L'Expresso du 20 septembre 2018

Le fait du jour

Finalement ce ne sera pas 1400 mais 2600 postes qui seront supprimés dans le second degré en 2019 a annoncé le ministère le 19 septembre. Ce quasi doublement en 24 heures n'est pas très surprenant : nous avions souligné un problème le 17 septembre. Il montre que le budget 2019 s'avère délicat à boucler. Malgré une augmentation de son budget vantée par JM Blanquer, le ministre devrait perdre les moyens d'une politique réelle de transformation de l'Ecole en 2019. Il aura du mal à faire face à la hausse inexorable des dépenses de son ministère. Et il ne pourra pas tenir ses promesses. En 2019, les enseignants paieront le prix de la disette budgétaire.

 

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La classe

Attention ! Si tu oublies ton devoir tu perds des points de vie. Si ton travail est excellent tu gagneras des pouvoirs nouveaux... A Saint-Amant de Boixe, Ludovic Champion a fait entrer l'Heroic Fantasy dans le quotidien du cours d'espagnol. La gestion de la classe et de son travail se fait à travers Classcraft. Les élèves gagnent en confiance et la participation orale est meilleure.

 

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Le système

" Jean-Michel Blanquer renoue avec les bonnes vieilles recettes héritées de ses années Sarkozy", estime le Snes Fsu dans un communiqué du 19 septembre. " Jean-Michel Blanquer a joué sur la présentation des chiffres pour dissimuler l’ampleur des coupes dans les lycées et les collèges qui vont contribuer à une nouvelle dégradation des conditions d’études des élèves et de travail des enseignants... Le SNES-FSU exprime sa colère et son incompréhension devant de telles remises en cause et demande au gouvernement de renoncer à ce projet. D’ores et déjà, le SNES, avec la FSU, prend contact avec les organisations syndicales de l’éducation pour construire une riposte rapide".

 

Snes

 

Le système

" L’augmentation du temps de travail est une mauvaise solution, tant pour la qualité de l’accompagnement des élèves que pour la santé des collègues", estime le Se Unsa en réponse à l'annonce ministérielle du passage de 1 à 2 heures supplémentaires obligatoires. "Un nombre d’élèves croissant est attendu au collège (+8000) et au lycée (+38000). Est-ce le moment de fragiliser les équipes ? Pour le SE-Unsa, c’est non à l’obligation de faire deux heures supplémentaires !"

 

La pétition

 

 

Le système

" En juillet, Jean-Michel Blanquer évoquait 30 signalements par jour pour des «atteintes à la laïcité» dans les établissements scolaires, sans précision sur leur nature. Interrogé par «Libération», le ministère a transmis des données qui ne permettent pas d'y voir plus clair", estime Libération. Selon le ministère, "les faits signalés par les personnels de l’éducation nationale par l’adresse électronique de saisine se répartissent de la façon suivante : port de signes et tenues à caractère religieux (25% des cas traités); refus de pratiquer une activité scolaire ou d’exécuter ses obligations de service (20% des cas traités) ; contestation d’enseignement ou enseignement non conforme au cadre des programmes (12% des cas traités); suspicion de prosélytisme religieux (10% des cas traités)" et le reste (33%) concernant " des situations de non-fréquentation prolongée du service de restauration scolaire liée à la pratique d’un culte, à des demandes de précision sur les autorisations d’absences scolaires en raison de la pratique d’un culte, ou encore à des difficultés d’organisation pour assurer la restauration des élèves pratiquant le jeûne cultuel dans les internats ou lors de voyages scolaires". " Ce qui saute aux yeux dans cette liste, c’est le flou qu’elle entretient, en mélangeant des choses qui relèvent effectivement de la laïcité dans son sens strictement juridique, et d’autres non", estime Libération. "D’abord, on se demande où sont passés les signalements de radicalisation, pourtant évoqués par Jean-Michel Blanquer sur Europe 1".

 

Sur Libération

Des problèmes très localisés selon le CNAL

 

Le système

"Tous ceux qui ont vécu la rentrée 2018 savent que le refrain d’une rentrée idéale chantonnée par Valérie Pécresse sonne faux", écrivent des élus régionaux Front de Gauche sur le Bondy Blog. "Comment la droite régionale peut-elle ajouter que jamais autant n’a été fait pour les lycées alors que, depuis trois ans, la dotation globale de fonctionnement de la région Ile-de-France pour les lycées publics a baissé de plus de 20 euros par élève ? C’est la capacité même de trop de lycées à mener correctement les missions de service public d’éducation qui est posée. En Ile-de-France, au désengagement de l’Etat, s’ajoute donc celui de la région présidée par Valérie Pécresse... Pour les lycéens franciliens, c’est la double peine. L’Etat et la Région, Jean-Michel Blanquer et Valérie Pécresse, très proches idéologiquement, dessinent une scolarité privilégiant les lycées prestigieux au rayonnement international et les lycées privés, délaissant les quartiers populaires et désossant le service public de l’éducation".

 

Sur le Bondy Blog

 

Le système

Fondatrice d'une école privée hors contrat liée au mouvement Steiner, Françoise Nyssen serait, selon La Provence, en train d'y faire le ménage. Plusieurs enseignants seraient partis et le directeur pédagogique renvoyé. Reste la ministre qui n'aime pas l'école...

 

Dans La Provence

La ministre qui n'aime pas l'école

 

 

La classe

" Nathalie fait face à une difficulté avec un élève en garde alternée. Elle se confie à Fred, le correspondant de l’Autonome". Découvrez le 1er épisode de "Salle des profs", la web-série des Autonomes de solidarité. Autres sujets à venir : " Laurent, le prof de sport, soupçonne des faits de harcèlement dans les vestiaires des filles. Avant d’intervenir, il demande conseil à Fred, le correspondant de l’Autonome" ou encore " Soledad découvre une vidéo postée sur les réseaux sociaux montrant une scène violente entre deux de ses élèves. Fred, le correspondant de l’Autonome, partage son expérience sur ce sujet".

