L'Expresso du 22 juillet 2022

Le fait du jour

3 août 2022 - "Est-il nécessaire de recruter des professeurs des écoles à bac plus 5 ?" S'il fallait retenir une annonce des échanges entre le ministre de l'éducation nationale et les députés de la Commission de la culture et de l'éducation le 2 août, celle-ci est la plus significative. Non seulement elle ramène l'Ecole à avant la masterisation de 2010 et l'égalité de formation entre professeurs des premier et second degré instituée en 1989, mais elle en dit long sur la revalorisation envisagée par le ministère. Ce n'est pas en abaissant le niveau de recrutement qu'on va faire augmenter les salaires.  Pap Ndiaye a également étroitement lié la revalorisation aux "débats" initiés à l'automne qui devraient aboutir à des sélections de projets pédagogiques avec les élus locaux en 2023 et un financement par contrat. Derniers points importants : les élections des parents des écoliers par vote électronique, une promesse de la loi Rilhac, ce n'est pas pour cette rentrée. Et rien n'a fuité sur le budget 2023 qui devra pourtant être adopté à l'automne…

 

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Le fait du jour

27 juillet 2022 - "Annoncer une date de déploiement dit peu lorsque l'on minore systématiquement les délais de mise en oeuvre de chaque dimension ou étape du projet". Le rapport  d'évaluation du dispositif Territoires numériques éducatifs (TNE), réalisé par les laboratoires Techne et Bonheurs des universités de Poitiers et Cergy, met en évidence le grand écart entre le discours politique et les réalités de terrain. Si les enseignants adhèrent aux principes posés par TNE, l'enquête montre que les ressources, les formations et même l'équipement ne suivent qualitativement pas. Il invite à écouter les enseignants plutôt qu'entretenir la communication politique.

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Le fait du jour

Pour une fois le ministère n'attend pas la dernière minute pour communiquer le protocole sanitaire de rentrée. Mais encore une fois c'est un protocole allégé qui est proposé avec notamment la fin des politiques spécifiques aux publics scolaires dans plusieurs domaines, comme le port du masque. Cette publication ne doit pas faire oublier l'absence de mesures concrètes pour faire face à une pandémie qui s'installe. A la rentrée il n'y aura pas davantage de masques FFP2, de capteurs de Co2, de ventilation  mécanique ou d'aide administrative pour les directeurs. C'est comme si l'éducation nationale n'apprenait rien de l'expérience des années précédentes.

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Le fait du jour

Fin de récréation. Une fois les élections passées, la Cour des Comptes montre le chemin de l'austérité dans un rapport sur la situation des finances publiques. Et cela concerne particulièrement l'éducation nationale.  La Cour des Comptes veut en diminuer le coût. Et cela passe par la stabilisation de la masse salariale et donc la réforme du statut des enseignants. Et là on retrouve les "contreparties" chères à E Macron...

 

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Le système

Saisi par un référé du Se-Unsa sur l'affectation des admis au concours des professeurs des écoles, le Conseil d'Etat a rendu son verdict le 13 juillet. Le Se-Unsa dénonçait l'irrespect par le ministère des règles d'affectation des reçus au concours. "Le ministère a bien anticipé l'économie de moyens que permet le nouveau concours (1200 postes sans rien payer !)", nous avait dit Gilles Langlois, secrétaire national du Se Unsa. "Mais il y a un impensé sur son effet sur la formation des enseignants et sur l'affectation des lauréats". Avant la réforme l'administration pouvait prévoir les "berceaux" d'accueil des nouveaux enseignants qui faisaient tous un mi temps. Maintenant ceux qui ont un autre master que MEEF sont à mi temps et les masters MEEF sont à temps complet. Or l'administration ne peut pas prévoir le nombre des uns et des autres. "Alors que l’affectation dans un département est définitive, elle repose désormais sur un critère tout à fait aléatoire : un calibrage a priori de « berceaux de stage » temps plein ou mi-temps par les départements. Des berceaux qu’il faut alors remplir". Une situation que le ministère reconnait. Il estime que les instructions données aux services académiques "se bornent à tirer les conséquences nécessaires de la modification des modalités de réalisation des stages". Dans son ordonnance, le Conseil d'Etat reconnait la faute de l'Etat :  "le moyen tiré de ce que les instructions contestées fixent des critères qui méconnaissent l'article 10 du décret du 1er aout 1990 est de nature à créer un doute sérieux sur leur légalité". Victoire par KO du syndicat ? Non. d'une part parce que le Conseil d'Etat estime que "la remise en cause générale des opérations d'affectation en vue de la rentrée aurait pour conséquence de désorganiser le service public d'éducation". Surtout il tient compte dans son ordonnance d 'un compromis trouvé in extremis le 13 juillet entre le Se-Unsa et le ministère. Dans ce compromis le ministre de l'éducation nationale fait savoir qu'il est disposé à prendre l'engagement que les lauréats qui s'estimeraient lésés par l'application de la nouvelle règle des "berceaux" pourront demander le réexamen de leur département d'affectation "en fonction des capacité d'accueil de chaque département et de l'intérêt des services". C'est le suivi des demandes et l'empressement des services académiques à satisfaire les demandes qui permettra de savoir si les droits des enseignants sont réellement respectés. Ou non...

