La FCPE souhaite le maintien de V Peillon après le remaniement 

Vincent Peillon est-il indispensable à la refondation ? Pour Paul Raoult, président de la FCPE, première association de parents d'élèves, la réponse est positive. Dans un entretien accordé au Café pédagogique, il fustige les opposants à la réforme des rythmes scolaires et plaide pour le maintien rue de Grenelle de Vincent Peillon.

 

Dans un communiqué publié le 10 mars, vous parlez de "manipulation politicienne des discours sur la réforme des rythmes scolaires" et vous dénoncez "ceux  qui voudraient saboter une réforme dont ils n’ont jamais voulu". Vous pensez que les manifestations contre la réforme des rythmes sont politiques ?

 

Aujourd'hui on est dans le cadre d'une campagne des municipales. Certains appellent à manifester le week end prochain. Mais ce n'est pas du tout dans l'intérêt des enfants. Ils profitent des rythmes, du fait que certains ne soient pas d'accord, pour créer des rassemblements à des fins politiciennes et pas pour trouver le meilleur équilibre de la semaine pour les enfants.

 

Vous parlez des "gilets jaunes" ? Vous pensez qu'ils sont liés à l'UMP ?

 

Oui tout à fait. Viennent se greffer à eux des groupuscules extrémistes qui se rassemblent autour de la manif pour tous ou sur la question du genre. Ils ont d'autres préoccupations que les enfants.

 

Vous pensez qu'il y a un lien entre les "gilets jaunes" et la manif pour tous ?

 

Ce n'est pas un lien officiel mais on retrouve les mêmes personnes. Elles cherchent à créer un climat de mal-être qui mette les gens les uns contre les autres, les parents contre les professeurs par exemple.

 

La réforme a un problème c'est qu'un millier de communes a décidé de ne pas l'appliquer. Ce n'est pas rédhibitoire pour elle ?

 

Non. Il faut bien voir que 90% des communes sont prêtes. Il y a encore 4% des communes qui ont des difficultés réelles à mettre en place le périscolaire. Ils étaient 6% il y a un mois. Et il y a 6% des communes qui ne veulent pas appliquer la réforme pour des raisons politiques. Ce n'est pas méchant. Ils en répondront devant leurs administrés car de toute manière la réforme des 24h de cours sur 4 jours et demi se fera. Cela n'est pas de leur ressort. Ce qui ne se fera pas c'est le périscolaire. Et là les parents apprécieront...

 

Vous-même à la Fcpe vous avez annoncé que vous utiliseriez les municipales pour soutenir la reforme des rythmes. Vous l'avez fait ?

 

Nos militants reçoivent les candidats aux municipales un peu partout. Ce week-end c'étaient les candidats parisiens. Ils leur soumettent des questionnaires et les interrogent sur leur politique éducative. Nous menons ainsi un débat public sur l'éducation. Les questions abordées concernent la cantine, les rythmes scolaires mais aussi les bâtiments scolaires, leur ouverture à d'autres activités ou l'accueil de tous les enfants.

 

On est près du remaniement ministériel. Vous craignez qu'il nuise aux réformes ?

 

Aujourd'hui on a un ministre qui dirige relativement bien la réforme. Il pratique la concertation. Je dirais même qu'il essaie un peu trop d'atteindre le consensus. Mais c'est sa méthode. Je pense que ce ne serait pas forcément un bien qu'il y ait un changement de ministre par rapport à cette réforme. Je crains qu'un nouveau ministre nommé à la place de V. Peillon soit fatalement obligé de revenir sur des points acquis des réformes. Ce serait dommage alors qu'il faut au contraire continuer à avancer. Ce serait envoyer un signe bien négatif à la communauté éducative que d'arrêter des projets tout juste mis en place. Au contraire, il faut avancer dans les réformes par exemple sur le collège . Il y a encore beaucoup à faire.

 

Propos recueillis par François Jarraud

 


Par fjarraud , le mardi 11 mars 2014.

