L'Expresso du 22 Octobre 2007 
 

Par François Jarraud

 

LE FAIT DU JOUR

Ecoles privées : Les maires ruraux portent plainte

ÉDITORIAL

A propos du "flop" Guy Môquet

LE SYSTEME

PISA qu'attend la France ? l Un décret reconnaît le droit à la formation des fonctionnaires l Les ministres de l'éducation réunis par l'Unesco

L’ÉLÈVE

Les parents sont obsédes par les études,pas les jeunes… l S'orienter avec Orient'espace l Lire en fête millionnaire

LA CLASSE

Pilotage par les résultats : un directeur d'école trichait…

LA RECHERCHE

L'intelligence de l'enfant

CITOYENNETE

Le traité européen accepté par les 27

LES DISCIPLINES

Primaire : Tice Instits la formation par les pairs l Primaire : L'association des enseignants de breton demande l'annulation des nouveaux programmes l Histoire : Confusion et impensé dans l'histoire de l'immigration à l'école l Géographie :- Arts : Courbet peintre géographe l Les maths en vidéo

LES TICE

Failles dans Firefox et Real player

 

 

Le fait du jour

 

Ecoles privées : Les maires ruraux portent plainte

Selon l'AFP, l'association des maires ruraux de France saisira le Conseil d'Etat contre la récente circulaire sur le financement des frais de scolarité des enfants scolarisés dans une autre commune que celle de leur résidence.

 

On se rappelle que la circulaire Darcos a déjà été contestée par le Cnal.

 

Dépêche AFP

Sur le Café :le Cnal et la circulaire

 

 

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A propos du "flop" Guy Môquet

Cela ne fait plus de doute : à quelques heures du 22 octobre, au moment où j'écris cet éditorial, il est clair que la volonté présidentielle de célébrer dans les lycées la mort de Guy Môquet ne sera pas respectée. Parti des professeurs d'histoire-géographie, le mouvement de contestation a gagné les autres disciplines. On peut le résumer dans cette remarque d'une enseignante de français "je me servirai de cette lettre le jour et à l'heure où j'en aurai besoin dans ma progression ".  On ne sait même pas si le président de la République pourra assister à la moindre cérémonie au lycée Carnot (celui de G.Môquet) à Paris… Il ne reste plus qu'à s'interroger sur ce premier, mais retentissant, "flop" présidentiel.

 

Dès le début les objectifs de cette opération ont été brouillés par le spontanéisme présidentiel. S'il s'agit, comme le disent les instructions du 30 août, " de rappeler aux élèves des lycées l’engagement des jeunes gens et jeunes filles de toutes régions et de tous milieux qui firent le choix de la résistance", alors force est de constater que le président et ses conseillers auraient été bien inspirés de choisir un authentique résistant. Elles évoquent "la grandeur de notre pays" en y associant une citation du président qui justement la contredit. “Aimez la France car c’est votre pays et que vous n’en avez pas d’autre”, c'est un peu court comme argument pour honorer "la grandeur nationale" !

 

Les propos du porte-parole, puis de M. Guaino ont achevé d'ouvrir les yeux sur le projet présidentiel. Ainsi M. Guaino déclarant que "l'école, ce n'est pas un self-service",  s'interrogeant sur les refus d'obéissance des enseignants ("Tout ça est très triste mais amène à s'interroger sur ce que doivent être au fond à la fois l'éthique et les devoirs d'un professeur dont la nation a payé des études, dont la nation paie le salaire et auquel la nation confie ses enfants") et proclamant que Guy Môquet est là pour refonder une identité nationale menacée par le cosmopolitisme ("aujourd’hui, avec l’immigration, la mondialisation, la désintégration du travail, il y a un problème identitaire") a réussi à faire tourner le dos à nombre d'enseignants qui envisageaient d'utiliser la journée pour un réel travail historique.