 

Le système

Une circulaire précise les conditions de mise en place de l'année de stage des nouveaux enseignants en 2022-2023. Sa lecture éclaire le désordre mis dans la formation durant le 1er quinquennat tant il y a de différences entre les stagiaires et les cas particuliers. Cela commence par le fait que les stagiaires sont amenés à être présents dans les écoles et établissements avant même d'être officiellement stagiaires. La note précise donc le régime juridique qui leur est appliqué (collaborateur occasionnel) à cette occasion sans donner de précision pour leur paye pour cette période. Mais le gros de la note consiste à envisager tous les cas possibles de stage. Car la majorité des stagiaires va se retrouver directement à temps plein devant élèves. C'est le cas par exemple des titulaires de master MEEF. C'est l'objectif de la réforme blanquérienne qui permet ainsi de créer sans bourse délier plusieurs milliers de postes. Mais la note doit aussi prévoir tous les cas nés des difficultés de recrutement du ministère comme celui des enseignants embauchés sur liste complémentaire au cours de l'année scolaire précédente ou encore lors de sessions précédentes.

 

La circulaire

 

Le système

Invité par la Commission éducation du Sénat le 13 juillet, Pap Ndiaye a été attaqué à la fois sur la laïcité et sur son projet pédagogique par la droite sénatoriale. "Vos déclarations ont toujours été approuvées et utilisées par ceux qui considèrent qu'il y a un racisme d'Etat en France... Votre nomination est considérée par beaucoup comme une rupture avec l'esprit républicain et laïc porté par votre prédécesseur",déclare Jacques Grosperrin, sénateur LR. "Sur l'autonomie des établissements, comment allez vous la mettre en oeuvre ?", interroge Max Brisson (LR). "Aurez vous besoin d'une loi ? Quel regard avez vous sur la loi Rilhac ? Quel sens donnez vous au principe de l'autorité fonctionnelle des directeurs ? Ne serait-il pas plus simple de basculer vers une autorité hiérarchique ?... Allez vous mettre un terme au bizutage des jeunes professeurs nommés dans les régions les plus difficiles ?"  "Lisez mes ouvrages", a recommandé P Ndiaye. "La notion de  racisme d'Etat je l'ai combattue pour la France... Je suis un citoyen laïc et parfaitement républicain. Lutter contre les différentes formes de discrimination, de racisme, contre la haine LGBT n'affaiblit pas la République mais la renforce... Je peux vous assurer qu'il y a des formes de continuité entre ce sur quoi j'ai travaillé et ce à quoi je travaille aujourd'hui". Le ministre a été moins brillant pour répondre aux questions scolaires. Sur le recrutement d'enseignants il dit faire appel à des contractuels. "Nous travaillons sur une hausse du socle pour tous les enseignants avec une partie conditionnée", dit-il à propos de la crise du recrutement. "Quand on parle de hausse c'est pas seulement pour les entres de carrière mais aussi les milieux de carrière". Sur l'avenir de la voie professionnelle Pap Ndiaye précise que "le ministère garde la main sur l'enseignement professionnel" mais "vise une meilleure insertion et l'intensification des relations entre les lycées professionnels et le monde du travail"