Commentaires

  • mosandre, le 12/03/2014 à 14:07

    Vous parlez des "gilets jaunes" ? Vous pensez qu'ils sont liés à l'UMP ?

    Qui organise la manif des gilets jaunes à Paris ?
    Isabelle Nizard !
    Elle se présente sous la "bannière" du maire UMP du 16ème arrondissement
    http://claudegoasguen.fr/isabelle-nizard/


    • FrancisDaremo, le 13/03/2014 à 10:01
      Qui est la seconde ? Katia , qui elle est PS.
      Nous savons bien ce que veux dire ne pas être encarté, ainsi dans les modérateurs on trouve des gens
      De tout bords, et pas juste de l'UMP ou PS, certains sont Verts, d'autres FDG peut être même des FN.
      Nous ne sélectionnons pas nos coordinateurs en raison de leurs préférences politiques, ce qui nous importe
      Ce sont les rythmes scolaires, et rien d'autres d'ailleurs nous ne parlons jamais politique entre nous .
    • StephstephT, le 12/03/2014 à 16:22
      UNE gilet jaune qui se présente aux municipales sous l'étiquette UMP... UNE... les gilets jaunes ne sont pas un mouvement politique, quand bien même chacun a évidement des opinions politiques, nous faisons tout depuis un an pour ne pas politiser le débat, mais il y a toujours des personnes dans votre genre pour chercher la petite bête forcément.
      A titre personnel, je ne suis pas candidate aux municipales, sur aucune liste non plus et je n'adhère à aucun parti politique et nous sommes des milliers comme ça, alors vous répondez quoi à ça?
      • PierreL, le 14/03/2014 à 10:38
        Le Parisien:
        Qui sont les gilets Jaunes:
        ...
        Une journée nationale de mobilisation mi-mars

        Demain, Christian Schoettl, le maire (NC) de Janvry, en Essonne, participera à la manif devant la préfecture d'Evry, accompagné de deux dromadaires, avec des gilets jaunes sur la bosse. Localement, des profs du SNE (Syndicat national des écoles) « ont proposé leur aide, souligne Elodie. Il y a des discussions, par exemple à Beauvais, avec le Snuipp local . A Cherbourg, dans l'Eure, à Arles, à Nîmes, FO a contribué à l'organisation de la manif. Ailleurs, dans l'Est, des parents de la PEEP ont donné un coup de main. » Au Snudi-FO, on confirme se joindre au mouvement qui réclame comme lui « la suspension de l'aménagement des rythmes et l'abrogation du décret Peillon »
        .

        Il existe bien un clivage politique non pas droite / gauche mais  conservateurs/ traditionalistes (en jaune) et  réformistes/progressistes. Il n'y a aucune honte à l'assumer, au contraire on rend les enjeux plus clairs et le débat audible. 
        Le fait de se présenter "universel" induit que vous représenteriez "tout le monde", ce qui est faux. Le mouvement représente un certaine "catégorie" de français.
  • Franck059, le 12/03/2014 à 07:24
    Un peu d'ironie si vous le permettez :

    Pourquoi toujours réformer ? D'autant plus que le système scolaire français est excellent non ? Ah si, voyez donc les scores quasi soviétiques au brevet du collège et au baccalauréat, hautement médiatisés à chaque mois de juillet... Et maintenant l'accès pour davantage d'élèves aux études supérieures qui progresse ! Bientôt nous n'aurons plus que des cadres sup en France ! 
    Ah oui, il y a PISA qui vient de temps en temps troubler la fête, mais bon ce n'est que tous les 3 ans, c'est une pillule amère mais qui passe vite en fin de compte...
  • g4rfield, le 11/03/2014 à 23:54
    Bonsoir,
    Je reprends ici le démenti que j'ai posté il y a quelques instants sur ce même site, suite à un article précédent de M. Jarraud, puisqu'il apparaît que la même rhétorique erronée y apparaît.

