Par François Jarraud
LE FAIT DU JOUR
Un prof sur deux en grève
ÉDITORIAL
Tice : Un retard rattrapable ?
LE SYSTEME
Un "rapport martyr " sur les TICE l Darcos précise sa réforme du primaire et du lycée l Le rapport Attali "libéralise" l'Ecole.
L’ÉLÈVE
Orientation : Nuit de l'orientation le 2 février
LA CLASSE
Etonnantes correspondances l La souffrance à l'école l Concours Voyageur et citoyen l Les trois petits cochons interdits
CITOYENNETE
Education et citoyenneté
LES DISCIPLINES
E.D.D. : La Nina déplace les pluies l S.E.S. : Idées fait peau neuve
LES TICE
L'E-Learning adapté aux mobiles progresse en Allemagne
Un prof sur deux en grève
Un prof sur deux en grève, une commune sur dix en service minimum : ce sont les deux chiffres de la matinée. Selon le Se-Unsa 55% des enseignants du primaire seront en grève le 24, 40% de ceux du secondaire. Selon le ministère 1900 communes participeraient au service minimum sur 22 000.
Le syndicat dénonce le "mutisme du gouvernement". "Dans ce mouvement important, les salaires, les suppressions massives d’emplois et le devenir de la Fonction Publique sont au cœur des revendications. Le SE-UNSA constate que sur ces sujets, le silence du gouvernement est assourdissant".
Xavier Darcos critique la grève. "On ne sait plus d'ailleurs très bien les motifs de cette grève, c'est une sorte de rituel auquel les Français finissent par s'habituer comme un mauvais moment à passer".
Communiqué
Dépêche AFP
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Tice : Un retard rattrapable ?
Sensée remettre un rapport dans 3 mois, la mission E-educ que vient de lancer Xavier Darcos est sous l'injonction de trouver une réponse rapide à un vieux problème : la difficulté à intégrer les tice dans la classe. L'obligation ne fait d'ailleurs pas peur aux industriels du Syntec, habitués à des réussites professionnelles rapides. Cette aspiration est-elle réaliste ?
Il faut d'abord rappeler que la France a un sérieux retard en matière d'usages des tice. Ainsi l'enquête Pisa 2000 classait le pays au dernier rang pour les usages en classe, alors que le niveau d'équipement était supérieur à la moyenne européenne. Plus récemment, une étude du Credoc montre que les usages en classe restent faibles et diminuent. C'est finalement au primaire, là où l'équipement est le moins bon que les usages en classe sont les plus nombreux.
C'est dire que la tentation de chercher le "bon logiciel" ou "le bon matériel" capables de changer les pratiques de classe risque de se fracasser sur une réalité plus complexe.
L'exemple du primaire montre que l'économie de l'Ecole entre en jeu pour faciliter l'intégration des tice. C'est peut-être parce que l'enseignant y est seul et unique que les tice pénètrent mieux. Intégrer les tice c'est bousculer une machine éducative qui sait trouver au mieux un équilibre entre un programme, un horaire et un lieu. C'est peut-être aussi altérer le rapport à l'enseignant.
Finalement la réussite de la mission pourrait dépendre de sa capacité à changer l'Ecole. Un chantier qui dépasse sans doute la durée envisagée.
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Un "rapport martyr " sur les TICE
"L'École doit donner à tous les élèves les instruments intellectuels et sociaux de la maîtrise des usages de ces outils, incluant un rapport critique nécessaire vis-à-vis de la multiplicité des informations qu'ils véhiculent. Elle doit devenir le lieu d'appropriation des usages des TIC comme instruments d'information, de communication et d'accès à la connaissance dans le cadre de tous les enseignements, en prenant appui sur les nouveaux modes de gestion des relations entre les acteurs de l'École et sur son ouverture vers le monde professionnel". Xavier Darcos a installé le 23 janvier la mission E-educ.
