L'Expresso du 18 octobre 2018

Le fait du jour

Que faire des évaluations Blanquer, demandait le Café le 15 octobre après leur publication surprise dans la presse le 14. Si les enseignants et le grand public sont invités à prendre avec des pincettes des évaluations réalisées sans que leur protocole ait été respecté, le ministre ne manque pas de s'appuyer sur elles pour démontrer la validité de ses actions. Une pratique qui n'est pas nouvelle. Revenons aux années 2010 et 2011...

 

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Le fait du jour

"Un consensus se dégage en faveur du maintien d'une politique d'éducation prioritaire ambitieuse, visant à accorder un traitement différencié aux écoles et établissements qui concentrent les difficultés". Dans un nouveau rapport, la Cour des comptes ne remet pas en cause la nécessité d'une politique d'éducation prioritaire. Mais elle en bouleverse les règles. La Cour met fin à la labellisation en proposant un nouveau mode de distribution des moyens qui seront plus concentrés. Elle souhaite davantage d'autonomie pour les chefs d'établissement des réseaux qui deviendraient des écoles du socle, regroupant sous l'autorité du principal écoles et collège. Celui ci aurait une large autonomie dans l'usage des moyens et pourrait recruter sur profil ses enseignants. Le rapport vient finalement en appui à la politique impulsée par JM Blanquer à travers la mission Mathiot - Azema.

 

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Lisez l'article...

 

Le fait du jour

"Quand parait un rapport sur les questions éducatives, deux questions se posent : que dit-il vraiment et quel sens lui donne la pensée médiatique dominante ?" Ancien responsable de l'éducation prioritaire au ministère de l'éducation nationale, Marc Bablet réagit à la publication du rapport de la Cour des comptes.  Il met en évidence ses aspects positifs.

 

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La classe

Comment ouvrir à la culture des lycéens dans le rural isolé ? Comment monter une émission de radio culturelle dans un petit bourg ? Ces défis sont relevés par Valentina Castillo-Munoz dans une nouvelle séquence réalisée en terminale STMG.

 

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Le système

Répondant à une question de la sénatrice F Cartron, le ministre de l'éducation nationale précise la répartition des élèves selon les nouvelles formules légales autorisées par eministère depuis l'arrivée de JM BLanquer. Fin juillet 2018, "la semaine scolaire du cadre général devrait concerner environ 16 % des organisations du temps scolaire (OTS) des écoles publiques... Cela correspond environ à 18 % des effectifs, de l'ordre de 744 000 élèves", indique le ministre. S'agissant des OTS dérogatoires, selon les données disponibles à la date du 23 juillet 2018, l'on distingue : celles qui comportent neuf demi-journées (dérogations aux maxima horaires et / ou enseignement le samedi matin) : 3 % des OTS et 3,7 % des effectifs, soit environ 210 000 élèves ; celles qui comptent huit demi-journées, dont cinq matinées (avec regroupement des activités périscolaires sur un après-midi) : 1,4 % des OTS et 1,6 % des effectifs, soit environ 90 000 élèves ; celles qui comprennent huit demi-journées sur quatre jours : environ 84 % des OTS et 82 % des effectifs, soit environ 4,7 millions d'élèves.

 

Sur le site du Sénat

La semaine de 4 jours et Blanquer

 

Le système

Qu'en est il de l'amiante dans les écoles et établissements scolaires ? Le 17 octobre, la députée GDR Elsa Faucillon relève que 38% des écoles, 73% des collèges et 77% des lycées contiennent de l'amiante. Elle interroge le ministre suite au scandale, révélé par Libération, du lycée G Brassens de Villeneuve le Roi. " Pourquoi refusez-vous de valider ce droit de retrait des personnels du lycée Brassens en exerçant des pressions, alors même qu’un lycée modulaire, construit à quelques centaines de mètres, sera disponible après les vacances ? Pourquoi refusez-vous aux enseignants l’accès à des salles saines du collège attenant, afin qu’ils puissent assurer leurs enseignements, comme ils le demandent ?", demande E Faucillon.

