L'Expresso du 25 Juin 2007 
 

Par François Jarraud

 

LE FAIT DU JOUR

Les aînés sont-ils plus malins ?

ÉDITORIAL

Un air de déjà vu

LE SYSTEME

L'Angleterre spécialise ses écoles primaires l La carte scolaire défendue par le Sgen Cfdt l Grève réussie au Cndp l Mali : Quand un devoir conduit en prison… ! Prix du journalisme africain d'éducation l Côte d'Ivoire : réouverture des écoles françaises en septembre 2008

L’ÉLÈVE

Tout sur les sciences avec la Banque des savoirs de l'Essonne l Etats-Unis : la tolérance zéro contestée

LA CLASSE

Le bac vu de São Paulo l Facile le journal de classe ! l Guy Môquet : du mythe à l'histoire

LA RECHERCHE

Ecrire des textes : les Journées de l'ONL

CITOYENNETE

Une pétition contre le ministère de l'immigration et de l'identité nationale

LES DISCIPLINES

Maths :Les maths en bac pro industriel l Histoire-géo : la Suite portable Hist-Géo l SES : Les flux d'emplois ne sont pas ce que l'on croyait

LES TICE

Internet clé du développement à Haïti l Un nouveau cheval de Troie

 

Le fait du jour

 

Les aînés sont-ils plus malins ?

"De nombreuses corrélations entre l'ordre de naissance et le niveau d'intelligence ont été trouvées". Petter Kristensen et Tir Bjerkedal, deux chercheurs norvégiens, signent une étude qui a porté sur 250 000 conscrits. Elle montre que le niveau de QI dépend du rôle dans la famille. Et ils se demandent pourquoi les aînés sont meilleurs.

 

Deux explications s'opposent. Les conditions de gestation seraient-elles meilleures pour les aînés ?  Ou bénéficieraient-ils d'une meilleure stimulation ? Car, désolé messieurs les aînés : plus que l'ordre de naissance, c'est le rôle assumé dans la famille qui est déterminant.

Article de Science

 

 

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Un air de déjà vu

C'est ennuyeux pour un éditorial de donner un air de déjà vu.  Mais comment faire autrement devant le débat sur la réforme des universités ? Réuni le 22 juin, le Cneser (Conseil national de l'enseignement supérieur) a voté contre le projet de réforme. Auparavant la Fsu, puis le Sgen-Cfdt, la Cgt et les étudiants de l'Unef et de la Fage avaient quitté la réunion dénonçant une parodie de dialogue.  Une situation qui répète fâcheusement ce que l'on a connu sous Robien.

 

Les points d'achoppement sont sérieux. Ils portent sur la sélection introduite officiellement pour la première fois dans l'université. Ils concernent aussi les inégalités statutaires entre les universités : certaines seraient plus autonomes et, curieusement, plus aidées. D'autres, plutôt les petites, pourraient devenir de sous-universités. Les étudiants posent la question de la libération des  frais d'inscription. Enfin universitaires et étudiants s'inquiètent de voir à la tête d'universités autonomes des conseils d'administration où ils pèsent peu.

 

Ce souci est partagé par les acteurs locaux. Pour le président de la région Pays de la Loire, responsable de l'éducation à l'Association des régions de France, Jacques Auxiette,  cette réforme pourrait mettre en péril les petites universités. Surtout elle n'accorde pas une place suffisante à la fois aux acteurs locaux et aux politiques locales. Alors même qu'ils contribuent largement au budget universitaire.

 

Mais plus que ces points c'est la méthode qui est contestée. Les membres du Cneser pensaient pouvoir discuter du projet. Or ils se trouvent face à une interlocutrice, la ministre de l'enseignement supérieur, dont la marge de manœuvre est verrouillée par l'Elysée. Et face à un calendrier qui empêche de chercher le compromis : le texte sera présenté au conseil des ministres du 27 juin.

 

Un texte rejeté par ceux-là même qui sont censés l'appliquer. Une consultation strictement formelle. Des acteurs locaux invités à payer et se taire. Une hâte sous-tendue par la volonté de  bien communiquer plus que bien gouverner. Finalement une incapacité au compromis. Tous ces défauts, l'éducation nationale les a connus sous le gouvernement Villepin. Faut-il croire qu'en réélisant les mêmes, les Français souhaitaient la même politique ?  

