L'Expresso du 25 novembre 2014

Le fait du jour
A 48 heures de l’ouverture des élections professionnelles de l’éducation nationale, seulement 285 000 comptes électeurs ont été activés sur 1,2 million d’électeurs potentiels. Cela représente moins d’un électeur sur quatre. L’ombre d’une chute de la participation aux élections plane déjà sur le scrutin. Le Café pédagogique demande à F Sève , du Sgen, et Roland Hubert, du Snes, leur analyse de la situation. Et il vous interroge sur vos intentions de vote sur sa page Facebook.(..)

Professeur de SVT, Jean-Pierre Gallerand a déjà 70 logiciels à son actif. Il travailel maintenant à les rendre compatibles aux tablettes et à Androïd et à les traduire dans plusieurs langues. Quels conseils Jean-Pierre Gallerand donne-t-il aux nouveaux professeurs qui souhaitent se lancer dans une production numérique ? Rencontre avec un enseignant de SVT qualifié récemment « d'activiste reconnu de l'édusphère »…

(...)
Le système
L’académie de Créteil a communiqué le 24 novembre sa nouvelle carte de l’éducation prioritaire. Elle est marquée par une forte hausse des réseaux dans le 93 où 18 nouveaux réseaux intègrent les Rep alors que 5 en sortent. Ces 13 nouveaux réseaux sont équilibrés par un solde de 4 sorties dans le Val de Marne (4 nouveaux réseaux entrent et 8 sortent) et un solde de 9 sorties en Seine et Marne (1 entrée et 10 sorties). L’importance du prioritaire dans l’académie justifie une hausse de 3% du budget de l’académie, annonce la rectrice. Elle insiste ainsi sur l’idée qu’il y a bien des moyens supplémentaires. A Paris, le recteur avait dit ne pas pouvoir communiquer d’évolution de son budget tant que l’arbitrage ministériel n’est pas rendu.(...)
Le système

Dans une lettre du 21 novembre, le directeur de cabinet de N Vallau Belkacem affirme que « dans le cadre de l’enveloppe catégorielle triennale (2015-2017), la ministre a déjà eu l’occasion d’exprimer sa volonté de poursuivre le rapprochement du montant de l’ISAE de celui de l’ISOE du second degré ». L’ISAE, une prime annuelle de 400 euros a été crée fin 2013 pour diminuer les inégalités de revenu entre enseignement primaire et secondaire. Les enseignants du secondaire bénéficient avec l’ISOE d’une prime de 1200 euros par an. Le rapprochement entre les deux est ainsi acté. Mais sans calendrier et montant précis.

 

Communiqué

OCDE : Inégalités primaire - secondaire

Et aussi ici

L’éducation terre d’inégalités

Le système
Jean-Louis Auduc a présneté le 24 novembre le Comité de réflexion et d’étude créé par la Peep pour étudier les relations entre les parents et l’Ecole. Le comité comprend 22 membres parmi lesquels des personnalités de l’univers éducatif comme Alain Boissinot, Gilbert Longhi, Dominique Senore, Sylvie Ayral, Claire Leconte ou André Antibi. Pour JL Auduc, le comité « a l’ambition de s’adresser à tous les parents ». Il veut briser l’isolement de l’Ecole vis-à-vis de nombreux parents. « La halo de connaissance autour d el’école s’est beaucoup limité », estime JL Auduc. « S’adresser à tous les parents c’est jeter des ponts et des passerelles vers le sparents les plus éloignés de l’école ». Le comité veut travailer à tout ce qui permettra une meilleure connaissance de l’Ecole par les parents. Il publiera une revue semestrielle.
Le système

« Des initiatives académiques, comme celle de Poitiers, ont pu être organisées pour répondre en urgence à des besoins spécifiques exprimés sur le terrain. Leur contenu ne saurait être réduit en l’espèce à des diapositives sorties de leur contexte et dont certains contenus apparaissent inappropriés et peuvent légitimement choquer », explique N Vallaud Belkacem dans un communiqué du 24 novembre. Il fait suite à la publication par Mediapart d’un document de travail de l’académie de Poitiers indiquant les signes pour reconnaitre els élèves « en voie de radicalisation ». « Dans l’attente des éléments nationaux de formation qui seront opérationnels dans quelques semaines, des dispositions ont été prises pour veiller à ce qu’aucune initiative ne puisse à l’avenir créer de confusion sur les moyens de lutter contre les phénomènes de radicalisation, qui ne peuvent être confondus avec aucune pratique religieuse. » 

