir et seront persuadés qu’ils sont à leur place. Cela crée ce que l’on observe dans la plupart des pays européens, une classe de « sachants » qui a le pouvoir et se sent compétente dans tous les domaines. Les « perdants » ressentent de l’injustice, se sentent méprisés, une distance se crée", explique Marie Duru-Bellat dans le numéro spécial des 20 ans de l'Université d'automne du Snuipp. " Il y a de fait un séparatisme scolaire. L’école ne fonctionne pas de la même manière selon les zones. Les élèves sont socialisés de manière différente. Le socle commun lui-même n’est pas maitrisé par une frange importante d’élèves. Ce séparatisme scolaire recouvre un séparatisme social et culturel, et prépare malheureusement un séparatisme politique et démocratique".

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Jean-Yves Rochex évalue la nouvelle politique d'Education prioritaire

"Ce qui frappe dans ce rapport est la contradiction entre la continuité revendiquée avec les orientations de la refondation de l’éducation prioritaire (EP) et les mesures préconisées pour répondre à la commande ministérielle. D’un côté, les auteurs insistent sur le nécessaire renforcement de la qualité de l’offre éducative dans les territoires en difficulté scolaire, sur la lutte contre la ségrégation et pour plus de mixité sociale et sur les conditions de mobilisation des équipes. De l’autre, l’une des mesures les plus importantes qu’ils préconisent limiterait la labellisation et le pilotage national aux seuls REP+ actuels, conduirait à délabelliser les actuels REP et à les inclure dans des politiques de priorisation territoriale concernant également les territoires ruraux ou isolés, les élèves allophones…, politiques qui seraient de la seule responsabilité des académies et de leurs Recteurs. Toute l’histoire de l’éducation prioritaire montre pourtant que, dès que celle-ci s’estompe dans les priorités nationales, elle s’efface encore plus vite au niveau es académies ou des départements", écrit Jean-Yves Rochex dans un numéro de l'Université syndicaliste , le journal du Snes Fsu. " La mesure préconisée par le rapport conduirait alors inévitablement à un tel phénomène et à réorienter tout ou partie des moyens actuellement attribués aux REP vers d’autres territoires, en particulier les territoires ruraux, tout en soumettant un peu plus les décisions de politiques scolaires aux élus et notables locaux. Les territoires ruraux ont sans doute des besoins spécifiques, mais ceux-ci n’ont pas à être pris en considération au détriment de l’éducation prioritaire et de sa spécificité".

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Métier enseignant

Deux décrets modifient les commissions paritaires et instaurent les comités sociaux d'administration

En pleine crise sociale et sanitaire, le gouvernement publie deux décrets d'application de la loi de transformation de la fonction publique qui auront un impact majeur sur la vie professionnelle et la santé des fonctionnaires , dont les enseignants. Le décret sur les comités sociaux d'administration (CSA) supprime les CHSCT. Paul Devin, secrétaire général du SNPI Fsu, donne son point de vue d'expert sur ces textes.

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Philippe Meirieu : Enseigner : un métier de résistant

"Le professionnel citoyen est celui qui refuse la réduction bureaucratique de sa mission à ses compétences et se revendique partie prenante de son institution". Invité par le Snuipp Fsu dans le cadre des "Universités  virtuelles" le 26 novembre, Philippe Meirieu a partagé sa vision émancipatrice du métier enseignant. Il a opposé l'idée d'un métier d'expert porté par une mission à celle d'un technicien porteur de services en regrettant que l'évolution actuelle pousse vers celle-ci.

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Enseignants : Ceux qui partent

Qui sont ces enseignants qui décident de quitter le métier ? P. Feuillet et D. Prouteau (Depp) font leur portrait statistique dans la revue Education & formations (n°101). Chaque année près de 1% des enseignants quittent la classe. La plupart choisissent d'exercer une autre fonction dans l'éducation nationale (animation pédagogique, direction etc.). Une très faible proportion démissionne. Mais cette proportion augmente très rapidement. Ainsi 6% des stagiaires abandonnent.

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Après Melle, 3 nouveaux enseignants menacés de sanction

Quelques jours après les sanctions frappant 4 enseignants de Melle pour leur participation aux manifestations contre la réforme du lycée, 3 enseignants du lycée F Mauriac de Bordeaux font l'objet d'une procédure disciplinaire, annonce Sud Education. "Encore une fois, l’administration cherche à réprimer celles et ceux qui, engagé-e-s dans l’action syndicale, s’opposent à la politique ministérielle", écrit Sud Education qui demande l'arrêt de la procédure.

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Le ministère économise sur la prime Covid

Selon A&I Unsa, le syndicat Unsa des gestionnaires, le ministère de l'éducation nationale ne consomme pas normalement les crédits destinés à la prime Covid. "Le résultat est accablant : au 30 septembre 2020, surconsommation pour les services du premier ministre à hauteur de 117% et sous-consommation pour les ministères de l’éducation nationale (42%)", écrit le syndicat qui dénonce "la manière dont ont été traités dans beaucoup d’académies les personnels autres qu’enseignants notamment les administratifs".

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Le ministère recrute des contractuels plutôt que les reçus sur liste complémentaire

" Le ministère recrute des milliers de contractuels pour pallier aux besoins dans les écoles. Enfin, il reconnait la nécessité de recruter des personnels dans les écoles mais en embauchant des contractuels, il ne fait pas le bon choix alors que d’autres alternatives sont possibles", déclare le Snuipp Fsu le 23 novembre.  Le syndicat rappelle que 1500 personnes sont inscrites sur les listes complémentaires du premier degré et qu'il est possible d'organiser un concours spécial. " D'un coté le syndicat est satisfait de voir que sa demande d'embauche est reconnue. Le ministère reconnait qu'il y a un manque de personnel dans les écoles. De l'autre le syndicat déplore une embauche aussi temporaire de personnels non formés.  "Le ministère préfère recourir à des personnels contractuels dont l’embauche prendrait fin au plus tard au début des prochaines vacances d’hiver", déplore le Snuipp qui demande leur prolongation jusqu'à la fin de l'année.