Dépêche AFP

 

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L'Angleterre spécialise ses écoles primaires

L'école unique va disparaître en Angleterre. Selon BBC News, 34 écoles primaires anglaises deviendront à la rentrée prochaine des écoles spécialisées. C'est le système mis en place dans le secondaire qui va ainsi remonter en primaire. Certaines se spécialiseront en musique, d'autres dans les langues, ou en sciences ou en arts…  L'initiative part du sommet : le gouvernement désignera ces écoles.

 

L'objectif annoncé c'est le relèvement du niveau. On espère en mettant l'accent sur une discipline entraîner les autres. Ainsi dans une école du Devon, la musique devrait susciter l'intérêt  pour les maths, l'anglais et les sciences.

Article BBC News

 

La carte scolaire défendue par le Sgen-Cfdt

Thierry Cadart"Il serait vraiment naïf de croire, ou de laisser croire, que la suppression de la carte scolaire puisse régler le problème du vivre ensemble dans notre pays. D'ailleurs peut-on réduire ce problème à une question d'école ?" écrit Thierry Cadart, le nouveau secrétaire général du Sgen Cfdt, dans Le Monde.

 

"Le gouvernement ne peut espérer se dispenser ainsi de la mise en place d'une véritable politique de la ville : habitat, transports, services publics, équipements... qui s'oppose aux discriminations spatiales et sociales. Cette politique doit impliquer les collectivités locales qui exercent la responsabilité principale dans l'affectation géographique des logements sociaux et les associations partenaires des équipes pédagogiques. Le gouvernement devra mener aussi une véritable politique scolaire pour lutter contre la constitution d'établissements-ghettos".

 

Pour T. Cadart  "la suppression de la carte scolaire viendra heurter de plein fouet les politiques initiées par les collectivités locales en termes d'implantation des établissements, avec le risque de rendre inutiles des investissements importants".

Article du Monde

 

Grève réussie au CNDP

Les salariés du Cndp ont fait grève le 18 juin pour défendre des emplois menacés du fiat du projet de délocalisation. Ils ont obtenu le renouvellement des postes ou des contrats de leurs collègues. Reste la question de la délocalisation, sans règlement depuis la décision de Raffarin.

 

 

Mali : Quand un devoir conduit en prison…

"Contractez ce texte en environ 1000 caractères ou 139 mots". L'exercice paraît bien classique. Il va pourtant conduire, le 14 juin, Bassirou Kassim Minta, professeur au lycée Nanaïssa Santara de Bamako, directement en prison. Un lieu où un journaliste et quatre directeurs de journaux l'ont suivi.

 

Evidemment tout est dans le sujet. Le texte à contracter raconte l'histoire d'un président de la République qui engrosse sa maîtresse, une jeune étudiante, et exerce des pressions pour qu'elle avorte.

 

Allez savoir pourquoi ! Il se trouve que le président de la République malienne s'est reconnu dans ce personnage peu reluisant. Le professeur, puis le journaliste qui a fait connaître ce fameux devoir, puis son directeur qui l'a laissé publier l'article, puis trois autres directeurs de journaux qui ont osé aborder ce sujet, tous sont maintenant sous les verrous accusés "d'offense et complicité d'offense au chef de l'Etat".

 

Le dernier épisode a eu lieu le 21 juin : le président de l'Union des journalistes d'Afrique de l'Ouest, Ibrahim Famakan Coulibaly, a été agressé par la police  malienne durant une manifestation pour la défense de la liberté de la presse et hospitalisé.

 

Le président A. A. Touré a décidément une façon prometteuse de commencer son mandat (il a été élu en avril dernier). L'association Reporters sans frontières demande la libération des journalistes et du professeur. Beaumarchais reste immortel : "Pourvu que je ne parle ni de l'autorité, ni de la politique, ni de la morale, ni des gens en place, ni de l'opéra, ni des autres spectacles, je puis tout imprimer librement, sous la direction, néanmoins, de deux ou trois censeurs".

L'article qui a tout déclanché

Article de Mali web

Sur le Café, un rappel d'un événement français…

 

Prix du journalisme africain d'éducation

3 000 euros attendent les meilleurs journalistes d'éducation d'Afrique. Le prix récompensera des articles de qualité parus dans la presse écrite. Pourquoi le mentionner ici ? Parce qu'il témoigne de la place que tiennent les questions d'éducation dans la presse africaine.

Article d'Afrique en ligne

 

Côte d'Ivoire : Réouverture des écoles françaises en septembre 2008

Selon Gabonews, qui affirme tenir l'information de l'ambassade, les écoles françaises en Côte d'Ivoire, fermées de puis 2004, devraient rouvrir à la rentrée 2008.

Sur Africa online

 

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