 

La web série

 


La classe

"Que nous apprennent ces jeunes connectés ? Comment parler avec eux des univers virtuels et entendre ce qui s’y dit ? Quelles contributions apportent les psychologues de l’Education nationale au sein des équipes dans l’éducation au numérique ? Dans quelle mesure, notre profession est-elle concernée par les usages des technologies de l’information et de la communication ? Avons-nous mis en place de nouvelles façons de travailler respectueuses de nos publics et de notre déontologie professionnelle?" Pour son congrès national à Lannion, du 18 au 21 septembre, l'Association des psychologues de l'éducation nationale (Acop) a choisi de parler des "Ados 2.0" et du rapport entre nuémrique et éducation. Parmi les intervenants, André Tricot, Martine Lerude, psychanalyste et Paul Bothorel, psychanalyste et concepteur de jeux vidéos.

 

Le programme

 

 

La classe

Le Cnesco vous invite à participer à une nouvelle conférence de comparaison internationale sur l'orientation. Organisée les 8 et 9 novembre à Paris, vous pouvez dès aujourd'hui vous inscrire pour participer en présentiel ou à distance à cet événement. Alors que le gouvernement réforme l'orientation scolaire en la confiant aux régions, la conférence de comparaison internationale associera acteurs de terrain et chercheurs pour faire des propositions sur la construction du parcours d'orientation.

 

Lisez l'article

 

L'élève

"Sept ans après avoir obtenu leur bac, 27 % des bacheliers 2008 qui s’étaient inscrits en STS ont quitté l’enseignement supérieur sans aucun diplôme, une part identique à celle des inscrits en licence", écrit le Cereq dans un nouveau Bref. " Les sortants sans diplôme de STS ont un profil social et scolaire plus modeste. Ils montrent le visage de cet « autre enseignement supérieur » , peuplé de bacheliers professionnels et technologiques (80 % en 2010) et de jeunes issus de milieu populaire (en 2010, près de 40 % d’entre eux ont deux parents ouvriers ou employés, plus de 80 % en ont au moins un)". Dernière caractéristique : ils reprennent plus rarement leurs études que d'autres. Leur accès à l'emploi s'est aussi modifié : " les « décrocheurs » de STS n’accèdent désormais pas plus facilement à l’emploi que les « décrocheurs » de l’université, alors que les diplômés de BTS ont maintenu, eux, leur avantage sur les diplômés de licence".

 

Bref du Cereq

 

 

Les disciplines

Crée par le Conseil de l'Europe, la Journée européenne des langues aura lieu le 26 septembre. " Il existe de très nombreuses manières de célébrer la Journée européenne des langues selon le temps et les moyens à votre disposition", dit le Conseil. "Cela peut aller du plus simple (par exemple l'organisation d'une soirée cinéma avec des films en différentes langues ou un café linguistique servant des spécialités de différents pays) au plus compliqué (tels que des événements médiatiques à grande échelle)". Le site de la Journée enregistre les événements.

 

La Journée

 

 

Les disciplines

" You are an American farmer. You see a copy of this painting in the local newspaper. Leave a note to your wife / husband to convince her to go west". Mélanie David, professeur d'anglais au lycée Monge à Chambéry (Savoie 73), interroge le mythe de la Frontier jusqu'au voyage sur Mars.

 

Sur le site de Grenoble

 

 

Les disciplines

Proposée par Ingrid Tourenne, cette séquence de 2de permet de sensibiliser les élèves de Seconde aux inégalités que vivent certains enfants dans les pays hispaniques. Elle s'appuie sur un padlet et répartit les élèves en ateliers de compréhension orale ou écrite. L'intérêt du padlet c'est qu'il " permet aux élèves de travailler en autonomie en salle multimédia mais également de chez eux, leur permettant ainsi de revoir, de réécouter ou de relire à tout moment les documents autant de fois que nécessaire".

 

Sur le site de Poitiers

 

 

La vidéo


 L'Edito

On pensait avoir vécu des réformes à un train d'enfer durant la première année du quinquennat. Pourtant il apparait qu'une nouvelle accélération s'impose sous nos yeux. Elle résulte d'un nouveau cap pris par le gouvernement depuis le mois de juin. La seconde année du quinquennat sera vraiment celle des réformes ou au moins des tentatives de grand changement. C'est vrai dans de nombreux domaines, dont l'éducation qui nous intéresse plus particulièrement.

 

Imposer le changement sans s'en donner l'air. Il semble que cela ait été le fil suivi par JM Blanquer tout au long de sa première année rue de Grenelle. Modèle du genre, la réforme des rythmes. Le ministre semble laisser le terrain  décider et obtient la suppression de la semaine de 4 jours et demi. Une contre réforme sans doute néfaste pour les élèves mais qui est bien accueillie chez les adultes, aussi bien enseignants que collectivités territoriales. Et qui permet de récupérer quasi immédiatement près de 500 millions.

 

Même opération pour le collège. En "assouplissant" les règles le ministre obtient le retour au statu quo ante. Et là aussi ce n'est pas pour déplaire aux enseignants. Car JM Blanquer sait ménager ses troupes. Quitte à se détourner les annonces présidentielles. Alors que le président veut un bac avec 4 épreuves, finalement son ministre impose un bac avec encore plus d'épreuves qu'avant. Cela permet de maintenir un ersatz de diplôme national, ce qui est (...)

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