 

Car ce projet est-il conciliable avec l'éthique professorale ? Un demi-siècle après Vichy peut-on attendre des enseignants qu'ils professent un amour aveugle de la patrie ? La question a déjà été posée récemment avec la loi sur "les aspects positifs" de la colonisation. On connaît la réponse des enseignants. Peut-on demander aux enseignants qu'ils participent avec leurs élèves à une cérémonie purement formelle, sans mise en perspective historique, qui serve de faire-valoir aux élus du secteur ? Comment l'Elysée n'a-t-il pas lu dans les instructions officielles mêmes de l'Education nationale  qui exigent que la mémoire s'efface devant l'histoire, que la réflexion critique des élève s'exerce, le raidissement de la maison Education devant une conception aussi périmée de l'Ecole et de l'autorité ?

 

L'affaire Guy Môquet révèle une double erreur de stratégie et de tactique. Ce que les Français retiendront sur le fond ce sont les conceptions périmées qui logent sous les dorures élyséennes. L'obéissance passive exigée des fonctionnaires, le culte de la patrie, l'immigration perçue comme un ferment de désintégration nationale : le fossé entre l'Elysée et les valeurs de la majorité de la société française est mis à nu. Les enseignants sont plus troublés par l'utilisation qui est faite de l'ADN, par la chasse souvent aveugle, parfois mortelle, qui est faite des sans papiers que par les angoisses de M. Guaino.

 

Mais la leçon principale est encore plus simple : son aveuglement idéologique a empêché l'Elysée de sortir dignement de cette petite crise. Sera-t-il capable de gérer des conflits sociaux plus sérieux ?

Sur le Café : Lire ou ne pas lire G Môquet ?

Une autre lettre celle de M. Manouchian

Chantée par Aragon et Ferré

Mise en perspective historique

L'Affiche rouge décryptée (TP)

 

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PISA : Qu'en attend la France ?

Alors qu'on attend les résultats de l'enquête internationale Pisa  2006, chaque pays participant précise ses attentes. Ainsi la France accorde de l'importance aux enquêtes sur l'intérêt envers la science, les connaissances sur l'environnement, les inégalités sociales à l'école , les caractères des bonnes écoles. Mais peu d'intérêt pour une comparaison publique – privé ou les items relatifs aux TIC. Pisa 2006 amis l'accent sur la culture scientifique. Les résultats devraient être connus début 2008.

Document Pisa (en pdf)

Sur le Café : Pisa 2006

Surle Café : Pisa 2006

 

Un décret reconnaît le droit à la formation des fonctionnaires

"Tout fonctionnaire bénéficie d'un droit individuel à la formation professionnelle d'une durée de vingt heures par année de service. Cette durée est calculée au prorata du temps travaillé pour les fonctionnaires à temps partiel, à l'exception des cas dans lesquels le temps partiel est de droit". Un décret reconnaît ce droit à la formation mais en précise les objectifs et le dispositif.  "Le droit individuel à la formation professionnelle est utilisé à l'initiative du fonctionnaire en accord avec son administration. Les actions de formation retenues à ce titre peuvent se dérouler hors du temps de service du fonctionnaire". Il institue également des "périodes de professionnalisation" de formation en alternance pour les fonctionnaires âgés d'au moins 45 ans.

Le décret

 

Les ministres de l'éducation réunis par l'Unesco

L'Unesco a accueilli les 19 et 20 octobre une "Table ronde ministérielle sur l’Education et le développement économique" dans le but "d'examiner la manière dont l’éducation influence le développement économique et réduit la pauvreté".

Le programme

 

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Les parents sont obsédés par les études, pas les jeunes…

Selon une enquête de Fil Santé Jeunesse, cité par l'AFP, les parents se soucient davantage de la réussite scolaire de leurs enfants que de leur vie sentimentale. La vie amoureuse ne concernerait que 16% des conversations contre 80% pour l'école. L'étude est présentée le 22 octobre lors d'un colloque de l'Ecole des parents et des éducateurs.

Le programme

Dépêche AFP

 

S'orienter avec Orient'espace

Samedi 17 novembre, à Lyon, Orient'espace propose des rencontres avec des conseillers d'orientation mais aussi des professionnels de nombreux secteurs (artisanat, automobile, banque, BTP, commerce, chimie, défense, informatique, mode, restauration, textile etc.).

 

L'entrée est libre. Il y aura aussi des animations, du slam, des sketchs et on nous promet même de l'humour.