Par François Jarraud
LE FAIT DU JOUR
Professionnel : L'accord sur la rénovation ouvre de nouveaux droits pour les enseignants
ÉDITORIAL
Libre choix des parents : De nouvelles inégalités ?
LE SYSTEME
Faible mobilisation samedi 24 mai l Accord sur le dialogue social avec le gouvernement l Un site invite les parents à noter leur établissement l Un monument Robien… l Les profs démissionnaires : un point de vue américain l Redeker : Il n'y avait pas de réseau islamiste.
L’ÉLÈVE
Mixité : En débat, vraiment ? l L'agenda des élèves à besoins éducatif particuliers l Jeunes solidaires à Nanterre le 28 mai l 500 enfants au concours "Adoptons la paix attitude"
LA CLASSE
Intertice : Un rendez-vous pour l'Ile-de-France l Le lycée du futur, un défi l En rires, au programme du prochain Printemps des poètes
LA RECHERCHE
Payer les profs au mérite ?
CITOYENNETE
Le génocide tzigane
LES DISCIPLINES
S.V.T. – Géo : Le tremblement de terre du Sichuan l Cinéma : Le Prix de l'éducation national à "Tulpan" l E.D.D. : Un nouvel ordre énergétique mondial en construction l ST2S : Les statistiques de l'OMS
LES TICE
Si tu reviens j'annule tout…
Professionnel : L'accord sur la rénovation ouvre de nouveaux droits pour les enseignants
L'accord signé entre le Snetaa-Eil , le Snpden Unsa, l'ID Faen et le ministère le 23 mai concerne également les carrières des enseignants.
Ce document entend "valoriser la voie professionnelle pour assurer au moins une formation de niveau V à tous les jeunes" et "valoriser la voie professionnelle en tant que parcours du CAP au BTS" appelle à "individualiser les parcours pour respecter les rythmes d’acquisition des élèves" et "développer les passerelles entre les formations de niveau V et IV et entre les voies professionnelle, générale et technologique". Il promet notamment de "garantir dans chaque bassin de formation la possibilité d’une préparation d’un diplôme de niveau V, correspondant aux champs professionnels des baccalauréats professionnels qui y sont enseignés" c'est-à-dire de maintenir partout la possibilité de passer le bac pro en 4 ans, une revendication très portée par les lycéens.
Sur le plan pédagogique, le relevé de conclusions est plus prolixe, mettant en avant le travail en groupe, les projets (PPCP), les dispositifs de soutien (aide individualisée, modules de remédiation) et des "modules d'accompagnement" destinés à aider les élèves dans la poursuite de leurs études. Il vise à augmenter le nombre de bacheliers professionnels poursuivant dans des formations supérieures courtes (Bts, Dut).
Mais tout un volet concerne les enseignants. Le protocole promet "d'instituer une indemnité spécifique d’enseignement en terminale professionnelle, de reconnaître matériellement le suivi du Contrôle en Cours de Formation, de revaloriser, pour les mettre en cohérence avec celles des autres niveaux, les indemnités de professeur principal en baccalauréat professionnel". La possibilité d'enseigner dans l'enseignement supérieur sera reconnue aux PLP.
Signataire de l'accord, le Snpden Unsa, qui regroupe la majorité des chefs d'établissement, dénonce les fermetures de formations de niveau IV dans certaines académies et demande déjà l'application réelle du protocole.
Protocole d'accord
Relevé de conclusions
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Libre choix des parents : De nouvelles inégalités ?
Promesse du candidat Sarkozy, le libre choix de l'école a soulevé un certain espoir dans les familles qui y ont vu la possibilité pour leurs enfants d'accéder aux meilleurs établissements. Depuis la promesse est devenue officiellement réalité : à la prochain rentrée les parents pourront demander un établissement hors de leur secteur.
Plus précisément, le ministère annonce que "la règle générale n'a pas changé : les enfants sont inscrits dans l'établissement le plus proche de leur domicile" mais qu'il est possible de s'inscrire dans un autre établissement par dérogation. Celles-ci sont accordées en priorité aux élèves handicapés, aux boursiers au mérite ou sociaux, aux fratries, et aux élèves en bordure de zone. Dans ces cas-là c'est l'inspecteur d'académie qui décide d'accorder ou non la dérogation. A l'évidence, les demandes vers les établissements les plus cotés devraient excéder leurs possibilités et l'administration retrouvera comme avant son pouvoir de tri et d'affectation.