 

 

Le système

Deux nouveaux recteurs ont été nommés et 5 recteurs en poste changent d'académie. Natacha Chicot, maitre des requêtes au Conseil d'Etat, ancienne directrice des affaires juridiques du ministère , est nommée rectrice de l'académie de Nice. Véronique Perdereau, professeure des universités, est nommée rectrice pour l'enseignement supérieur de la région Grand Est. Le recteur de Nice, Richard Langanier, est nommé recteur de la région académique Grand Est. Katia Béguin, rectrice d'Orléans Tours est nommée à Nantes, rectrice de la région académique Pays de la Loire. Alain Ayong Le Kama, recteur de Guyane la remplace à Orléans Tours. Fabienne Blaise, rectrice déléguée au supérieur de Grand Est est nommée au même poste en PACA. Elle remplace Philippe Dulbecco qui est nommé recteur de Guyane.

 

Le système

Selon la Depp, " en 2020, un enseignant de l’Éducation nationale, qu’il soit à temps complet, à temps partiel ou incomplet, perçoit en moyenne 2 530 euros nets par mois". Un nombre à faire sauter au plafond les enseignants ! Cette moyenne est calculée avec la moyenne des agrégs et des professeurs de chaire supérieure dont la rémunération est nettement supérieure à celles des professeurs des écoles (PE) ou des certifiés. Selon les mêmes données Depp seulement un tiers des PE atteignent 2500€. On sait par l'Insee que le salaire des enseignants a moins augmenté que celui des autres fonctionnaires  cette même année. La note Depp met en évidence l'intérêt des accords PPCR, passés sous le quinquennat Hollande, qui sont la principale source d'augmentation salariale. Combien de temps encore resteront ils en vigueur ?

 

La Note Depp

 

Le système

C'est un vieux projet porté jusque là depuis des années par l'OCDE et, en France, par la Banque de France. Le ministère de l'Education nationale tente à la rentrée 2022 d'introduire l'éducation financière dans les collèges. Une note de service demande à chaque collège d'inscrire "au moins l'équivalent de deux classes" au "passeport Educfi" en donnant la priorité aux 4èmes et 4èmes Segpa.  "Le choix de la mise en oeuvre du passeport Educfi appartient aux professeurs qui veillent à l'intégrer à leurs progressions pédagogiques", précise le BO. il n'y a aucun horaire ou moyen particulier pour son organisation. L'éducation financière consiste en une phase de découverte "menée à partir d'un diaporama fourni" qui présente les notions de budget et de compte bancaire, suivi par un questionnaire. On est dans un dispositif bien connu à l'éducation nationale, avec un enseignement plaqué par en haut à des établissements qui s'en débarrassent vers les publics jugés les moins importants (Educfi peut aussi être proposé en classe prépa métier) pour satisfaire un lobby.

 

La circulaire

Dans le Café

Dans le Café

 

Le système

Le Tribunal administratif de Paris a rendu le 13 juillet une décision enjoignant au ministère de l'éducation nationale de rendre public l'indice de position sociale des classes de Cm2 et des collèges. Cette décision résulte de la plainte d'un journaliste de La Gazette des communes à qui la transmission de ces données avait été refusée par le ministère.  Certains, comme l'association No Ghetto, y voit une victoire contre "l'Etat cachottier" et la possibilité de rendre visible la ségrégation scolaire. Le ministère fait valoir que la publication de ces données est susceptible de renforcer le contournement de la carte scolaire. L'expérience des pays où ces données sont publiques (Grande Bretagne, Etats Unis par exemple) montre que c'est bien ce qui se produit. Cette publication risque fort de ruiner les efforts des établissements qui luttent pour améliorer l'image de leur collège. Elle va aussi nuire à la mixité dès l'école primaire. La publication de ces données va aussi renforcer les pourfendeurs de l'éducation prioritaire en faisant la promotion des "écoles orphelines" contre les réseaux d'éducation prioritaire.