 

Le document de Poitiers

Le système

Réalisé par le Secrétariat général à la modernisation de l’action publique et par la Dgesco (direction de l’enseignement scolaire de l’éducation nationale), le rapport de Frédérique Weixler est la source principale du plan gouvernemental présenté le 21 novembre. La qualité du plan quant aux mesures qu’il faudrait prendre et à la réflexion sur les actions à mener avait été saluée. Elle découle de ce rapport qui a engagé plus d’une centaine de personnes pendant une année entière. Au bout de tout ce travail on a une idée de ce que l’Education nationale pourrait faire pour diminuer le taux de décrochage : rendre l’école plus bienveillante, mettre en place du tutorat, mobiliser les personnels, retour en formation, semaine de la persévérance etc. Le plan gouvernemental en tire aussi quelques uns de ses défauts. Ainsi le rapport évoque l’amélioration du pilotage de la lutte contre le décrochage avec des comités interministériels. Il ignore totalement que la coordination de la lutte contre le décrochage a été confiée par la loi Sapin de 2013 aux régions. L’action des collectivités territoriales, qui financent largement les structures de lutte contre le décrochage, est absente du rapport alors même qu’ils souligne les financements européens et ceux de Total (qui met 50 millions par an dans des actions). Ce rapport « d’évaluation partenariale de la politique de lutte contre le décrochage » n’évalue pas les actions menées actuellement. Et il n’évoque pas non plus les partenaires. C’est une bonne réflexion sur les efforts à produire par l’éducation nationale sur sa pédagogie. Mais, il ne propose rien de concret pour que celle-ci change effectivement.

 

Le rapport

Décrochage : Une bonne idée suffit-elle ?

Le système

La chute du nombre d’étudiants dans les formations destinées à l’enseignement inquiète les Britanniques. Le Guardian souligne le fait que cette année il y a 8 000 étudiants de moins qu’en 201 et qu’il en manque 4 000 par rapport au nombre attendu. Alors que la pays aura besoin de 159 000 nouveaux enseignants de 2015 à 2017, si cette situation durait il manquerait 27 000 professeurs. « Cela pourrait forcer les chefs d’établissement à augmenter le nombre d’élèves par classe », prévient l’opposition.

(...)
La classe

Faut-il scolariser les tablettes pour les faire entrer à l’école ? Comment assurer l’intégration des tablettes dans l’enseignement ? Alors qu’un plan général d’équipement en tablettes s’annonce la question de leur  intégration dans l’univers scolaire se pose avec urgence.  Pour aborder cette question, le Café pédagogique réunit le 26 novembre à 10h45 Bruno Devauchelle, Yves Cohen, Gaelle Chrcosset (enseignants), François Villemonteix (auteur d’un rapport sur les tablettes à l’école) et Jennifer El Baz représentant une entreprise éditrice de ressources éducatives sur tablettes).

 

Et le BYOD ? « Les outils numérique des élèves sont-ils leur place à l’école ? »  Le 27 novembre à 10h45, la seconde conférence du Café pédagogique  accueillera Jérome Staub, un enseignant utilisant les smartphones de ses élèves, Alain Van Santé, DAN de l’académie de Rennes , F. Cadeau, de la société Logosapience et Bruno Devauchelle. Il sera question du byod et de l’intégration des outils mobiles des élèves dans les établissements.

 

Retirez votre badge gratuit

 

La classe

Proposé par Hélène Odile Eftimakis, « Attention Rhinocérite » fait bien sur allusion à la pièce d’Eugène Ionesco. Cette séquence d’histoire des arts associe le cours de français et celui d’histoire poour une évocation du totalitarisme à travers Ionesco, Eluard et Magritte.

