L'Expresso du 8 Octobre 2007 
 

Par François Jarraud

 

LE FAIT DU JOUR

En Ile-de-France, des clés contre la fracture

ÉDITORIAL

CPE : Un métier social ?

LE SYSTEME

Financement de l'éducation : les inégalités mondiales persistent l Sarkozy et l'Ecole : déclarations et décryptage l Primaire : les instits et les heures supplémentaires l Afrique del'ouest : c'est la rentrée !

L’ÉLÈVE

Des parents portent plainte contre une instit

CITOYENNETE

L'amendement ADN entrera-t-il en vigueur ?

LES DISCIPLINES

Primaire : Le Nouvel Educateur reparaît avec un numéro sur les maths l Français : Littérature et socle commun : quelle continuité école – collège ? l Sciences : L'Europe condamne le créationnisme l L'histoire-géographie au lycée professionnel : de l'utilité de l'ECJS… l Géographie : Souvenir de Saint Dié

LES TICE

Enseigner l'informatique pour mieux l'enfermer ? l Failles dans Quick Time et Java Run Time

 

 

Le fait du jour

 

En Ile-de-France, des clés contre la fracture

" L’intérêt des éducateurs pour la clé USB est étroitement lié à la notion de fracture numérique" écrit Serge Pouts-Lajus dans l'éditorial du Café pédagogique francilien. "On sait que les lycéens, ne possèdent pas tous un ordinateur personnel, loin s’en faut. La clé ne se substitue évidemment pas à un tel outil de travail mais elle permet de transporter avec soi les fichiers et les applications qui composent généralement l’espace de travail sur un ordinateur personnel. Grâce à ce « bureau mobile », chaque poste informatique que le détenteur de la clé croise peut alors instantanément devenir son ordinateur personnel. Belle revanche pour celui qui est privé d’un tel équipement. Cette démarche rappelle un peu le fameux Vélib parisien qui fait passer en douceur et de façon non contraignante d’un dispositif basé sur la propriété individuelle à la mise en commun d’un bien collectif".  Alors que le Conseil régional d'Ile-de-France distribue officiellement ce 8 octobre 175 000 clés usb aux lycéens de seconde et aux apprentis, le Café francilien présente ce nouvel outil et en montre les potentialités.

 

C'est que la clé francilienne est un véritable bureau portatif, doté d'une suite bureautique libre et d'un site d'accompagnement destiné aux lycéens et apprentis.

 

C'est aussi l'occasion de revenir sur les autres clés en lien avec l'enseignement Et d'abord bien sûr les clés du ministère délivrées en septembre à certains néotitulaires. Mais aussi les clés données par d'autres collectivités locales. Sans oublier les clés inventées par des profs de terrain comme la Suite portable en histoire-géographie.

 

C'est dire que le Café francilien montre que l'initiative régionale n'est pas gagnée d'avance. Il faudra que les enseignants s'emparent à leur tour de cet outil. Et là nous comptons sur vous pour nous le dire.

Le Francilien

Le site d'accompagnement

 

 

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CPE : Un métier social ?

C'était en 1970, deux ans après mai 68. Un décret créait le corps des Conseillers principaux d'éducation, en lieu et place des surveillants généraux. Car, déjà, les CPE se trouvaient au cœur des changements qui touchaient les établissements secondaires et les jeunes français. 37 ans plus tard, les CPE restent une particularité du système éducatif français. Et le Cereq les interroge sur leur singulier métier.

 

Drôle de métier en effet puisqu'il est éducatif sans être disciplinaire, qu'il vise l'ordre et l'épanouissement du jeune, qu'il s'inscrit dans les responsabilités de la direction tout en se tenant à part. L'étude du Céreq souligne ces singularités. "Le métier de conseiller principal d’éducation est en redéfinition permanente" écrit le Cereq. "Ses fonctions se sont fortement renouvelées sous l’effet des transformations sociales et scolaires. La façon de le mettre en œuvre varie selon l’établissement et la qualité du cadre partenarial. Au quotidien, les CPE sont souvent conduits à accomplir dans l’urgence des tâches qui ne relèvent pas de leur champ de compétences mais d’un travail que les autres professionnels de la communauté éducative ne peuvent ou ne veulent assumer". Ce que montre l'étude du Cereq c'est la grande variabilité du métier selon les établissements. Instrumentalisé, réduit à un rôle bureaucratique dans tel établissement de centre ville, le CPE devient un animateur de la politique pédagogique de l'établissement quand celui-ci rencontre des problèmes. Il est alors le premier appui, le plus constant et parfois le seul collaborateur du professeur principal. Il est aussi parfois le seul appui pour des élèves dépassés par leurs difficultés personnelles ou scolaires.

