« Sa déclaration est une insulte aux générations de professeur·es et d’élèves, qui, depuis 1966, à travers la série B devenue ES, ont enseigné et étudié rigoureusement les concepts des sciences économiques et sociales pour mieux comprendre le fonctionnement de nos sociétés. Mais c’est aussi un manque de considération à l’égard de ses prédécesseurs, qui ont travaillé à l’élaboration des précédents programmes : Bernard Lassudrie-Duchène, Jean-Luc Gaffard, Roger Guesnerie ou Jacques Le Cacheux auraient donc manqué de sérieux ? », indique l’APSES.
« L’objectif de M. Aghion apparaît alors clairement, à l’abri dans le camp autoproclamé du « sérieux » et du « vrai » : il s’agit d’évincer tout débat, toute critique, de refuser l’intégration de l’économie aux sciences de la société ».
« Pour l’APSES, il est temps de tourner la page de ces programmes Aghion et de réintroduire davantage de pluralisme scientifique pour que les élèves aient véritablement la possibilité de comprendre ».
De son côté, le magazine Alternatives économiques n’a pas manqué de réagir sur ses réseaux sociaux. « Devant le Sénat, Philippe Aghion a qualifié Alter Eco de journal « pas sérieux ». Mais quel Philippe Aghion doit-on croire ? Le jeune communiste qui vendait « l’Humanité Dimanche » quand il était étudiant ? Le soutien de François Hollande en 2012 ? Celui qui le critiquait en 2015 ? Celui qui appelait à voter Macron en 2017 ? Ou qui le critiquait un an plus tard dans les colonnes du « pas sérieux » média « Alternatives Economiques » ? Hélas, quand on est une coopérative 100 % indépendante qui défend les mêmes convictions depuis 46 ans, on a parfois du mal à suivre les changements de pied aussi fréquents », écrit la Rédaction.
