La réforme du lycée dans l'Expresso - Rentrée 2008 

Par François Jarraud

Dans l'Expresso du 22 octobre 2008

X. Darcos dévoile la nouvelle classe de seconde

Que reste-il du projet de lycée "finlandais" ? « Je ne partage pas le sentiment de ceux qui croient qu’on rend service au lycée en le figeant dans son organisation actuelle. Réclamer le statu quo pour le lycée c’est chercher à briser ce qui fait la force de son lien avec les Français. C’est le rendre sourd aux attentes de la société ». Très persuasif, Xavier Darcos a présenté le 21 octobre la nouvelle classe de seconde en présence de JP de Gaudemar, chargé de la réforme du lycée. Il a confirmé que la réforme serait appliquée à la rentrée 2009.


L’horaire de la classe comprendra 30 heures d’enseignement, soit sensiblement le volume actuel. Il comprendra 21 heures "d’enseignements généraux" (français, maths, histoire-géo éducation civique, sciences expérimentales, LV 1 et 2, EPS). La répartition entre ces disciplines n’est pas faite et sera sûrement l’objet de négociations d’ici décembre. Il n’est plus question de "modules" pour ces enseignements dans le document ministériel. Une façon sans doute de rassurer ceux qui craignaient un éclatement disciplinaire. Et aussi d'affirmer une certaine continuité. X. Darcos affirme repousser l'idée d'annualiser l'enseignement.


Les élèves devront suivre 4 modules au choix mais définis selon leur filière. Ainsi en Humanités ils choisiront entre littérature, langues anciennes, langue vivantes ou arts et histoire de l’art. En sciences entre maths, physique-chimie, SVT, « informatique et société numérique », un module au contenu encore indéfini. En Sciences de la société ils disposeront de SES, gestion, histoire-géo. La dernière filière concerne les technologies (ingénieur, SMS, STL, hôtellerie) et l’EPS.


Enfin les élèves devront suivre un accompagnement obligatoire, à raison de 3 heures par semaine, réparti entre travaux interdisciplinaires, orientation et remise à niveau.  Cet accompagnement est présenté comme une réforme essentielle. Dans l’esprit du ministre la personnalisation c’est la démocratisation. On ignore cependant comment les enseignants seront formés à cet accompagnement.


C’est surtout l’organisation de l’année qui change. L’année est divisée en deux semestres séparés par une semaine de bilan et examens blancs. Il y aura 4 conseils par an (au lieu de 3), 2 réunions de profs et 2 véritables conseils de classe. En contrepartie de cet accompagnement renforcé des élèves, l’ISO sera réévaluée.


Bien des éléments du projet initial ont fondu depuis l'été. L'idée de modules indifférenciés pour ne pas reconstituer de filières. La disparition du groupe classe. Les passerelles entre séries. Le travail d'équipe des enseignants. Sur tous ces points le ministre a reculé devant les exigences des associations de spécialistes et de syndicats. Le "nouveau lycée républicain" ressemblera beaucoup à l'ancien… D'ailleurs, sortant du cadre de la seconde, le ministre a promis que son projet n’aboutira pas à une réforme du bac. On imagine mal dans cette perspective comment échapper à la hiérarchisation des filières.  A la question, "que reste-il du lycée "finlandais" annoncé au départ, un interlocuteur du Sgen répond : "Rien"…


Xavier Darcos présente pourtant sa réforme comme un facteur important de  démocratisation du lycée. Il en attend la diminution des redoublements  grâce à l'accompagnement individuel des élèves et au nouvel équilibre entre le temps de l’enseignement et celui du travail personnel.


Pourtant rien n'est moins sûr. Donner davantage d'autonomie aux établissements et de liberté aux lycéens c'est sûrement favoriser la motivation, l'envie d'apprendre et de meilleurs climats d'établissement. On ne voit pas d'ailleurs pourquoi la France échapperait à un mouvement général d'évolution du secondaire. Encore faut-il que ces libertés soient accompagnées. Or on ignore comment les établissements construiront leur offre de modules et si des propositions aussi riches et variées pourront être faites en banlieue et en centre ville. Laisser les établissements définir librement une partie du curriculum pourrait mener à une aggravation des écarts entre établissements.