 

C'est dire que les CPE sont les chevilles ouvrières de la démocratisation du système éducatif. Même si cette importance n'est pas forcément reconnue. Ainsi le nombre de postes mis au concours a été divisé par deux en 2006. Il n'est déjà plus que le tiers de celui de 2003. Voudrait-on le faire disparaître ? Seule une mutation profonde du système éducatif français pourrait faire évoluer en profondeur la fonction en la noyant dans une gestion commune des fonctions éducatives par les enseignants. C'est un terrain où il y a peu de chance que la Commission sur le métier d'enseignant s'engage. Les Cpe continueront donc à soutenir un système éducatif qui n'a pas réussi l'unité des fonctions éducatives.

L'étude (en pdf)

La rubrique Vie scolaire du Café

 

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Financement de l'éducation : les inégalités mondiales persistent

"Aucun pays réellement désireux d’atteindre les objectifs de l’Éducation pour tous ne devrait voir son action entravée par le manque de ressources". C'est ce que la Communauté internationale a promis en 2000 lors du Forum mondial sur l'éducation. Sept ans plus tard, le Recueil de données mondiales sur l'éducation de l'Unesco montre que l'effort éducatif se heurte souvent sur le manque de ressources.

 

Le Recueil met en évidence les énormes inégalités dans l'investissement éducatif. Ainsi alors que les pays développés consacrent plus de 5% de leur PIB à l'éducation, les pays d'Asie centrale et orientale dépensent moins de 3%. " Les gouvernements consacrant beaucoup d’argent à l’éducation y affectent huit à vingt fois plus d’argent, en termes relatifs, que les pays qui investissent le moins dans ce secteur. Onze pays affichent ainsi des dépenses publiques en éducation qui ne dépassent pas 2 % du PIB. Il s’agit, pour les États arabes, des Émirats arabes unis (1,3 %) et du Qatar (1,6 %), pour l’Asie de l’Est et le Pacifique, de l’Indonésie (0,9 %) et du Cambodge (1,9 %), de la République dominicaine (1,8 %) et des Bermudes (1,9 %) pour les Caraïbes et enfin, de la Guinée équatoriale (0,6 %), du Cameroun (1,8 %), de la Zambie (2,0 %), de la Gambie (2,0 %) et de la Guinée (2,0 %) pour l’Afrique subsaharienne" (celle-ci dépense en moyenne 4,5%).

 

A ces inégalités relatives s'ajoutent les écarts absolus. Qui sait par exemple que le budget de l'éducation français est supérieur aux dépenses d'éducation de tous les pays d'Afrique subsaharienne ?" C’est au Congo, en Guyane et à Sainte-Lucie que la situation est la plus dramatique. En termes réels, les dépenses d’éducation ont en effet diminué d’un tiers par rapport à 1999".

 

Enfin le rapport montre les inégalités internes. Par exemple en Erythrée la moitié des enfants ne sont pas  scolarisés et ne bénéficient pas de ces dépenses. En Inde la majorité des enfants a accès à l'enseignement primaire peu coûteux mais est exclue des niveaux supérieurs qui consomment un fort pourcentage des ressources. Le gestion pédagogique des systèmes éducatifs affecte également ses coûts. Ainsi le Burundi ou la Namibie, où le redoublement est institué, dépensent presque 1% du PIB à son financement, alors même que son efficacité est loin d'être démontrée.

Rapport Unesco

 

Sarkozy et l'Ecole : déclarations et décryptage

"Je vais m'engager personnellement pour la revalorisation du métier d'enseignant". Le président de la République a rendu hommage aux éducateurs le 7 octobre. La promesse n'émeut pas le Se-Unsa qui publie une analyse critique de la Lettre aux éducateurs de N. Sarkozy.

 

En quelques pages, le syndicat reprend les engagements présidentiels. "Ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux" cela veut dire supprimer 85 000 emplois d'enseignants en 5 ans (sur 830 000) et accueillir 120 000 élèves supplémentaires… "L'individualisation des rémunérations" est déjà expérimentée rappelle le Se-Unsa. Premier bilan : on a deux fois plus de chances d'être promu en centre ville qu'en zep !

Dépêche AFP

Document Se-Unsa

 

Primaire : Les instits et les heures supplémentaires

Selon le Snuipp, les enseignants du primaire pourront bénéficier de la défiscalisation des heures supplémentaires effectuées pour les collectivités locales.

Communiqué

 

Afrique de l'ouest : C'est la rentrée !

En Afrique de l'ouest, la rentrée est toujours difficile. Les parents doivent trouver l'argent des fournitures. Le gouvernement doit dégager les moyens nécessaires à une scolarisation croissante. Ainsi à Tambacounda, au Sénégal, le goulot d'étranglement semble être en sixième. Devant l'afflux des élèves faut-il construire un 3ème collège ?

Article du Sud Quotidien

 

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Des parents portent plainte contre une instit

Trois familles ont porté plainte à Bourg-de-Thizy (Rhône) contre une nouvelle enseignante accusée de donner des coups de règles aux enfants. Selon l'AFP, une enquête judiciaire est en cours.

Article AFP

 

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