    "Bonjour,

    Je prends la liberté d'intervenir avec une certaine vigueur pour opposer un démenti, déjà opposé de nombreuses fois suite à des écrits similaires :
    - j'appartiens personnellement au collectif des gilets jaunes
    - jamais la question de la préférence politique ne m'a été posée quant à ma participation à ce mouvement.
    - nous avons toujours démenti avec la plus extrême fermeté toute tentative de rapprochement ou de collusion avec des groupes ou groupuscules voulant trouver en nous un soutien pour d'autres luttes (valables ou non).

    Je rappelle, si cela était nécessaire, qu'un nombre conséquent d'enseignants (donc une population pas spécifiquement réputée de droite) collabore à ce collectif qui n'est ni hiérarchisé, ni financé.

    L'article ci-dessus laisse croire qu'il existe des affinités plus ou moins volontaires entre le collectif des gilets jaunes et les hurluberlus fantasmatiques de la théorie du genre, dont les liens avec les nébuleuses extrémistes façon Civitas ou "Egalité et réconciliation" la mal-nommée ne sont, eux, plus à démontrer.

    C'est totalement faux, et faisant usage au nom du collectif du droit de réponse, je me permets de souligner que la lecture de l'appel à manifester contre la réforme Peillon pour les 15 et 16/03 prochain le dit déjà clairement. Il suffisait de le lire.
    De plus, notre organisation --faite de parents d'élèves et d'enseignants réagissant spontanément face au constat catastrophique de la pré-application de la réforme-- agit comme elle le peut, avec les moyens du bord (c'est à dire en amateur) dans le panier de crabe des pros de la politique et de la communication médiatique, pour faire réaliser aux français que la réforme Peillon est néfaste, mal préparée, inadaptée et mal financée.
    Nous luttons pour mieux que ça, pour nos enfants comme pour l'école de la République.

    Il va sans dire que l'appui des media pour faire connaître nos arguments serait intéressant, mais il est tellement plus facile (et moins fatiguant) de remballer "gilets jaunes" avec "bonnets rouges" et consorts, comme s'il s'agissait des mêmes enjeux, que nous en venons à douter de l'aptitude de certains commentateurs à simplement lire la doc et étudier leur sujet avant de prendre la plume.

    Je conclurai comme suit : la lutte pour une meilleure école n'est ni de gauche, ni de droite. La lutte contre cette réforme précise, qui est notre seul combat, est une lutte pour une meilleure école.
    Elle n'est donc ni de gauche, ni de droite.
    CQFD, mais il fallait y penser.

    Guillaume Lannoo - co-ordinateur Gilets Jaunes pour le Val d'Oise avec V. Monfroy"

    J'ajouterai, à titre personnel, qu'à la lecture des commentaires il semble que l'on fasse le reproche aux parents "gilets jaunes" de s'emparer tardivement de ce sujet.
    Outre le fait que cela soit surprenant (car cela revient à reprocher aux victimes d'un incendie de ne pas avoir appelé les pompiers avant même le départ du feu), je suis sceptique quant à la neutralité de ceux qui adoptent une telle posture : le seul fait qu'une organisation sans financement et sans appui politique surgisse spontanément et s'empare de ce sujet, réunissant des opposants à cette réforme tout bord politique confondu, devrait faire réfléchir les zélotes du ministère... ils pourraient par exemple se demander si cette brillante idée de réforme ne marcherait pas, en fait, que sur le papier. Car après tout, tout le monde peut se tromper... c'est persister dans l'erreur qui pose problème.
    Enfin, il serait intéressant de se rappeler que le mot d'ordre (car il s'agit bien d'ordre) émanant du bureau national de la FCPE de M. Raoult n'est pas nécessairement bien reçu dans les fédérations locales qui, elles, ont les pieds sur le terrain --miné par la réforme-- et ont (pour certaines) déjà rendu public leur désaccord jusqu'à manifester... avec des gilets jaunes !
    • StephstephT, le 12/03/2014 à 16:26
      Bravo pour ces paroles!
    • PierreL, le 12/03/2014 à 07:09
      je suis sceptique quant à la neutralité de ceux qui adoptent une telle posture.
      En ce sens vous validez les soupçons que d’autres font peser sur votre mouvement…