On ignore également comment les enseignants seront aidés pour la mise en place des modules d'accompagnement des élèves. Or leur rôle sera déterminant dans le guidage des élèves. Laisser les conseils de classe décider en milieu d'année de réorienter les élèves c'est prendre le risque de renforcer la hiérarchisation au sein des établissements.


Xavier Darcos espère de nouveaux rapports entre élèves et professeurs. C'est reconnaître qu'une réforme n'est pas faite que de règlements. Il lui faut aussi une âme et un esprit. Sont-ils là ?

Le dossier de presse du MEN

Le discours du ministre

Les réactions à la réforme du lycée

"Nous restons sur notre faim au niveau des annonces de Xavier Darcos" annonce l'UNL dans une dépêche AFP. Le syndicat lycéen remarque que "nous voulions 28 heures de cours hebdomadaires, or 30 sont proposées". La FIDL relève que "le système d'orientation en fin de seconde n'est pas changé, c'est dommage".


Le Sgen Cfdt partage cet avis. "Le système des voies générale et technologique est conservé, la seconde risque bien de rester une gare de triage où le poids des enseignements obligatoires maintenus en l'état sera l'essentiel de l'orientation" Pour le syndicat "pour maintenir son calendrier, Xavier Darcos appauvrit considérablement la réforme… L'année sera bien divisée en semestres, mais pas les enseignements. Avec la réduction d'horaire, ce sont bien les conditions de travail des enseignants et des élèves qui vont s'aggraver… L'apprentissage de l'autonomie, l'aide à l'orientation, ... promises aux lycéens ne bénéficient d'aucun temps supplémentaire, et surtout d'aucune modalité nouvelle d'organisation. Il y aura fort à faire pour que la semaine de bilan et d'orientation ne se réduise pas à une semaine d'épreuves de fin de semestre".


Le Se-Unsa est fort déçu lui aussi. "Le soufflé sera vite retombé… Dans la nouvelle architecture… rien ne changera fondamentalement les logiques d'aujourd'hui… Quant aux 'nouveautés', elles auront une part si congrue qu'elles n'auront qu'une influence marginale sur le parcours des élèves".

 

Le Snes et le Snep "prennent acte d’une inflexion générale du discours" Mais ils craignent que "la définition des « enseignements généraux » et des « modules d’enseignements complémentaires » ne lèvent pas les craintes de  dénaturation ou de disparition d’un certain nombre de disciplines qui participent grandement à la formation intellectuelle, culturelle et civique des lycéens : les Sciences économiques et sociales, les langues anciennes, les enseignements artistiques". Le Snes a demandé une annonce au ministre ce qui est peut-être le prologue à un retour dans les négociations…


Du côté des associations de spécialistes, l'Apses semblait la plus inquiète puisque absente des enseignements obligatoires.

Communiqué

Communiqué

Dépêche AFP

L'Expresso du 22 octobre

Dans l'Expresso du 20 octobre 2008

Les Clionautes demandent des TICE en histoire-géographie

L'association des Clionautes, qui regroupe des enseignants d'histoire-géographie  utilisateurs des Tice, réagit à la réforme du lycée en demandant " la présence, pour tous les élèves en cycle terminal d’un enseignement d’histoire-géographie à finalité de formation du citoyen".


Pour les Clionautes " la réforme du lycée doit s’accompagner des moyens matériels et humains à même de favoriser l’utilisation des TICE dans l’enseignement en général et en histoire-géographie en particulier".