 

 

Le système

Selon le ministère de l'enseignement supérieur, 90% des bacheliers ont reçu une proposition à l'issue de la phase principale d'admission de Parcoursup. Plus de 60 000 lycéens n'ont toujours aucune proposition. Le ministère n'indique pas le nombre de propositions acceptées, toutes les propositions n'étant pas acceptables par les candidats. Les "recalés" de Parcoursup sont socialement très caractérisés. 96% des bacheliers généraux ont eu une proposition contre 86% des bacheliers technologiques et 77% des bacheliers professionnels. Pour ceux ci la possibilité d'études post bac se réduit.

 

Le système

Selon le rapport annuel des auditeurs du très officiel IH2EF, la moitié des participants à la formation obligatoire à la laïcité organisée par le ministère n'y participent pas. "La mise en oeuvre massive par les effectifs qu'elle cible et d'une durée importante (9 heures) pourrait faire l'objet d'ajustements pour trouver pleinement sa place", précise le rapport. "Le caractère obligatoire de la formation entraine une implication inégale, sans contestation directe toutefois", remarque le rapport. Dans le premier degré "lorsque la formation est proposée en dehors des obligations réglementaires de service, elle est très peu suivie". Comme la très grande majorité des enseignants sont fortement attachés à la laïcité il faut croire que le problème est du coté de la formation imaginée par JM Blanquer. Les excès ministériels se retrouvent en effet dans des formations, comme le montre cet exemple. Françoise Lorcerie a bien montré la contradiction entre une laïcité d'interdits et d'exigences et la culture professionnelle  éducative des enseignants.

 

Le rapport IH2EF

 

 

Du 14 juillet au 22 août L’Expresso prend ses quartiers d’été. Cependant nous restons actifs quotidiennement sur notre fil Twitter. Et nous continuons à suivre l’actualité. Plusieurs Expresso seront diffusés cet été en fonction de l’actualité. Nous vous souhaitons des vacances reposantes, apaisantes et reconstructrices.








 

 

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La classe

Selon une nouvelle Note Depp, les collèges privés comptent deux fois plus d'élèves favorisés et presque trois fois moins d'élèves défavorisés que les collèges publics. Le pourcentage moyen d'élèves défavorisés est de 42% dans le public et 18% dans le privé sous contrat. Si la ségrégation a diminué entre les collèges publics elle a augmenté entre public et privé. L'enseignement privé apparait de plus en plus comme un bastion empêchant la mixité sociale. Rien de bien neuf dans cette constatation. Le ministre, qui veut réduire les inégalités, en tirera t il des conclusions ?

 

La note

La mixité sociale c'est possible

Le gouvernement contre la mixité sociale

L'enseignement privé obstacle à la mixité sociale (P Merle)

 

La classe

" Nous proposons dans cet article une synthèse des recherches conduites en didactique des mathématiques, en nous centrant sur la question spécifique du rôle du « langage verbal », c’est-à-dire sur la part de l’activité langagière, orale ou écrite, qui s’appuie sur les usages d’une « langue naturelle »". Dans la Revue française de pédagogie (n°214), Aurélie Chesnais (Univ. Montpellier) et Lalina Coulange (Univ. Bordeaux) publient une intéressante synthèse, éclairée de travaux français et étrangers, sur la place du langage dans l'enseignement des maths. " Notre premier objectif est de faire la synthèse des apports, sur la question du rôle et de la place du langage verbal dans l’apprentissage et l’enseignement des mathématiques, de travaux menés en didactique des mathématiques de tradition française. Nous proposons ainsi dans une première partie une relecture, orientée par cette question, des textes fondateurs des différents cadres et approches théoriques qui structurent le champ, même s’ils ne l’abordent pas toujours en tant que telle... Notre deuxième objectif, non indépendant du premier, est de dégager des perspectives de recherche sur cette problématique, que nous considérons comme essentielle pour le champ de la didactique des mathématiques (initialement francophone), au regard des connaissances qu’elle a déjà produit par elle-même ou qu’elle peut continuer à produire à ce sujet. Nous proposons ainsi, dans une troisième partie, une problématisation de la question du rôle et de la place du langage verbal en didactique des mathématiques, issue d’un point de vue orienté par un ancrage théorique vygotskien qui nous paraît aujourd’hui particulièrement propice à cette problématisation. Les travaux précédemment évoqués seront resitués au regard de cette proposition."