Cette déception on l'entend également en Angleterre, là où la liberté de choix est effective depuis des années. Le Guardian rend compte des 50 000 appels déposés par des parents cette année pour obtenir une autre école et surtout des énormes différences territoriales dans leur traitement. Alors qu'on a 8 chances sur dix de voir sa demande satisfaite dans le North Lincolnshire, on tombe à 2% à Westminster ou à 5% à Solihull. A en croire l'opposition conservatrice, "un parent sur 5 n'a pas obtenu l'établissement secondaire mis en premier et le nombre d'appel augmente. La situation des parents les plus pauvres est la pire car il y a peu de bonnes écoles dans les quartiers défavorisés. Tous les parents devraient avoir le droit de choisir leur école, et pas seulement les plus riches".
C'est avouer que le libre choix, institué officiellement pour aider les plus démunis et parce que la carte scolaire était socialement injuste, ramène à la ségrégation sociale. C'est aussi reconnaître que la liberté, censée, selon la logique libérale, développer les bons établissements, ne les a pas incités à offrir le nombre de places nécessaires.
Autant dire que la vraie liberté de choix passe par une véritable politique en faveur de l'éducation prioritaire. Et là T. Picketty nous a dit ce qu'il faut faire : dans ces établissements là il faut réduire fortement les effectifs. Ce qui suppose, quoi qu'on dise, des moyens…
Article du Guardian
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Faible mobilisation samedi 24 mai
Faible mobilisation samedi où les cortèges, souvent sous la pluie, n'ont réuni que 18 à 40 000 manifestants pour l'ensemble du pays (4 à 8 000 à Paris, 6 à 12 000 à Nantes mais seulement quelques centaines à Lyon, Marseille, Bordeaux ou Lille). La manifestation faisait suite à celles du jeudi 22 et du jeudi 15 mai. Elle répondait à l'appel de 19 organisations (syndicats, parents, associations)
"Il nous faut réformer tout simplement l'école de la République.. et les défilés ne changeront rien à l'affaire" a déclaré Xavier Darcos à Cannes le 25 mai. Lundi 26 il reçoit, les uns après les autres, les différents syndicats.
Dépêche AFP
Dépêche AFP
Accord sur le dialogue social avec le gouvernement
La CGT, la FSU, l'UNSA, la CFDT et Solidaires ont signé un accord sur le dialogue social dans la fonction publique avec le ministre de la fonction publique, Eric Woerth, le 23 mai. Ce texte prévoit qu'un accord ne sera valide que s'il est signé par des syndicats représentants au moins 50% des salariés (phase de transition jusqu'en 2013). Seuls les syndicats voteront dans les instances consultatives et une nouvelle discussion devra avoir lieu en cas de vote négatif. L'accord prévoit aussi la liberté de candidature aux élections pour tout syndicat légalement constitué.
Cet accord suscite des réactions au sein de la FSU où deux tendances la contestent.
Communiqué gouvernemental
Article du Nouvel Obs
Dépêche AFP
Le point de vue de la direction Fsu
Un site invite les parents à noter leur établissement
L'école soumise à la délation parentale ? Note2be fermé, un nouveau site appelle les parents à noter, non pas un enseignant, mais un établissement. Ouvert par la revue Pédagogies Magazine, le site "Au cœur des écoles" prétend faire "apprécier l'école".
Il invite les parents à créer "une base d'information qui recenserait tous les établissements de France du CP à la terminale" et comprend déjà plus d'un millier d'avis. Pour chaque classe, les parents peuvent évaluer l'infrastructure, l'enseignement, l'encadrement, l'accompagnement et "l'extra-scolaire".
Sans être nominatives, certaines de ces évaluations désignent précisément un fonctionnaire. C'est le cas par exemple de l'évaluation de l'encadrement ou, dans la plupart des écoles primaires, de l'avis porté sur le CE1 ou le CP de telle ou telle école. Les avis portés sont totalement anonymes.
Au cœur des écoles
Un monument Robien…
"Les enseignants… sont au cœur des attentes éducatives de la Nation…. Il est important qu’ils obtiennent une reconnaissance de leur investissement personnel et collectif, de leur mérite et des sujétions particulières propres à l’exercice de leur métier. C’est la raison pour laquelle un effort budgétaire conséquent a été réalisé depuis 2002 et confirmé en 2007". Ce texte est extrait du "Rapport d'activité ministériel 2005-2007" publié par le ministère de l'éducation nationale. Le rapport a l'avantage d'offrir un guide qui permet de retrouver facilement les textes publiés durant ces années. Mais le point de vue est particulier : c'est celui de la rue de Grenelle. Pour vous en convaincre, un détour par la page 16 sur "Savoir lire, écrire, compter" vaut la peine…