L'Expresso du 26 mars 2015

Le fait du jour

Il y a ceux que l'on a entendus : P. Hetzel, A. Genevard, G Geoffroy qui ont interpelé la ministre sur l'enseignement des langues anciennes ou la seconde langue vivante. Il y a aussi tous ceux que l'on n'a pas entendus parce qu'ils sont plus près de l'Elysée... Et puis il y a les syndicats qui depuis 2 semaines discutent avec le  ministère. Tous ont bien fait. Le ministère de l'Education nationale a refait ses comptes et propose de nouvelles grilles horaires. Il parle "d'avancée significative". Des réponses sont apportées aux critiques des défenseurs des langues anciennes et des langues vivantes deux.

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La grande lessive, depuis 2007, c'est une performance plastique collective ; elle a gagné  progressivement une ampleur internationale. Sur un thème précis, à une date fixée, les partenaires inscrits (écoles, collectivités, résidences de personnes âgées, associations de quartier, institutions publiques) tendent un fil et y accrochent leurs productions plastiques. Un happening tout simple qui a pris, au fil des ans, l'ampleur d'un raz de marée : 85 pays participants, plus de 500 000 inscrits sur la France pour l'édition du 26 mars 2015, sur le thème « De jour comme de nuit, réfléchir la lumière ». Un succès que la conceptrice du projet, Joëlle Gonthier, n'attendait pas mais qu'elle voit comme l'expression d'un besoin très présent de se réapproprier un espace d'expression plastique personnelle. Elle anime ce vaste mouvement en parallèle à une démarche de réflexion esthétique dans le prolongement de sa thèse sur « ce qui de l'art s'apprend » et continue d'enseigner au collège.

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Le système

Selon le ministère de l'éducation nationale, APB, la procédure d'affectation dans le supérieur, voir le nombre de demandes d'inscriptions en université augmenter nettement : +20% par rapport à 2013 et plus 6,5% par rapport à 2014. Le ministère a fait un gros effort de simplification des libellés des diplômes et amélioré la visibilité des universités dans APB. L'université est le premier voeu pour 48% des candidats. Les licences les plus demandées sont la première année de santé (PACES), le droit, les STAPS et la psychologie.

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Le système

Deux arrêtés publiés au J. O. du 26 mars annoncent le recrutement de 57 médecins scolaires. Un nombre qui sera probablement jugé insuffisant pour répondre aux besoins.

 

Arrêté

Arrêté

La santé scolaire en voie d'extinction ?

Et aussi

La classe

Ce sont six jeunes filles de quatrième du collège Pierre Louis Trapet, de Giat (63) qui remportent le premier prix du concours "De l'objet aux métiers". Organisé par l'Onisep avec la Fédération des industries mécaniques, elles témoignent que, promu par le concours Onisep, le travail sur l'orientation porte ses fruits et peut déplacer les stéréotypes.

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La classe

« Les enseignants qui réussissent dans les milieux difficiles combinent systématiquement socialisation et apprentissage ». Après avoir été enseignant d’EPS de collège en milieu difficile pendant 10 ans, Olivier Vors est aujourd’hui maître de conférences à l’UFR STAPS de l’Université de Lille 2, responsable du Master MEEF, jury de concours et membre du groupe ressource AEEPS « Analyse des pratiques ». Spécialiste de l’enseignement en milieu difficile, il nous présente ses travaux et sa vision des politiques scolaires actuelles, en mettant en avant la place du jeu au service de l’engagement des élèves.

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L'élève

8 000 contrats d'alternance proposés. C'est l'objectif de la 20ème édition du Forum de l’alternance qui se tiendra les 12 et 13 mai 2015 au Centre des congrès de la Cité des sciences et de l’industrie à Paris. Le but est de promouvoir l’apprentissage en Ile-de-France et de finaliser de vrais recrutements. Cet événement est organisé par la CCI Paris, la Mairie de Paris, la Direccte Ile-de-France, le Conseil Régional d’Ile-de-France, Pôle Emploi et la Cité des métiers.

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Les disciplines

Cette année, le 1er avril est un mercredi. Vous pouvez  en parler avec vos élèves ou les piéger avec ces textes et vidéos, des questionnaires, des histoires, des canulars et des histoires drôles. En voici des exemples.

 

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Les disciplines

Cet enseignant espagnol originaire de Saragosse  a fait la une de l´actualité éducative ces derniers temps.  Nominé pour le Global Teacher Prize,  César Bona, 42 ans, a pour mission de développer les capacités individuelles créatives de tous ses élèves en les rendant acteurs de leurs apprentissages et citoyens à part entière dès leur plus jeune âge, à un moment, où plus que jamais, nous devons mettre l´accent sur la lutte contre toutes formes de discriminations et sur le respect des valeurs, comme la fraternité. Comment s’y prend-il ?

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La vidéo


 L'Edito

"Je ne me satisfais pas de le réserver à quelques uns... Il s'agit de généraliser et non de supprimer cet enseignement. Le latin sera un EPI au lieu d'une option facultative". Devant la Commission des affaires culturelles, la ministre a fait de la démocratisation des enseignements optionnels son cheval de bataille. Bien loin de supprimer ces enseignements, il s'agit pour elle de les sortir de l'élitisme. Une proposition qui fait bondir les associations de spécialistes qu'ils s'agisse de la Cnarela pour les langues anciennes ou de l'ADEAF pour l'allemand. Mais qu'en est-il vraiment ?

 

La Cnarela met en avant le rapport des inspecteurs généraux Klein - Soler qui aurait écarté l'idée d'un élitisme des langues anciennes. En effet, le rapport souligne la progression des langues anciennes dans l'académie de Créteil. Et François Martin, le vice président de la Cnarela, lui-même enseignant en Rep, confirme les apports des langues anciennes à la culture des élèves. Elles sont fortement créditées aussi bien pour la maitrise du français, un vrai enjeu social, que pour leur dimension citoyenne. La démocratie, après tout, est un mot qui vient de Grèce.

 

L'argument élitiste ne peut pourtant pas être écarté aussi facilement. Plusieurs études sociologiques montrent que les options, et particulièrement les langues anciennes et les secondes langues, sont utilisées pour construire la ségrégation sociale dans les collèges. " Les options ne sont pas prises de manière égale par les élèves des différentes classes sociales. Les plus aisés prennent plus souvent le latin ou l'allemand par exemple", explique Son Thierry Ly, auteur avec Eric Maurin et Arnaud Riegert d'une étude sur la ségrégation dans les collèges franciliens. Selon cette étude, "pour 62% des élèves ségrégués socialement (et 70% scolairement), la répartition des élèves selon leurs choix d'option et de langues suffit à expliquer la segmentation observée". En 3ème c'est 76% des élèves. Une autre étude, celle de François Baluteau, souligne le rôle du latin grec. 74% des collèges défavorisés proposent le latin mais 53% des favorisés ont latin grec.

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 La semaine

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