JY Rochex : 40 ans d'éducation prioritaire 

"Se sont affirmés un troisième âge et une troisième conception de l’EP, qui semblent être aujourd’hui devenus dominants, même s’ils n’effacent pas ceux qui les ont précédés. Ils se développent autour des rhétoriques récurrentes de l’individualisation, de la personnalisation, de l’excellence ou de l’élargissement et de la diversification du recrutement des « élites » (lesquelles étaient il n’y a pas si longtemps plutôt désignées comme classes dominantes), et de la substitution subreptice des objectifs de mobilité sociale et de maximisation des chances de réussite individuelle et de l’idéologie – terme qui n’est pas utilisé ici de manière péjorative –de « l’égalité des chances » à l’idéologie et à l’objectif de démocratisation. Cette substitution se présente sous des thématiques et vocables très divers (individualisation, personnalisation, adaptation à la diversité des élèves, de leurs rythmes, talents, aptitudes, intérêts, mérites, potentiels…), dont les multiples usages visent ou contribuent à présenter la politique scolaire idéale comme devant tendre à une sorte de préceptorat généralisé, où le système éducatif aurait à s’adapter à chacune des caractéristiques de chacun des élèves ou types d’élèves – caractéristiques pensées comme relevant d’une individualité, voire d’une nature – pour lui permettre de donner la juste et pleine mesure des talents et potentiels dont il est porteur, et de pouvoir circuler ainsi dans l’espace social et géographique de la manière la plus fluide qui soit". Lors de la Journée OZP, JY Rochex démonte l'évolution récente de l'éducation prioritaire qui vise à remettre en cause ses bases sociales.

 

Sur le site OZP

 

Par fjarraud , le lundi 10 janvier 2022.

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