      le seul fait qu'une organisation sans financement et sans appui politique surgisse spontanément et s'empare de ce sujet, réunissant des opposants à cette réforme tout bord politique confondu.
      Le questionnement ne vient pas de la spontanéité des choses, aujourd’hui avec les réseaux sociaux ont fait beaucoup mieux et bien pire… Le problème, de mon point de vue, c’est la réunion des « oppositions » sans proposition (commentaire précédent) sauf l’abandon pur et simple du projet de réforme.
      C’est en cela que le rapprochement avec d’autres mouvements est pertinent, outre l’aspect « com » des choses (bonnets rouges, pigeons, dindons… rose et bleu)  qui masque la vacuité du fond.

      ils pourraient par exemple se demander si cette brillante idée de réforme ne marcherait pas, en fait, que sur le papier. Car après tout, tout le monde peut se tromper... 
      Ben évidement non puisque ont est passé brutalement à la semaine de 4 jours que depuis 2009!

      c'est persister dans l'erreur qui pose problème.
      … Donc il faut changer notre système scolaire qui creuse les écarts, accentue les déterministes sociaux, fatigue et stresse nos élèves (enfants) et crée de plus en plus d’échec et de décrocheurs…

      Sauf qu’à chaque vouloir réformer, vouloir changer, vouloir faire évoluer, adapter… se heurte chaque fois aux conservatismes de tout bord. Avec les réseaux sociaux, les regrouper est plutôt facile et pas besoin de faire l’effort de mobiliser sur des propositions, mais sur de l’opposition….

      L’opposition réformiste/conservateur se retrouve aussi chez les enseignants. Et c’est bien ce clivage qui est en œuvre.

  • fjarraud, le 11/03/2014 à 18:07
    Un message menaçant et injurieux effacé.
    • StephstephT, le 11/03/2014 à 20:26
      Ah bon mon message était menaçant et injurieux?... quelle surprise!
      Que dire des propos de Mr Raoult dans ce cas? là ça ne vous gêne pas de publier des propos, qui eux sont injurieux et diffamatoires...
    • FrancisDaremo, le 11/03/2014 à 19:54
      Merci d'être là pour les effacer cela aidera a rester constructif ^^
  • FrancisDaremo, le 11/03/2014 à 13:37
    Bonjour, je suis Francis Daremo un des 18 coordinateurs national de l'AGJ (dit les Gilets Jaunes).
    Je suis outré des propos de Mr RAOULT, qui nous dit proche de l'UMP, alors que nous ne sommes proches que du bien être de nos enfants.

    Nous avons toujours séparé notre mouvement de ceux de la manif pour tous ou des JRE (la théorie de genre), car notre combat n'a pas d'idéologies racistes ou homophobes, nous ne serons jamais d'un parti ou d'un autre, car nous ne parlons que du bien être de l'enfant.

    Merci d'avance de ne pas croire cette propagande infecte diffusée, pour nuire à un mouvement qui s'amplifie

    Et il serait de bon ton que le café pédagogique nous donne un droit de réponse ^^
    • mosandre, le 12/03/2014 à 14:08
      Vous parlez des "gilets jaunes" ? Vous pensez qu'ils sont liés à l'UMP ?

      Qui organise la manif des gilets jaunes à Paris ?
      Isabelle Nizard !
      Elle se présente sous la "bannière" du maire UMP du 16ème arrondissement
      http://claudegoasguen.fr/isabelle-nizard/
    • PierreL, le 11/03/2014 à 14:19
      nous ne sommes proches que du bien être de nos enfants.
      Comment se fait-il, alors, que vous n'ayez pas enfilé vos gilets lors du passage, brutal, à la semaine de 4 jours (septembre 2009) sans une révision à la baisse des programmes de 2008?
      Vous croyez que cela a été bénéfique pour nos enfants?

