Pour la première fois, une circulaire entend réguler la scolarité du bac-3 au bac +3 

Le lycée n’est plus l’aboutissement du secondaire mais la préparation au supérieur. C'est du moins cet esprit que promeut une circulaire tout à fait nouvelle, prise dans l’esprit de la loi d’orientation. Publiée au B.O. du 25 juillet, signée  des deux directeurs généraux de l’enseignement scolaire et de l’enseignement supérieur,  elle dicte des dispositions applicables du lycée aux filières du supérieur. « La présente circulaire a pour objet de présenter les modalités de collaboration de l'enseignement scolaire et de l'enseignement supérieur dans la construction du continuum de formation articulant les trois années qui précèdent et les trois années qui suivent le baccalauréat ».

 

Le texte invite à travailler l’orientation : « La généralisation à l'ensemble des filières du lycée du conseil anticipé en classe de 1ère contribuera, dès 2013-2014, à renforcer davantage les relations entre tous les établissements du second degré et du supérieur. Une attention particulière doit être portée aux élèves de terminale technologique et professionnelle afin de faciliter respectivement leur accès en IUT et en STS. »

 

Il demande aux lycées de créer des modules de préparation aux STS spécialement pour les bacheliers professionnels. « Des passerelles et des dispositifs de préparation à l'entrée en STS sont mis en place pour organiser et préparer les élèves dès la classe terminale. Les modules de préparation peuvent prendre la forme de stages d'immersion en classe de STS, de périodes de renforcement pendant les vacances scolaires, mais aussi d'une collaboration entre les équipes pédagogiques. Toutes les initiatives permettant de conduire des actions autour du parcours de l'élève sont à évaluer et à valoriser au niveau académique dans le cadre des travaux de la commission académique des formations post-baccalauréat ».

 

Mais il envisage aussi une continuité des programmes entre lycée et supérieur . Cette continuité se concrétise à la rentrée 2013’en CPGE, en DUT et en BTS avec de nouveaux programmes qui prennent en compte les nouveaux programmes de terminale. « Dans le cadre de leur rénovation, les lycées ont mis en œuvre des enseignements nouveaux ainsi que des modalités de travail qui accordent une place plus importante qu'auparavant à l'accompagnement personnalisé, à la démarche de recherche et de projet, ainsi qu'à l'action collective. De nouveaux programmes seront mis en œuvre dès le mois de septembre 2013 dans les formations post-baccalauréat. Les programmes des CPGE et les DUT ont été complètement rénovés, ceux des BTS connaissent quelques adaptations pour certains enseignements généraux ».

 

Une seconde circulaire, propre aux CPGE, demande une adaptation du premier semestre de CPGE. Suite à la réforme des programmes du lycée général et technique, le ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche a modifié les programmes des classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) à la rentrée 2013. Les nouveaux programmes, pour l'ensemble des voies et des filières, introduisent notamment la semestrialisation des enseignements, les semestres comportant dix-huit semaines de cours. « Le premier semestre de formation revêt dans ce cadre une importance cruciale. Il doit en effet, par l'exercice d'une pédagogie adaptée, permettre une transition réussie entre l'enseignement scolaire et l'enseignement supérieur et générer, ainsi, une meilleure cohésion de chaque classe. »

 

La circulaire

La circulaire

 

Par fjarraud , le vendredi 26 juillet 2013.

Commentaires

  • Viviane Micaud, le 26/07/2013 à 11:56

    Il faut lire entre les lignes pour la circulaire propre des CPGE. La réforme Chatel a été catastrophique pour l'enseignement des sciences dans la filière dite scientifique mais en réalité généraliste. Les hurlements d'Orfraie des lobbyistes qui ont fait croire à la suppression de l'Histoire en Terminale alors que les heures avaient été reportées en Première, ont fait diversion sur les déséquilibres surréalistes de cette filière. Les heures de maths et de sciences ont été réduites à la portion congrue, et principalement concentrées sur l'année de Terminale. Le programme de physique a été revu pour coller aux dernières doctrines dont l'inefficacité avait pourtant été largement prouvée, et tout ce qui était « préparation aux outils nécessaires lors des études supérieures » a été largement éludé. Par ailleurs, les programmes sont impossibles à tenir. Aussi, la progressivité des apprentissages nécessaires pour bien ancrer les notions et donner confiance aux élèves, est impossible. Ceci a un bien social important. Les élèves issus de milieux modestes vont en CPGE, uniquement quand ils ont confiance dans leur capacité de réussir. 
    Aussi, il y a des grandes inquiétudes sur la capacité des élèves à aborder une CPGE, ce qui explique les 6 mois d'adaptation qui seront mis en place. 
    Par ailleurs, la Première S avait été initialement conçue pour éliminer les élèves qui n'avaient pas la capacité de faire des études littéraires avec ses deux épreuves anticipées de Français et d'Histoire-Géo, et ainsi de voler à 10% des élèves de S d'hier le droit d'accéder aux enseignements scientifiques de cette dernière. (Mon deuxième fils aurait été concerné s'il avait eu 5 ans de moins. Ouf). Heureusement, l'Histoire-Géo a été rééquilibré entre la Première et la Terminale (les lobbyistes y ont d'ailleurs gagné une demi-heure). Malheureusement, les équilibres n'ont pas été rétablis pour les sciences.

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