Celle-ci est chargée de rendre en avril un "rapport martyr" , c'est-à-dire un texte destiné à être débattu, sur l'intégration des tice dans l'Ecole française. La mission aura à charge 4 problématiques : la définition et le développement d'une offre logicielle adaptée; la mise en oeuvre de partenariats-publics-privés (P.P.P.) dans le cadre du déploiement généralisé d'environnements numériques de travail (E.N.T.) dans le premier comme dans le second degré; l'accompagnement du changement; la promotion des carrières et des études du domaine informatique, en particulier auprès des filles.
Cette mission a deux particularités. Elle est composée quasi exclusivement de membres du Syntec informatique, c'est-à-dire de représentants des grandes entreprises du secteur. Ce sont ces industriels, encadrés par l'inspecteur général Alain Sère, qui doivent résoudre les difficultés d'intégration des tice. Ils doivent de surcroît apporter des réponses réalistes et rapides (d'ici fin avril). Mission impossible ? D'une part le Syntec pourra s'inspirer du rapport qu'il vient de co-signer avec le Medef (voir L'Expresso du 21). D'autre part la mission sollicite les avis des enseignants et des familles sur l'utilisation des tice sur un forum spécial ouvert par le gouvernement.
La mission E-educ
Le forum
Surle Café, L'Expresso du 21
Darcos précise sa réforme du primaire et du lycée
"Avant, les enfants d'ouvriers ou de paysans partageaient la même culture que les enfants de bourgeois. Tous devaient connaître la date du baptême de Clovis, savaient placer les fleuves sur une carte et connaissaient les départements. Aujourd'hui, on a perdu ces repères-là". Nostalgique le ministre de l'éducation nationale ? Dans un article du Figaro, il dessine une réforme bien traditionnelle et renvoie à un passé qui n'a existe que dans son imagination : les enfants d'ouvriers et de bourgeois ne fréquentaient évidemment pas la même école…
Il annonce de nouvelles réductions des horaires. "Les élèves français reçoivent, en moyenne, une centaine d'heures de cours de plus que leurs camarades étrangers. Je veux qu'on revienne à des semaines moins chargées pour la grande majorité des élèves".
C'est par contre un modèle innovant qu'il prône pour le lycée. "Il faut que nous regardions ce que font nos voisins, chez qui le lycée s'organise la plupart du temps autour d'un tronc commun avec de grandes options. Le cas le plus original est celui de la Finlande, où il n'y a pas de cours en terminale : les élèves vont suivre les enseignements qui les intéressent, travaillent le plus souvent seuls, rencontrent leurs enseignants pour faire le point sur leurs recherches et sont responsabilisés très tôt". Alors conservateur ou innovateur, Darcos ?
Article du Figaro
Le rapport Attali "libéralise" l'Ecole
Remis le 23 janvier au président de la République, le rapport Attali consacre une large place à l'Ecole. Sa première décision vise à ce que "tout élève maîtrise avant la fin de la sixième le français, la lecture, l’écriture, le calcul, le travail de groupe, l’anglais et l’informatique" ce qui passe pour lui par une réécriture du socle commun.
Les autres propositions reprennent des thèmes à la mode à droite : autonomie des établissements, évaluation des profs par les "usagers", libre choix des établissements. L'ancien "sherpa" de F. Mitterrand a récupéré également l'idée d'un service civique des jeunes en l'adaptant au collège.
Le rapport
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Orientation : Nuit de l'orientation le 2 février
"Une soirée portes ouvertes sur l'orientation dans un climat ludique" : c'est ce que la Chambre de commerce et d'industrie de Paris a imaginé pour sa seconde Nuit de l'orientation le 2 février.
En présence de Bernard Thomas, délégué interministériel à l'orientation, la CCIP organise un "speed-dating" des métiers où des professionnels informeront les jeunes en quelques minutes. Des psychologues proposeront des tests de personnalités. On pourra aussi se renseigner sur une vingtaine de métiers.
La Nuit sera aussi sage avec une table ronde sur les bonnes pratiques d'orientation, des ateliers sur l'approche orientante ou le jeu en orientation.
S'inscrire gratuitement pour la Nuit
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