      Pourquoi n'avoir jamais manifesté votre opposition à cette semaine scolaire qui redonne 5 matinées aux apprentissages lors des nombreuses "consultations" où justement la semaine de 4 jours a été constamment décriée (jusqu'à demander son interdiction: Tabarot)?

      Pourquoi n'avoir pas manifesté à Bobigny, lors de l'appel signé par la quasi totalité des organisations du système éducatif pour une cohérence des actions éducatives sur un même territoire?

      • FrancisDaremo, le 11/03/2014 à 14:41
        Je suis désolé mais mes enfants n'allaient pas encore à l'école, la question ne s'était pas posé pour moi
        ma première enfant avait alors 1 an en 2009 ...
        Mais mon meilleur ami qui est instituteur m'en avait parlé de cette histoire de programme, je n'étais pas assez concerné à cette époque (erreur de ma part)

        Et croyez moi aujourd'hui je réponds même aux appels de snudi-fo dans ma région, car cette nouvelle réforme creusera encore plus les inégalités, j'ai même reçu des témoignages de gens qui dans certaines municipalités voient arriver les TAP de luxe suivant les moyens des parents ...

        Mes enfants dès le jeudi sont fatigués du fait de ces 5 matinées sans coupures, et des enseignants se plaignent qu'au lieu de gagner 1 matinée ils en perdent 2 dès la troisième semaine suivant une rentrée de vacances.

        Mon combat n'est pas et ne sera pas politique, seul l'avenir de mes enfants compte.
        • PierreL, le 11/03/2014 à 16:41
          Il n'est nullement question de mettre votre bonne foi en doute.
          Seulement chercher des réponses à un mouvement que je ne comprends pas, surtout quand on dit le mener pour le "bien" de son enfant.
          - On sait que notre système est inégalitaire, qu'il creuse, aujourd'hui, les écarts, fabrique de plus en plus d'échec et aggrave les déterministes sociaux.
          - On sait que nos élèves, nos enfants, sont des plus stressés et fatigués du monde.
          - On sait qu'aucun autre système scolaire ne pratique ni la semaine de 4 jours, ni sa coupure.

          Aucun instit ne peut prétendre que programmer les apprentissages "fondamentaux", ceux qui nécessitent une attention particulière, sur 5 matinées (comme ailleurs) soit moins productif que de les concentrer sur 4 matinées et les prolonger l'AM.

          Aucune école qui est restée, par dérogation, sur la semaine de 4,5 jours n'a exprimé le désir de passer à 4, ni relevé une ambiance, un climat, scolaire particulièrement fatiguant, stressant.

          Aucune contestation de l'abandon de la semaine de 4 jours et du retour à 4,5 jours ne s'est exprimée pendant les 2 mois de la grande concertation pour la Refondation (été 2012), ni aucune protestation lors de la publication du rapport (octobre 2012).

          Enfin, pour la première fois, à partir des besoins de l'enfant, on donne la possibilité aux partenaires du terrain, de proposer une organisation qui étale le temps scolaire sur 5 matinées en raccourcissant la journée et mettre en cohérence éducative les activités périscolaires avec le scolaire.

          En quoi tout cela peut-il être interprété comme un "moins" pour nos enfants?
          En quoi conserver le statu quo d'un système inégalitaire serait un bien pour nos enfants?