Communiqué

 

Des sociologues appellent au maintien des SES

"Au-delà du cas des S.E.S, la réforme qui se prépare, indépendamment de ses effets prévisibles d’accentuation des inégalités sociales, annonce la destruction des conditions nécessaires à une formation intellectuelle rigoureuse. Mais la tentative d’éradication des S.E.S, pour partie manifestement revancharde, est emblématique de cette attaque contre les enseignements indispensables à l’éducation de citoyens autonomes, et qui sont accusés (quel aveu !) de former des esprits critiques". S. Beaud, KL. Boltanski, P. Combemale, M. Lallement etc. signent une tribune sur Mediapart pour attirer l'attention sur le destin des SES.

Article


Les documentalistes demandent un module

"Depuis de nombreuses années, la FADBEN revendique la reconnaissance et la formalisation des contenus d’enseignement qui relèvent de leur domaine de spécialité, à savoir l’information-documentation" écrit l'association dans un "manifeste".


"Aujourd’hui, la FADBEN propose de créer un enseignement à la culture de l’information sous la forme d’un module cohérent, inscrit dans les cursus de tous les élèves de la 6ème à la Terminale, basé sur une progression et une évaluation définies des apprentissages". L'association entre ainsi dans le débat sur la réforme du lycée.

Manifeste

 

Darcos : Les sciences dans le tronc commun du lycée

Sur TF1, Xavier Darcos a confirmé la maintien des sciences dans les enseignements du tronc commun en seconde. Celui-ci comprendrait "évidemment du Français, des Mathématiques, de l'Histoire et Géographie, deux langues vivantes, des Sciences expérimentales et de l'éducation physique".


Cette déclaration confirme les dernières informations sur la réforme du lycée mais n'eclairent ni le volume horaire ni le suivi en cycle terminal.

Dépêche AFP
L'Expresso du 20 octobre

Dans l'Expresso du 17 octobre 2008

Darcos rendra ses arbitrages la semaine prochaine

Dans un entretien vidéo tourné par L'Express, X. Darcos annonce son intention de faire connaître ses arbitrages pour la réforme du lycée la semaine prochaine. Il déclare également ne pas avoir fixé le nombre d'heures de cours : 27h ? 30 H? restent envisageables.

La vidéo


EPS : Le SNEP quitte la table de négociation

"Concernant l’EPS, si le SNEP constate avec satisfaction que la présence de cette discipline dans les enseignements obligatoires n’est actuellement pas remise en cause, l’exigence de la profession d’augmentation horaire est exclue et la semestrialisation de l’enseignement, pourtant contestée par les enseignants d’EPS, reste une hypothèse avancée. Par ailleurs la réduction prévue du cadre horaire global risque aussi d’aboutir à une diminution des choix optionnels d’EPS, par rapport à la situation actuelle déjà jugée insuffisante par le SNEP. " Le Snep a décidé le 16 octobre de quitter les négociation.

Communiqué

L'Expresso du 17 octobre


Dans l'Expresso du 15 octobre 2008


Des précisions sur le futur lycée

Les sciences expérimentales sont-elles "sauvées" ? C'est ce que donne à penser le compte-rendu de la réunion entre le Se-Unsa et J.P. de Gaudemar qui a eu lieu le 15 octobre.


Le Se-Unsa donne de nouveaux éclairages sur la maquette de la seconde et du cycle terminal. En seconde, "la place des sciences expérimentales dans la formation de tous les élèves semble acquise". Ce pourrait être un module de "sciences expérimentales" interdisciplinaire dans les enseignements obligatoires ou l'obligation de suivre un module exploratoire.


Le cycle terminal comprendra 36 modules (16 par an) de 3 heures semestrielles, répartis en 16 modules d'enseignement obligatoire, 16 de spécialisation et 4 d'accompagnement. Les enseignements obligatoires comprendraient la philosophie (2 modules), du français (2 modules), 2 langues (6 ou 7 modules), l'EPS (2 ou 3), les sciences (incluant maths et sciences expérimentales (3 modules) et sciences sociales (histoire-géo et SES) (3 modules).


Un grand flou semble encore régner par rapport aux filières. Si le projet envisage 4 dominantes (humanités et arts, sciences, sciences de la société, technologie), on sait encore mal comment se fera la spécialisation. A priori seule la philosophie devrait faire module commun, ce qui donne à entendre, comme cela a été dit à l 'APMEP pour les maths, que les modules n'offriront pas les mêmes enseignements…  Dans cette perspective comment organiser l'examen (en dehors de l'épreuve de philo ) ?


