Par François Jarraud
LE FAIT DU JOUR
Le droit de grève des enseignants du primaire sera-t-il limité ?
ÉDITORIAL
Contre la montre
LE SYSTEME
La star du jour : "Entre les murs" l Darcos, le bon élève.
L’ÉLÈVE
La fête du vélo les 7 et 8 juin
LA CLASSE
L'évaluation de CM2 modifiée l Un TPE sur le téléchargement de musique
LA RECHERCHE
Le système éducatif français
CITOYENNETE
Une rencontre sur la xénophobie d'Etat
LES DISCIPLINES
E.D.D. : 800 000 ans de gaz à effet de serre reconstitué l Langues vivantes au collège l Géo – Eco : La crise alimentaire l Sciences : Le Palais de la découverte menacé
LES TICE
Interwrite Learning équipera les IUFM en TNI
Le droit de grève des enseignants du primaire sera-t-il limité ?
Alors que le gouvernement vient de signer un accord national sur le dialogue social dans la fonction publique, peut-on accepter que les enseignants du primaire voient leur droit de grève limité ? Car le service d'accueil des écoliers proposé par le gouvernement s'accompagne de ces contraintes particulières. Xavier Darcos a reçu lundi 26 mai les organisations syndicales pour leur présenter le projet de loi sur le service minimum dans l'école primaire.
Selon AP, le texte comporte 4 articles. Le premier stipule que "tout enfant scolarisé dans une école maternelle ou élémentaire publique y est accueilli pendant le temps scolaire obligatoire", le service d'accueil se substituant au service d'enseignement quand l'enseignement ne peut être dispensé. L'article 2 instaure une obligation de négociation avant conflit. En cas de grève "toute personne qui exerce des fonctions d'enseignement (dans les écoles susdites) informe au plus tard 48 heures avant de participer à la grève l'autorité administrative". L'article 3 précise que le service d'accueil doit être mis en place par les communes dès qu'une école compte 10% de grévistes. Le dernier article traite de l'indemnité versée aux communes.
Le texte soulève l'opposition des syndicats. "On a un ministre qui propose un texte pour qu'on dise ce qu'on en pense, tout en nous prévenant que le texte part demain en Conseil d'Etat, et qu'on n'aura pas la possibilité de le changer. Ce n'est pas une méthode qui peut être acceptée" estime F. Chérèque pour la Cfdt. Le Se-Unsa relève que l'article 1 permettrait d'utiliser le service d'accueil en cas de congé maladie d'un enseignant. Il considère "qu’il serait inacceptable que soit porté atteinte au droit de grève des enseignants des écoles. Toute mesure susceptible de faire pression sur eux, contre la grève, y participerait". Pour le Snuipp, "le texte, tel qu'il nous a été présenté, a une double caractéristique : d'une part il impose aux enseignants des écoles des conditions pour l'exercice de leur droit de grève en leur imposant une déclaration préalable à l'administration alors qu'ils informent déjà les familles ; d'autre part il ne donne aucune garantie sur la qualité et la nature de l'accueil proposé aux familles ni sur les financements proposés aux communes".
Car c'est aussi sur le terrain communal que le projet sera contesté. On se rappelle que seulement 10% des communes avaient accepté le service minimum. L'Association des maires de France, l'Andev avaient soulevé la question de la responsabilité des communes.
En attendant leurs réactions, le Snuipp invite les enseignants à signer une pétition adressée par le Snuipp, le Sgen et le Se-Unsa à N. Sarkozy.
Le projet de loi
Le se unsa
La pétition
Sur le Café
|
N’hésitez pas à réagir sur les actualités qui vous interpellent, comme sur la plupart des articles du Café en vous rendant dans le forum correspondant (menu de droite).