          On propose une discussion, la réponse c'est une manifestation...
          Pourquoi, avec vos gilets, ne demandez-vous pas de participer aux discussions au sein des Conseils d'École?
          Ou même d'en organiser des publics…
                                                                                     
          • FrancisDaremo, le 11/03/2014 à 16:58
            On ne nous a jamais demandé, si oui ou non nous étions pour cette réforme, on nous l'a imposé
            avec mes enfants qui sont cobayes des tests de l'EN .
            Les gilets jaunes ne se pose pas en CONTRE la réforme, nous aussi elle nous intéresse mais pas celle qui a été décrété.
            Nous en souhaitons donc l'abrogation, et nous ne proposons rien, car les professionnels de l'éducation
            la réécriront et peut être seront nous consultés cette fois ci.

            Car peut être il y a eu des demandes de concertation dans les grandes villes, mais beaucoup sont dans mon cas aucune concertation et décision d'application dès 2013, TAP inintéressants payant 33 € parm ois (je préfère les donner au judo qu'à des coloriages surtout qu'on ne peut rien approfondir c'est sur 2 mois voir 3).

            Et je vois déjà dans les citées les grands frères se frotter les mains, pas de TAP 1heure du petit frère
            de plus par jour gratuite à surveiller la cage d'escalier ...

            C'est mal pensé et en 2014 l'application sera désastreuse ...
            • PierreL, le 11/03/2014 à 17:19
              On ne nous a jamais demandé, si oui ou non nous étions pour cette réforme, on nous l'a imposé
              - je vous ai démontré le contraire. C'est une réforme discutée pendant 4 ans et avec tous les acteurs du système.
              mes enfants qui sont cobayes des tests de l'EN .
              n'est-ce pas le cas pour toutes réformes scolaires?

              nous ne proposons rien,
              OK,..
              car les professionnels de l'éducation la réécriront
              Comme celle-ci… 
              et peut être seront nous consultés cette fois ci.
              Qui "nous", puisque tous les acteurs et les spécialistes l'ont été et qu'il y avait consensus.

              Pour le reste, moins de désaccords avec vous, mais je n'en tire pas les mêmes conclusions…
              Tout cela met en évidence notre incapacité à construire du dialogue. Même avec un large
              consensus on arrive à se bouffer le nez.
              Dommage… pour nos enfants à qui on fait prendre le risque de subir encore une
              concentration des apprentissage sur 4 jours, unique dans les systèmes scolaires des autres pays...


              • FrancisDaremo, le 11/03/2014 à 17:32
                Alors je répondrais à qui "Nous", je parlais des parents de ma commune, à qui l'on demande de réorganiser la vie de la famille, en apportant pour seul argument les résultats PISA fait en 2012 sur des enfants de 15ans qui eurent accès aux semaines de 4,5 jours en primaire de 2002 à 2006 .
                Les TAP ne résoudront en rien l'apprentissage des enfants, soit donner 4,5 jours de fondamentaux sera toujours plus bénéfique, mais à ce moment là on met le samedi matin, pour respecter une coupure pour les plus petits (tranche de 3 à 8 ans), et on ne met pas le samedi sur dérogation.

                Ensuite je vous dirais, que non nous ne bouffons pas le nez, car dans nos échanges depuis le début il ne me semble pas que nous soyons ou l'un ou l'autre arrogant ou vindicatif
                Et j'accepterais toujours de dialoguer même si nos avis diffèrent.
  • berni10, le 11/03/2014 à 13:20
    Bien au contraire, ce qui veulent le départ de cet incompétent sourd sont ceux qui veulent que ça bouge dans le sens de l'élève et non à des fins comptables.
    La majorité des collègues veulent la rupture de la ligne Peillon - Sarkozy, à savoir la suppression du nombre de postes et la caporalisation du corps.
    On a découvert, là encore, même ligne que Sarkozy , Magistère qui s'appelait Pairformance sous Sarkozy. quelle honte ! pauvreté et misère intellectuelle avec un outil en dessous de tout sauf pour le contrôle et la caporalisation. au top pour ça.
    Les rythmes, réforme structurelle qui n'apporte rien à l'enfant, bien au contraire . Sur Paris, c'est une honte ce qu'on voit. Il est vrai que travailler le mercredi, contre l'avis de tous les chronobiologistes n'est pas un problème quand le seul but est comptable. (transfert des compétences vers les collectivités et les politiciens verreux)

    Les Français donneront leur avis par le vote très bientôt à Peillon et ses compères. 