Chaque lycéen devrait prendre 7 modules de spécialisation soit en renforcement de la dominante, soit en sortant de sa dominante. Pour le Se-Unsa, "la réflexion n'est pas aboutie" sur ce sujet. Les contours "restent très flous" particulièrement pour la dominante technologie.


"La modularité permettra aux élèves ayant choisi une dominante technologique de suivre des enseignements d’une discipline d’une autre famille. A l’inverse, des élèves des autres dominantes pourront accéder à des enseignements de la famille « Technologie » en complément de ceux de leur dominante" écrit le Se-unsa. En seconde, les enseignements ISI et ISP ont vocation à fusionner dans un module unique de « sciences industrielles » offerts dans tous les lycées. Un point positif : dans la discussion les TPE sont réapparus, preuve que ce dispositif correspond bien à un besoin.


Que deviendront les filières technologiques ? La filière STG pourrait éclater. Selon le Se-Unsa, les actuels enseignements de STG seraient redistribués entre 2 dominantes : gestion et droit rattachés à la famille « Sciences de la société » ,  comptabilité, mercatique, gestion des ressources humaines, management des organisations et gestion des systèmes d’information à la famille « Technologie ».


Pour le technologique industriel, c'est encore plus flou. Le ministère passe commande d'un rapport à l'Inspection générale pour les STI.


Le calendrier est maintenu. J.P. de Gaudemar maintient la rentrée 2009 pour une application en seconde. Mais elle devrait être "progressive" , comprendre les choix modulaires et l'accompagnement, mais sans révision de tous les programmes. Mais comment maintenir des programmes anciens avec des horaires de cours largement amputés ?

Le compte-rendu du SE-Unsa

L'Expresso du 15 octobre


Dans l'Expresso du 14 octobre 2008

Le Sgen demande une révision du calendrier

"Le Sgen-CFDT ne pourrait accepter une réforme qui conduirait à un alourdissement de la charge de travail et à une dégradation des conditions de travail des personnels. Il souhaite au contraire que le service des personnels intègre à côté des heures de cours moins nombreuses, des heures dévolues à la concertation et au travail en équipe, au suivi, au tutorat et à l'accompagnement de l'élève. La redéfinition du métier et du service tenant compte de ces nouvelles tâches doit donc être discutée avant la mise en œuvre de la réforme par les établissements". Le Sgen Cfdt a fait savoir le 13 octobre qu'il demandait un nouveau calendrier pour la réforme. "Il serait dommageable pour la réussite des élèves actuellement en 3ème de devoir choisir tardivement et à l'aveugle, les différents modules qui leur seront offerts. La réussite de la nouvelle seconde doit aussi reposer sur une offre d'enseignements permettant un choix clair des élèves". Tout cela plaide, pour le Sgen, "pour un étalement du calendrier de mise en œuvre de la réforme".

Communiqué

 

L'AFEF et la réforme du lycée

"Qulle idée pouvons-nous nous faire des apprentissages prévus dans cette nouvelle architecture ? Nous n’allons pas réclamer plus de temps que les autres dans le tronc commun, ce serait malvenu. Alors, que privilégier dans ces trois heures d’enseignements fondamentaux :

- La maitrise de la langue et des langages, garant de l’insertion sociale, dont nous savons bien que, garantie par aucun socle commun, elle n’est pas assurée à la sortie du collège ?

- L’aide à l’écriture autonome, bagage indispensable pour une organisation modulaire et un parcours individuel responsable ?

- La littérature dont nous nous sommes toujours battus pour qu’elle soit, pour tous les élèves, un moyen privilégié de compréhension du monde et des hommes?" interroge Viviane Youx.

