Par François Jarraud
LE FAIT DU JOUR
Primaire : presque un élève sur deux en semaine scolaire dérogatoire
ÉDITORIAL
Région :La grande oubliée ?
LE SYSTEME
Une étude anglaise encourage l'accompagnement scolaire l La réforme des universités est reportée l Burundi : L'effet positif de la gratuité l Sénégal : Les résultats du bac par texto l Afrique :les premiers résultats
L’ÉLÈVE
Pourquoi est-ce si difficile d'écrire ? l Deux licenciés sur trois poursuivent en master l Un capital pour assurer l'égalité des jeunes adultes
LA CLASSE
Brevet : peu de nouveautés l Bac :pourquoi tant d'alertes ?
LA RECHERCHE
Les élèves transparents
CITOYENNETE
Europe :la relance N l La Shoah par balles
LES DISCIPLINES
Primaire : les tice en maternelle l Histoire-géo : G. Badufle presente la suite portable d'hist-géo.
Primaire : Presque un élève sur deux en semaine scolaire dérogatoire
Selon une étude ministérielle, près d'un écolier sur quatre connaît la semaine de 4 jours de classe. Cette formule est adoptée par toutes les écoles dans 8 départements. 13% des écoliers connaissent une autre forme de semaine dérogatoire, le plus souvent alternance de semaine de 4 jours et 4 jours et demi.
Enfin pour 6% des élèves, les cours du samedi matin sont transférés au mercredi matin. Le nombre d'écoles pratiquant un autre calendrier que le calendrier "ordinaire" a encore augmenté.
Les dérogations à la semaine scolaire
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Région : La grande oubliée ?
Bien des raisons ont sans doute conduit le président de la République à reporter le projet de loi sur les universités. On sait que le projet était rejeté par les deux principales organisations étudiantes. On sait aussi que la décision a été communiquée après une réunion avec la Conférence des présidents d'université.
Parmi tous les opposants à ce projet, celui qui est le moins souvent évoqué est peut-être le plus nécessaire à toute évolution de l'enseignement supérieur. Je veux parler des collectivités locales et particulièrement des régions.
Dans une lettre adressée à Valérie Pécresse, Alain Rousset, président de l'Association des régions de France, a beau jeu de rappeler le rôle essentiel des régions dans la vie universitaire et d'évoquer les "compétences propres des conseils régionaux en matière de formation professionnelle, de formation continue et d'apprentissage d'une part, de leurs engagements financiers dans le cadre de Contrats de plan Etat-Région et des pôles de compétitivité d'autre part, et plus globalement de son soutien au développement des Universités". Plus rien ne peut se faire maintenant au niveau universitaire sans cette coordination avec le conseil régional.
Et on ne saurait limiter à ces exemples leur rôle en matière éducative. Sans même évoquer les aides apportées aux étudiants (pour leur mobilité par exemple), aux lycéens (pour leurs manuels par exemple), ou encore à leurs familles, il faut souligner que les collectivités locales, régions en tête, sont simplement à l'initiative de ce qui bouge encore dans le système éducatif.
C'est vrai par exemple pour l'accompagnement scolaire gratuit qui est actuellement expérimenté par les collectivités locales, C'est vrai pour le développement des Tice (faut-il rappeler le rôle du conseil général des Bouches-du-Rhône ou la détermination du président des Landes ?). C'est encore vrai pour les ENT.
Cette importance des collectivités locales contraste puissamment avec la reconnaissance de ce rôle. Ainsi Alain Rousset se plaint-il de n'avoir été reçu que de façon "formelle" par la ministre de l'enseignement supérieur "alors que partout en Europe, la relation forte région – universités est un élément essentiel du développement économique".
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Une étude anglaise encourage l'accompagnement scolaire
"Notre évaluation montre qu'il est possible pour les écoles de changer les chances des enfants et des adultes défavorisés". Selon une étude d'A. Dyson, université de Manchester, les services d'accompagnement scolaire mis en place dans certains établissements britanniques le matin et en fin d'après-midi ont un impact positif sur la scolarité. L'effet est notable pour les enfants de milieu défavorisé.
Article BBC News
La réforme des universités est reportée
La conférence des présidents d'université a obtenu le report du projet de loi sur les universités.
Article du Monde
Sur le Café : éditorial du 25/06/07
Burundi : Les effets positifs de la gratuité
La gratuité de l'enseignement peut changer le destin des enfants. C'est ce que montre un article de Burundi Actualités. Un après l'instauration de la gratuité de l'enseignement, les effets sont palpables. Ainsi Jean H. était domestique : la gratuité lui a permis de retourner à l'école. Mélanie B. était inscrite dans une école religieuse peu chère. La gratuité l'a amenée à retourner à l'école publique.
Article de Burundi Actualités
Sénégal : Les résultats du bac par texto
Les parents pourront facilement vérifier les résultats de leur enfant, annonce Wal Fadjri. Cette année les résultats du bac seront informatisés et les parents y auront accès par simple envoi d'un texto.
Article Wal Fadjri
Afrique : les premiers résultats
En Tunisie,près d'un candidat sur deux a été reçu au bac. C'est en maths que le taux d'obtention est le plus fort. Au Maroc, 39% des candidats ont décroché le diplôme.
En Tunisie
Au Maroc
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Pourquoi est-ce si difficile d'écrire ?
"Du premier gribouillis à la première lettre au Père Noël…, chaque forme d'écrit est pour chaque enfant, un défi nouveau. Une manière de grandir". Dans ce petit livre publié par Bayard Jeunesse, Philippe Meirieu explique pourquoi écrire est difficile. Il montre aussi comment accompagner son enfant à travers des exemples concrets.
Un ouvrage clair, concret et qui prend en compte la recherche. Les parents y trouveront par exemple un point sur le niveau des élèves.
P. Meirieu, Pourquoi est-ce si difficile d'écrie, Bayard Presse, 61 pages.
Deux licenciés sur trois poursuivent en master
Selon une étude de la Depp (ministère de l'éducation nationale), sur 125 000 licenciés de 2005, 82 000 se sont inscrits en master, 15 000 (1 sur 8) en IUFM. 84% des licenciés sont titulaires d'un bac général. Cependant, les bacheliers technologiques et professionnels fournissent plus d'un quart des licenciés en administration (AES) ou en gestion.
L'étude
Un capital pour assurer l'égalité des jeunes adultes
"Comment donner les mêmes chances à tous les jeunes adultes face à l'avenir?". Christine Le Clainche (CNRS) étudie l'impact de cette mesure. " « Égaliser les chances » suppose d’offrir réellement un nouveau départ. Pour cela, la distribution d’une somme substantielle, et non d’un revenu mensuel, est de loin préférable. Un capital de 15 000 euros correspond à quatre années de bourse distribuée aux étudiants au taux maximum ou encore à trois années de RMI versé à une personne seule. Une telle somme permettrait des projets d’envergure. Elle donnerait notamment accès au crédit pour les jeunes désireux de créer leur entreprise. Selon l’Insee, 40 % des créateurs d’entreprise ont un apport initial de moins de 7 500 euros. Et plus le montant initial est important, plus le taux de sur vie de l’entreprise à cinq ans est élevé : il est inférieur à 45 % pour un apport inférieur à 7 500 euros et supérieur à 55 % au-delà de ce montant. À titre d’exemple, le seuil critique est de l’ordre de 15 000 euros pour une entreprise de restauration".
L'étude
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