 

Le numéro

 

Les disciplines

« Nous grandirons libres et dignes », c’est ce que martèlent, dans un clip vidéo posté sur Youtube, les élèves de CM2 d’Amélie de la Fontaine de l’école Rampal (classée REP), située dans le dix-neuvième arrondissement parisien. Une vidéo qui rappelle à quel point le métier d’enseignant est beau, à quel point il a un rôle important dans la construction de la société de demain. Une vidéo à la vue de laquelle on ne peut s’empêcher d’avoir la larme à l’œil, une vidéo qui fait du bien. Une vidéo, enfin, qui recentre le débat au cœur de ce qu’est, de ce que devrait être, le métier d’enseignant. Un métier qui, comme l’explique Amélie de la Fontaine, est « évidemment, la transmission des valeurs, c’est l’une de nos missions d’enseignante, mais c’est aussi transmettre le sens du collectif. Faire ensemble, comprendre ensemble, chercher, trouver, vibrer ensemble, s’adapter ensemble ». Et pour y arriver, l’enseignante s’intéresse à ses élèves, « eux aussi me transmettent leurs valeurs, leurs espoirs, leur énergie. Ils ont des choses à dire, à exprimer ! »

 

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Les disciplines

 « Il n'y a pas que les maths qui comptent pour faire des maths. La langue aussi... » Ce titre est la conclusion d’un article de François Jarraud paru dans le Café du 29 septembre 2019 à propos d’une analyse des résultats obtenus à l’évaluation TIMMS par les élèves français de CM1. Je propose de l’illustrer par une recherche amorcée à l’automne 2019 en collaboration avec Annie Camenisch, maître de conférences à l’INSPE, Université de Strasbourg.

 

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Les disciplines

On connait le carnet de lecteur, centré sur la réception de l’œuvre : et si on amenait aussi les élèves à créer un carnet d’écrivain, centré sur la production de l’œuvre ? Et si ce carnet d’écrivain trouvait à se déployer sous une forme numérique, multimédia, interactive ? Tel est le doublement beau projet qu’ont mené en 2nde au lycée Livet à Nantes Marianne Hamon, professeure de français, et Sébastien Canet, professeur de technologie. Le travail vient combler un vide de l’histoire littéraire : le carnet de travail de Zola sur le roman « Thérèse Raquin » n’a jamais été retrouvé. Les élèves entrent alors dans la fabrique du roman pour en développer l’expertise. Le carnet s’enrichit ensuite numériquement jusqu’à devenir l’objet d’une exposition. Interview à 2 voix pour éclairer comment l’interdisciplinarité peut faire vivre la littérature dans un lycée d’enseignement général et technologique…

 

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La vidéo


 L'Edito

Il a tout pour séduire. Venant après un ministre honni, Pap Ndiaye est intellectuellement proche de très nombreux enseignants qui respectent le militant anti-raciste et le brillant intellectuel. Mais deux mois après sa nomination, Pap Ndiaye semble ne s'être toujours pas installé aux affaires. Aucune décision ne semble porter sa marque. Si le ministre participe aux instances et rencontre des enseignants, la continuité l'emporte largement dans un ministère qui semble lui échapper. On lui souhaite des vacances apprenantes...

 

La chance de succéder à Blanquer

 

Contrairement à ce que certains croient, il n'est pas donné à tous les ministres de l'Education nationale d'avoir la chance de succéder à un ministre honni. L'adjectif n'est pas trop fort pour désigner JM Blanquer. Le Baromètre Unsa le créditait du soutien de 7% des enseignants, un record absolu, et de moins de la moitié des cadres du système éducatif, là aussi une situation totalement nouvelle. Peu de ministres aussi ont eu la chance d'arriver après un ministre en échec comme le fut JM Blanquer après des réformes pédagogiques coûteuses qui n'ont pas fait leurs preuves et une gestion tellement désastreuse qu'il revient à P. Ndiaye de chercher désespérément des enseignants.

 

Une aura positive

 

(....)

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