 

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Le système

"Le nombre de combinaisons de spécialités choisies par les élèves sera de fait extrêmement important et connu tardivement. Même si les variations seront moindres en fin d’année, elles existeront néanmoins dans des volumes qui impacteront nécessairement les dotations des établissements, ceci à une période inhabituelle au regard des nécessités liées à la gestion des ressources humaines. De plus, du fait de la multiplication théorique des choix de combinaisons (7 enseignements de spécialité, c’est 35 combinaisons possibles en première, pour 9 c’est 84 combinaisons possibles), les premières simulations que nous avons pu conduire montrent un accroissement considérable des plages horaires à aligner dans les emplois du temps de première (de 30 à 55%) et de terminale (de 50 à 60%)", écrit Philippe Vincent, secrétaire général du Snpden au ministre. "Il nous apparaît donc indispensable qu’à ce stade soit menée une étude d’impact de manière à permettre de recenser les difficultés techniques de mise en oeuvre afin d’y pallier dès à présent. Ainsi il est souhaitable qu’un groupe d’experts (proviseurs, proviseurs adjoints) puisse, à partir de données réelles d’établissements (divisions, séries, DHG, dotation en professeurs, répartition des services, voeux exprimés par ces derniers, locaux, …), construire des emplois du temps sur la base des nouvelles spécialités et modalités d’organisation en seconde, première et terminale".

 

 

Le système

La grande majorité des écoles et établissements scolaires de l'Aude ouvrent leurs portes le 18 octobre. Restent fermées jusqu'à la fin de la semaine 13 écoles, un collège et le lycée agricole de Carcassonne. "

 

Sur el site académique

 

Le système

L’UPBM (Union des professeurs de Physiologie, Biochimie et Microbiologie) réunit des professeurs enseignant dans le domaine des biotechnologies.  Plus de 200 congressistes sont attendus pour son congrès annuel à Franqueville Saint Pierre du 19 au 21 octobre 2018. Visites culturelles et scientifiques, conférences scientifiques, exposition de matériel de laboratoire, ateliers pédagogiques, rencontre avec l’inspection générale pour évoquer les questions d’actualité dans les filières du domaine des biotechnologies (Baccalauréats Science et Technologies de Laboratoire et Sciences et Techniques Sanitaires et Sociales ;  BTS ABM, QIAB, BioAC, Biotechnologies, Diététique ; IUT de biologie appliquée ; Classes préparatoires TB) sont au programme. La réforme du baccalauréat sera en particulier largement évoquée.

 

Le programme

 

 

Le système

La proposition de loi Retailleau (LR) a été adoptée par la commission des lois du Sénat le 17 octobre. Elle prévoit la création d'un fichier de personnes interdites de manifester. " Le représentant de l'État dans le département ou, à Paris, le préfet de police peut, par arrêté motivé, interdire de prendre part à une manifestation déclarée ou dont il a connaissance à toute personne à l'égard de laquelle il existe des raisons sérieuses de penser que son comportement constitue une menace d'une particulière gravité pour l'ordre public et qui soit s'est rendue coupable, à l'occasion d'une ou plusieurs manifestations sur la voie publique, des infractions mentionnées à l'article L. 211-13, soit appartient à un groupe ou entre en relation de manière régulière avec des individus incitant, facilitant ou participant à la commission de ces mêmes faits". Ne pas respecter cette interdiction coutera 6 mois de prison et 7500 € d'amende. Le texte arrivera dans l'hémicycle le 23 octobre.

 

Le projet

 

 

Le système

C'est ce que propose l'Institut fédéral de hautes études de Genève (Suisse). Selon la Tribune de Genève, une dizaine de panneaux interactifs sont installés en ville. Le passant doit répondre à des questions : comment réagir à un élève qui ne quitte pas son téléphone des yeux ? Comment faire face à l'insolence ? A l'indolence ? Faut il sanctionner, encourager ou laisser faire ?

 

Dans la tribune

 

 

La classe

Dix à 20 enseignants (éco gestion, maths et STI) sont attendus chez Amazon pour un stage sur le cloud de cette entreprise. C'est un des stages courts proposés dans le cadre du Cerpep. Le Cerpep propose des stages de 1 à 5 jours permettant de découvrir l'entreprise, notamment "en accompagnement de management pour les postes des personnels d'encadrement". Plus de 3500 stages sont proposés par le ministère dans ce cadre. Ainsi on peut faire un stage de maths financières à l'IEFP, du management humaniste auprès d'Ausspar ou encore "devenir intrapreneur " de son établissement grâce aux 100 000 entrepreneurs.