 

Attention Rhinocérite

L'élève

Et si on regardait l’orientation coté passion ? C’est le pari de « Ce sera moi », une nouvelle émission qui arrivera sur Gulli chaque dimanche à 20h15 à partir du 4 janvier. Chaque épisode de 20 minutes montre la rencontre entre un adolescent et un professionnel. Le jeune passe une journée entière en totale immersion avec le professionnel et doit relever deux « défis ». C’est cette rencontre entre un jeune qui rêve de faire un métier et un adulte qui l’exerce et qui le fait découvrir qui est la base de l’émission. Réalisée avec l’Onisep et avec l’Agefa Pme, « Ce sera moi » donne une image totalement nouvelle à l’orientation.

(...)
Les disciplines

Mocoreso est une nouvelle application spécifique aux SVT, utilisable sur les smartphones et tablettes Android récents équipés d'un capteur GPS. Elle permet de photographier puis de localiser les observations réalisées lors d'une sortie sur le terrain. Les photographies sont ensuite consultables par date ou via Google Maps. Cet outil permet d'aborder sous un nouvel angle, le travail demandé en 6e, en particulier les observations au cours des saisons. Autre particularité : elle a été réalisée entièrement par une collègue, Anne-Marie Michaud, enseignante au collège Martin Luther King à Buc (78) qui répond à nos questions.

(..)
Les disciplines

L'académie de Paris propose une activité portant sur la composition d'une célèbre pâte à tartiner. Après une vidéo d'introduction, il s'agit pour les élèves d'extraire des informations de différents documents pour répondre à la question posée : combien de temps doit-on courir pour éliminer un tel petit déjeuner ? Au niveau mathématiques, les notions abordées vont de la géométrie dans l'espace à la proportionnalité. Un tâche complexe de 2h pour faire réfléchir les élèves en utilisant les mathématiques.

 

De l’huile au petit déjeuner

La vidéo


 L'Edito

Najat Vallaud-Belkacem présente le 25 novembre un nouveau plan en faveur de l’égalité entre les filles et les garçons. Elle s’était profondément implique dans ce dossier quand elle était ministre des droits des femmes. Ministre de l’éducation nationale, elle est nommée après l’interruption des ABCD de l’égalité, un programme qu’elle a porté dans son ministère précédent. Elle avait également soutenu au Forum des enseignants innovants un prix récompensant des pratiques pédagogiques. C’est l’occasion de revenir sur un sujet débattu.

 

« Je crois profondément dans le rôle de l’école. Quand on met bout à bout toutes les années passées sur les bancs de l'école, on voit bien qu'un comportement répété de la part de plusieurs professeurs, à l'égard d'une petite fille ou d'un petit garçon, finira forcément par être profondément intériorisé. Donner davantage la parole aux garçons qu'aux filles ou créer plus d'interaction avec eux, sur 18 années, cela contribue à forger une personnalité – et ça explique que les garçons manifestent plus d'assurance personnelle avec des résultats scolaires pourtant en moyenne moins bons. Cette personnalité que les unes et les autres se forgent va compter énormément quelques années plus tard lors des choix d’orientation mais aussi sur le marché du travail ». En 2013, Najat Vallaud-Belkacem, alors ministre des Droits des Femmes, confiait au Café pédagogique ses espoirs dans le rôle d e l’école dans la lutte pour l’égalité. Mais quelle place l’Ecole affecte-elle réellement aux garçons et aux filles ?

 

Les filles ont apparemment l'avantage

 

Pourtant dans une société où les hommes l'emportent, l'Ecole semble être un territoire dominé par les femmes. Les jeunes têtes blondes le découvrent très vite : 82% des enseignants du primaire sont des femmes et, si leur domination s'atténue au secondaire, c'est encore le cas de près de deux enseignants sur trois au collège et au lycée. La proportion est respectée pour les autres adultes en contact avec les jeunes : 69% des CPE, plus de 80% des personnels d'orientation sont des femmes. L'Ecole est bien leur royaume.

(...)

 La semaine

 Vos ressources


Le système éducatif
La classe

Partenaires

Nos annonces