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Les associations enseignantes contre la réforme du lycée

"Le calendrier imposé par la réforme (du bac) institutionnalise le désordre. Il exerce sur les élèves une pression qui les empêche de travailler sereinement. Il rend impossible la maîtrise de nouveaux programmes trop volumineux, et conçus sans tenir compte des conditions réelles d’apprentissage", écrivent 13 associations d'enseignants (dont Aphg, Apmep, Apses, Apvl, Udppc), 3 syndicats (Cgt, Snalc, Snes Fsu) et 3 organisations lycéennes (Unl, Mnl, Fidl) dans une pétition commune. Pour elles, les mesures prises par leministre suite à la crise sanitaire sont "insuffisantes et inadéquates". "Nous demandons donc pour cette année : le report à juin des épreuves de spécialité, pour laisser aux élèves le temps d’y être effectivement préparés ;  la suppression de l’épreuve du Grand oral? ;  un aménagement de toutes les épreuves du baccalauréat? ;  une limitation des contenus des programmes attendus pour les épreuves".

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Au JO : Taux horaire des heures supplémentaires des contractuels

Un décret et un arrêté publiés au JO du 20 novembre fixent les taux horaires des heures supplémentaires effectuées par les contractuels.

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L'élève

Criminalisation : Mis en examen pour jet de pétard

Un lycéen de 16 ans a été mis en examen pour le jet d'un pétard dans un couloir du lycée Bartholdi de Colmar. Il est poursuivi pour "dégradation par engin explosif et violences volontaires dans une établissement scolaire" et soumis à controle judiciaire avec interdiction de pénétrer dans le lycée, annonce France info. Ce qui semble expliquer cette réaction c'est que le pétard a été lancé le 13 novembre , jour anniversaire des attentats de 2015. Pour autant il semble qu'aucun autre lien n'ait semble t-il été fait avec le terrorisme international.

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Les Journées défense et citoyenneté deviennent virtuelles

A compter du 23 novembre, les jeunes concernés par la Journée défense et citoyenneté pourront la réaliser en ligne sur un nouveau site ouvert par le ministère des armées. Après identification, "la deuxième étape permettra de suivre les trois modules défense sous forme de vidéos. Le jeune y accèdera au moyen d’un lien reçu sur sa messagerie. Les vidéos ne pourront pas être accélérées ou passées sans lecture. Elles pourront en revanche être visionnées de nouveau si nécessaire. Après chaque vidéo, le jeune sera appelé à cliquer sur « suivant » et ne pourra alors plus revenir en arrière", précise le site du ministère des armées. "La troisième et dernière étape concernera le module d’information citoyenneté appelé « Information Jeunesse Citoyenneté IJC1 ». À la fin de cette dernière, le jeune accèdera à un questionnaire permettant de cerner son intérêt pour les métiers de la défense puis à un questionnaire de satisfaction". Les jeunes qui rencontrent des difficultés d’accès à internet et qui sont dans l’impossibilité d’effectuer leur JDC en ligne, seront prioritaires pour l’effectuer en présentiel dès que les conditions sanitaires le permettront à nouveau.

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La FSU condamne les arrestations d'enfants et appelle à une réponse éducative

"L’intimidation et la criminalisation de ces jeunes, la judiciarisation à tout crin de ces situations ne réussiront pas à les émanciper et à en faire de futurs citoyens", relève la FSU le 19 novembre. Alors que se multiplient les plaintes et les arrestations de jeunes, parfois âgés de 10 ans ou de 12, pour des propos déplacés lors de la journée du 2 novembre ou depuis, le syndicat rappelle la priorité éducative. "Garder des élèves de 10 ans (voire moins) en retenue au poste de police pendant une journée est purement scandaleux et inacceptable... Se pose alors clairement la question du climat conduisant des personnels éducatifs à adopter un tel regard qui trahit une peur des élèves, une perte du lien de confiance avec eux et leur famille et qui, à terme, pourrait handicaper la transmission de certains savoirs, de l’esprit critique, et de la liberté d’expression qui permettent de faire société".

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Criminalisation : Un appel à protéger les enfants

" L’enfance ne relève pas de la suspicion, mais de la protection ", estiment 38 personnalités juives, qui s’inquiètent des signalements et des poursuites judiciaires contre des enfants accusés de complaisance envers le terrorisme.  " La surveillance, de fait ciblée sur les enfants musulmans, voulue par le ministre de l’Education nationale a été suivie par une partie du personnel de l’Education nationale et s’est traduite par un traitement différencié pour des centaines d’enfants", déclarent-elles dans Le Nouvel Obs. " Pourtant, l’enfance ne relève pas de la suspicion, mais de la protection. L’intérêt supérieur de l’enfant c’est de le protéger contre toute atteinte à sa qualité d’enfant et aux droits qui y sont attachés. C’est précisément de cela dont sont dépouillés les centaines d’enfants signalés et/ou poursuivis pour apologie du terrorisme. Pour eux, il ne sera pas question d’écoute et d’accompagnement, mais de judiciarisation et de sanctions pénales et/ou rectorales."

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Par fjarraud , le vendredi 27 novembre 2020.

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