Pour pouvoir réagir, il faut préalablement s’être inscrit sur le site et être identifié. À très vite ! |
Contre la montre
La semaine à venir sera délicate à négocier pour les syndicats : à trois semaines du Bac, comment rebondir ? Les dix jours qui viennent de passer ont vu deux rendez-vous réussis (la grève unitaire du 15 et la manifestation FSU du dimanche 18 mai), mais celui qui devait faire la jonction avec les parents samedi dernier a été peu productif…
Loin de la culture de la « radicalité » que viennent d’exprimer les pêcheurs, les personnels d’éducation semblent osciller entre la mauvaise humeur et le fatalisme, et on voit mal, sauf dans les zones les plus mobilisées, comment juin pourrait permettre de refaire partir une dynamique.
C’est sans doute une préoccupation à travailler pour les syndicats, au-delà de l’actualité chaude : pour ne pas apparaître uniquement comme ceux qui « résistent » à un pouvoir de plus en plus déterminé à aller à l’épreuve de force, il leur faut convaincre les personnels que les actions collectives peuvent déboucher sur des résultats, quand nombre d’entre-eux lorgnent vers le repli individuel.
Mais il leur faut aussi passer la vitesse supérieure pour convaincre l’opinion qu’elle n’a pas intérêt à se laisser embobiner par les discours simplistes des thuriféraires du retour au passé : quand les enseignants descendent dans la rue au nom des intérêts des élèves « les plus en difficultés », pas sûr que les parents de ces élèves-là soient dans les cortèges… Dans une époque où insertion sociale et réussite scolaire n’ont jamais été aussi liées, l’ambition de la réussite de tous doit prendre vie au-delà des slogans des banderoles. Pas sûr que tous les syndicats soient engagés sur cette route…
P. Picard
Revenir au sommaire
La star du jour : "Entre les murs"
Avec sa Palme d'or, le film tiré du récit de F. Bégaudeau est l'objet de l'attention universelle. L'auteur fait l'objet d'une chronique favorable des Cahiers pédagogiques, les détracteurs d'une ironique revue de presse de JF Launay.
La revue de presse
Sur les Cahiers pédagogiques
Darcos, le bon élève
"Avec le monde enseignant, le fil n'est pas coupé mais il est ténu. Le crédit de Xavier Darcos a fondu - notamment auprès des professeurs du primaire, qui ont perçu comme une remise en cause ses propos sur l'efficacité de l'école et la réforme qui a suivi". Laurence Albert, dans Les Echos, fait le bilan d'un an de ministère Darcos. "Plus fort politiquement, admis désormais dans le cercle des proches de Nicolas Sarkozy, « le ministre des enseignants » va devoir, pour réussir ses réformes, regagner la confiance de la profession. Le bon élève doit retrouver l'estime de ses camarades".
Article des Echos
Revenir au sommaire
La fête du vélo les 7 et 8 juin
"Coordinateur interministériel pour le développement de l'usage du vélo" : voilà un emploi passé inaperçu qui sera mis à l'honneur à la Rencontre organisée au Sénat le 29 mai. En prologue à la Fête du vélo, elle réunira "les acteurs engagés dans le développement du vélo" en présence de JL Borloo.
Les 7 et 8 juin, plus de 1000 manifestations sont programmés. On attend 1 million de participant à la Fête du vélo.
Sur le site de la Fête du vélo
Revenir au sommaire
L'évaluation de CM2 modifiée
La Depp (Division des études du ministère) a décidé d'annuler une partie de l'évaluation de CM2 actuellement en expérimentation, plus particulièrement la partie n°4 portant sur la vie culturelle familiale des élèves. Elle répond ainsi aux inquiétudes manifestées par certains enseignants, qui, elles-mêmes rappelaient les réactions à l'étude sur les collégiens de 6ème.
Sur le Café, Ces questionnaires qui inquiètent
Un TPE sur le téléchargement de musique
"L'augmentation continuelle du "vol" sur Internet, nous a donc amené à nous interroger sur le prix de la gratuité, et à nous intéresser à l'impact économique, social, politique et culturel du téléchargement illégal de musique." Trois lycéens de Besançon (lycée Pergaud) ont pris comme thème de TPE le téléchargement de musique.