 

Sur Eduscol

 

 

La classe

Les fonctionnaires bénéficient d’une protection juridique organisée par la collectivité publique dont ils dépendent contre les attaques qui seraient dirigées à leur égard en raison de leurs fonctions. L'administration doit ainsi protéger les personnels de l'éducation, notamment en cas d'agression, de menace ou d'outrage, pour leur apporter une assistance juridique et réparer les préjudices subis. En pratique, comment se traduisent ces mesures de protection et d'assistance ? Quelles sont les limites de la protection juridique ? L'Autonome de solidarité organise le 18 octobre à 18h un tchat en direct avec ses conseils juridiques. Vous pouvez dès maintenant poser vos questions.

 

Le tchat

 

L'élève

"Le principe d'une bonification de cette aide au bénéfice des collectivités s'engageant dans la dynamique du plan mercredi est désormais acquis", répond le ministère à une question de la sénatrice F Cartron. "La prestation de 0,54 centime d'euros par enfant et par heure de fréquentation de l'accueil de loisirs périscolaires du mercredi passera ainsi à un euro si les collectivités s'engagent à s'inscrire dans le respect de la Charte Qualité du Plan Mercredi. Enfin, le fonds de soutien au développement des activités périscolaires est maintenu pour les collectivités conservant un mode d'organisation du temps scolaire sur cinq matinées, y compris la majoration pour les communes qui y ont droit."

 

Sur le site du Sénat

 

Les disciplines

Voilà un petit bijou pour dynamiser le cours d'anglais. Laurence Haquet, professeure d'anglais au collège Chagall de Gasny (27) partage son calendrier interactif. Imaginez : pour cahque jhournée, un événement culturel à rappeler accompagné de ressources pédagogiques. Ainsi la journée du 18 octobre est saluée par le rappel de la sanction qui a frappé Tommie Smith et John Carlos, deux athlètes noirs américains qui avaient levé le poing lors des JO de 1968. L'événement est rappelé par une vidéo et les élèves sont invités à lire une photo et à s'exprimer sur la signification de leur geste. Ainsi pour chaque jour on dispose d'une  amusante entrée en matière qui favorise la prise de parole en début de cours. Bravo !

 

Sur son site

 

 

Les disciplines

"Cette séquence permet de sensibiliser les élèves de Seconde aux inégalités que vivent certains enfants dans les pays hispaniques", explique Ingrid Tourenne. Dans cette séquence les élèves utilisent largement les outils numériques y compris pour accéder à des fiches d'aide. Objectif final : concevoir un discours à l'ONU sur la sauvegarde des enfants.

 

La séquence

 

 

La vidéo


 L'Edito

On pensait avoir vécu des réformes à un train d'enfer durant la première année du quinquennat. Pourtant il apparait qu'une nouvelle accélération s'impose sous nos yeux. Elle résulte d'un nouveau cap pris par le gouvernement depuis le mois de juin. La seconde année du quinquennat sera vraiment celle des réformes ou au moins des tentatives de grand changement. C'est vrai dans de nombreux domaines, dont l'éducation qui nous intéresse plus particulièrement.

 

Imposer le changement sans s'en donner l'air. Il semble que cela ait été le fil suivi par JM Blanquer tout au long de sa première année rue de Grenelle. Modèle du genre, la réforme des rythmes. Le ministre semble laisser le terrain  décider et obtient la suppression de la semaine de 4 jours et demi. Une contre réforme sans doute néfaste pour les élèves mais qui est bien accueillie chez les adultes, aussi bien enseignants que collectivités territoriales. Et qui permet de récupérer quasi immédiatement près de 500 millions.

 

Même opération pour le collège. En "assouplissant" les règles le ministre obtient le retour au statu quo ante. Et là aussi ce n'est pas pour déplaire aux enseignants. Car JM Blanquer sait ménager ses troupes. Quitte à se détourner les annonces présidentielles. Alors que le président veut un bac avec 4 épreuves, finalement son ministre impose un bac avec encore plus d'épreuves qu'avant. Cela permet de maintenir un ersatz de diplôme national, ce qui est (...)

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