Communiqué

L'Expresso du 14 octobre

Dans l'Expresso du 13 octobre 2008

Education & Devenir soutient raisonnablement la réforme du lycée

"Repenser la seconde de détermination, la rendre plus efficace dans la préparation des choix des parcours du cycle terminal du lycée est une proposition de bon sens, faire que ce cycle terminal prépare mieux à la poursuite d’études en université est aussi une exigence que nous pouvons partager" écrit l'éditorialiste d'Education & Devenir.

"Nous devons nous saisir, sans frilosité, des avancées proposées pour travailler à la réussite et à l’épanouissement des élèves qui nous sont confiés sans toutefois nous départir de notre esprit critique et de notre droit à contester tout ce qui nous paraît contraire aux valeurs que nous prônons". Car l'éditorialiste ne peut s'empêcher de souligner les mesures qui vont contre ces orientations comme la suppression des TPE, l'abandon de la carte scolaire, la suppression des IUFM, celles des postes d'enseignants.

Editorial d'Education & Devenir

L'Expresso du 13 octobre

Dans l'Expresso du 10 octobre 2008

Le Snes quitte la négociation

Le Café vous le prédisait hier. C'est chose faite. Le départ du Snes renforce-t-il ou affaiblit-il le projet ministériel ? "Le SNES quitte ce cadre de discussions dont le seul but semble être de valider une réforme du lycée contraire à l’intérêt des élèves et des personnels". Lors d'une conférence de presse, le 9 octobre, le Snes a annoncé qu'il quittait la négociation sur la réforme du lycée.


Le syndicat justifie cette décision en faisant valoir ses exigences : renforcement des horaires, maintien des séries, du bac dans sa forme actuelle, d'une définition de service des enseignants hebdomadaire. Il critique le manque de transparence : "le syndicat ignore les propositions qui seront transmises au ministre". En fait, le 18 septembre le Snes avait déjà failli quitter la négociation. Début octobre il avait fait connaître son rejet des fondements de la réforme et exigé le maintien des classes et des horaires. Le 7 octobre il s'interrogeait publiquement sur son maintien et le 8, le Café prédisait la rupture.


Xavier Darcos a "pris acte" du retrait du Snes des négociations et manifesté son intention de "poursuivre les discussions avec les autres organisations". Le ministre avait déjà vu la CGT quitter la négociation.


Pour le Sgen Cfdt, "l’annonce du départ du Snes-FSU se veut comme un élément de blocage de la réforme". Le syndicat rappelle que le Snes avait signé les "points de convergence" l'été dernier et que "l’immobilisme n’est plus possible, une réforme est absolument indispensable pour les élèves comme pour les personnels".  Le Sgen-CFDT "entend que les discussions se poursuivent pour une plus grande réussite des élèves mais aussi pour l’amélioration des conditions de travail des personnels qui passe par une autre organisation des enseignements. Il souhaite en particulier que le temps de service des enseignants intègre toutes les nouvelles tâches. Cela suppose également une réduction du nombre d’heures de cours pour les professeurs et un temps inscrit dans le service des personnels destiné au travail en équipe, à la concertation, à l’aide au travail et au suivi des élèves".


Interrogée par le Café, Claire Krepper, du Se-Unsa, fait part de sa "consternation". "Nous ne comprenons pas pourquoi le Snes se retire avant même que le ministre rende ses arbitrages. C'est dommage que le syndicat majoritaire quitte la discussion avant qu'elle aboutisse" remarque C. Krepper qui y voir une sorte de désertion. Quant au Se-Unsa, "il ira jusqu'au bout des discussions et après il sera d'accord ou pas avec les  propositions retenues par X. Darcos". Pour le Se-Unsa, "ce que le Snes demandait était partiellement retenu par JP de Gaudemar", par exemple, le maintien de la logique des séries dans l'organisation du cycle terminal. 


Le Snes appelle à manifester le 19 octobre. Il retrouvera dans le cortège le Sgen et le Se-Unsa. Un même lit pour deux rêves ?

Le reportage du Café au siège du Snes Fsu

Communiqué du Sgen Cfdt


La panne ?