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- Au lycée 

De nouveaux droits à la rentrée
Chaque année le ministère de l'éducation nationale inscrit dans sa "circulaire de rentrée" les changements qu'elle met en place. La circulaire de rentrée a été publiée au B.O. du 5 mai. Elle fixe, parmi ses 3 priorités, "développer l'éducation à la responsabilité". L'éducation à la responsabilité vise, peut-être sous la pression du mouvement lycéen, à associer davantage les délégués des élèves à la vie de l'établissement. "Dans les établissements, le délégué de classe est le premier maillon de la représentation des lycéens. À ce titre, son implication, en particulier dans l'organisation des heures de vie de classe, doit être renforcée. Il serait ainsi souhaitable qu'une fois par trimestre, les délégués de classe soient chargés de l'organisation de l'heure de vie de classe et qu'ils en établissent un compte rendu... Pour faciliter l'exercice du mandat des différents représentants des lycéens, le conseil national de la vie lycéenne recommande, lorsque les locaux des établissements le permettent, de prévoir une salle des délégués, équipée si possible de postes informatiques et d'un accès à internet". La circulaire invite à faire participer le vice-président du CVL au conseil d'administration. Des droits nouveaux qui restent à faire entrer dans les établissements.
http://www.education.gouv.fr/bo/2005/18/MENE0500813C.htm

La France record du mal-être à l'école
"La France détient le record du mal-être à l'école avec 45% seulement des élèves se sentant à leur place en classe, contre 81% en moyenne dans les pays de l'OCDE. Un score qui en dit long sur le chemin qui reste à parcourir pour rendre notre école efficace, performante et plus juste". Commentant l'enquête PISA pour le Nouvel Observateur, Bernard Hugonnier, directeur adjoint de l'éducation de l'OCDE, plaide pour une école d'accompagnement et le collège unique et contre le redoublement. "Nous constatons que l'égalité des chances passe par un vrai brassage social, y compris géographique. Le problème est comment l'organiser alors que les évolutions sociologiques poussent au contraire. Mais si on veut une éducation républicaine, on ne peut se satisfaire d'une situation où les résultats de nos enfants dépendent pour beaucoup de l'école où ils vont".
http://www.nouvelobs.com/articles/p2109/a266102.html

Mécontentements lycéens
De la positive attitude à la négative. Voilà, selon l'AFP, le trajet fait par la FIDL, le second syndicat lycéen, ces derniers jours. Après s'être réjouie des négociations avec le ministre, la FIDL est "extrêmement mécontente" de son dernier rendez-vous. L'organisation critique la maigreur des propositions ministérielles. De son coté, la Coordination lycéenne appelle "toutes les organisations lycéennes, étudiantes, syndicales, de parents et de défense des droits de l'homme à mettre en place un collectif unitaire pour la défense des (lycéens) interpellés". Neuf jeunes sont poursuivis pour violence à agent et dégradation de biens publics en réunion. La Ligue des droits de l'homme a estimé "l'attitude des pouvoirs publics... déraisonnable et disproportionnée".
http://actu.voila.fr/Depeche/ext--francais--ftmms--emploieducation/050427170820.a04bokg3.html
http://actu.voila.fr/Depeche/ext--francais--ftmms--emploieducation/050428082243.3y2xkxda.html
http://www.ldh-france.org/actu_derniereheure.cfm?idactu=1040

Réactions syndicales et politiques
"Cela n'a que trop duré : le ministre François Fillon ne peut se contenter de s'enfermer dans un silence méprisant ou de proférer des menaces envers les lycéens". Le Sgen-Cfdt estime que "seul le dialogue accompagné de mesures significatives, tel que le rétablissement des TPE, pourrait contribuer au retour d'une sérénité indispensable". Pour le Se-Unsa, "le gouvernement devrait comprendre qu'une politique éducative ne peut exister contre l'avis de tous ses acteurs. En continuant à ne pas écouter les organisations représentatives, il crée lui-même les conditions d'un climat délétère". Pour la Fsu, le gouvernement "créé les conditions pour amplifier la crise". " Si le ministre de l'Education n'a d'autre réponse aux demandes des jeunes que l'envoi de la police, c'est que ce gouvernement ne comprend plus rien". Dans une déclaration à l'AFP, ,Yves Durand, secrétaire national du PS en charge de l'éducation, invite le ministre à rétablir le dialogue avec les lycéens. "La fermeté est nécessaire, il est inacceptable qu'on ne travaille pas dans les lycées... Mais la question qu'il faut se poser, c'est... qui a créé cette situation de défiance et de mépris?". La Peep, association de parents d'élèves, tout en reconnaissant sa déception devant la loi Fillon, "condamne... le blocage de certains établissements par des groupes de lycéens minoritaires".
http://www.se-unsa.org/presse/comm/page.php?id=050407
http://www.sgen-cfdt.org/actu/article805.html
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emploi_050407142545.n1pxyl7r.html

F. Fillon annonce des "assistants pédagogiques"
" J'ai l'intention de renforcer l'accompagnement des élèves dans les lycées qui ont d'importants besoins dans ce domaine. Pour cela, je vais mettre en place des assistants pédagogiques... Ce seront des étudiants qui se destinent aux métiers de l'enseignement et qui assureront des heures d'accompagnement méthodologique et de soutien scolaire, en lien avec les professeurs et le conseil pédagogique du lycée. Ces étudiants salariés seront formés à leurs nouvelles missions. Ils trouveront là un premier contact avec leur futur métier. Mon objectif à court terme, est de pouvoir concentrer les recrutements sur les 300 établissements les plus sensibles. Le décret sortira dans les prochains jours". Cette annonce a été faitre également devant le Conseil national de la vie lycéenne. Il a reçu une réponse un peu ironique de l'Union nationale des lycéens, le principal syndicat lycéen : " Trois ans après la suppression de dizaines de milliers d'étudiants-surveillants, nous nous réjouissons que le gouvernement paraisse comprendre que ce dispositif répondait à un vrai besoin, et que leur suppression n'a fait qu'accroître les difficultés des lycées". On ignore encore la portée exacte de cette annonce.
http://www.education.gouv.fr/actu/element.php?itemID=20054893
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emploi_050408133206.68912yzm.html

Questions sur la manifestation du 8 mars
Alors que le parti socialiste a demandé la création d'une commission d'enquête parlementaire sur les incidents survenus lors de la manifestation lycéenne du 8 mars, Le Monde interroge les militants et des policiers présents.
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3226,36-638468@51-628807,0.html
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3226,36-638469@51-628807,0.html

Règlement du mouvement
Alors que le mouvement lycéen à la fois se radicalise et s'affaiblit et que le bac approche, L'UNL et la FIDL ont entamé vendredi 15 avril au ministère une négociation. Celle-ci porte d'abord sur la mise en place à la rentrée prochaine d'assistants pédagogiques, des étudiants censés aider les élèves en difficulté. Entre 900 et 1.500 étudiants seraient recrutés et affectés, sans préparation sérieuse probablement, dans des établissements difficiles. La question des TPE, centrale dans la lutte lycéenne, n'apparaît plus. La sortie ménagée par le ministre aux organisations lycéennes est des plus minces. Vendredi 15 avril, seuls quelques établissements parisiens étaient encore perturbés ou occupés. Fin de crise ? Probablement. Victoire ministérielle ? La publication des décrets d'application de la loi Fillon pourrait remobiliser syndicats et parents qui n'ont toujours pas accepté ce texte.
http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_emploi_050415153654.rtukhove.html
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-639496@51-627530,0.html

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