    "la Refondation a débuté par la "grande concertation pour la Refondation","Ministre anti concertation? ça c'est faux." D'entrée le CSE, était en désaccord avec lui en majorité. En tant qu'enseignant, on ne m'a jamais rien demandé.

    Vivement les élections pour que cela "change maintenant" et je suis loin d'être un extrême de gauche ou de droite.
  • Viviane Micaud, le 11/03/2014 à 08:27
    Je suis en total accord avec tout l'argumentaire de Paul Raoult.

    - Sur les motivations de ceux qui manifestent : "Ils profitent des rythmes, du fait que certains ne soient pas d'accord, pour créer des rassemblements à des fins politiciennes et pas pour trouver le meilleur équilibre de la semaine pour les enfants."

    - Sur les questions qui se posent dans le cadre de l'actions municipales sont :
    "... la cantine, les rythmes scolaires mais aussi les bâtiments scolaires, leur ouverture à d'autres activités ou l'accueil de tous les enfants."

    - Si les municipalités refusent d'installer le périscolaire adéquat, la réforme des rythmes s'appliquera mais les enfants se retrouveront à la rue le mercredi à 12H.

    - Par ailleurs, il y a beaucoup à faire sur le collège.



  • berni10, le 11/03/2014 à 07:29
    Dégagez cet arriviste méprisant de Peillon. La fcpe n'a eu qu'un rôle politique lamentable, moyennant quelques avantages ,soutenant contre ses adhérents et parents, ce  ministre nul , sourd, pédant  et anti concertation.

    Un collègue
    • StephstephT, le 11/03/2014 à 20:27
      vous êtes chanceux votre commentaire n'a pas été supprimé!
    • Pierre66, le 11/03/2014 à 11:20
      Il faut certainement que vous soyez un bien jeune collègue pour ne pas avoir connu tous ces ministres qui n'ont rien compris à l'Education. Vincent Peillon, comme tout ministre, ne peut plaire à tout le monde, et il a la malchance de devoir travailler sans moyens. Mais pour autant, on ne peut nier qu'il connaisse bien les dossiers de l'Education. La réforme des rythmes scolaires est fondamentale, nous travaillions dessus dans nos classes à Villefontaine déjà dans les années 1980, et aucun ministre n'a eu le courage de s'y atteler. 
      Alors, apportons lui du soutien, des idées d'amélioration, des demandes aussi, plutôt que des insultes, et surtout, arrêtons de demander la peau du meilleur ministre de l'Education que j'ai eu l'occasion de voir en plus de 30 ans de carrière.

      Et que vive l'Ecole de la République, le plus longtemps possible.

      Pierre Noguer
      • emapi, le 12/03/2014 à 09:01
        Je trouve au contraire que le projet de Vincent Peillon est de nature à contrarier l'aspect républicain et national de notre système éducatif. La commune dans laquelle j'exerce n'aura ni les moyens ni la volonté de proposer du périscolaire de qualité. Je ne pense pas être la seule dans ce cas. Alors bien sûr, on peut continuer, à grand renfort de vidéos pédagogiques, de claironner que grâce à cette réforme les élèves seront 4 fois plus égaux; néanmoins, mes élèves, qui payent déjà lourdement les conséquences d'une société où on laisse allègrement certaines écoles se ghettoïser, se verront proposer dès la prochaine rentrée (à moins que... je suis une éternelle optimiste) une journée allégée de 15 minutes, des heures d'études surveillées et pas grand-chose d'autre. Alors on aura beau dire, au détour d'une métaphore, qu'au temps de Mao, j'aurais défendu le fait qu'il valait mieux laisser mourir deux blessés plutôt que dans sauver un seul, je continue de penser qu'il est proprement scandaleux d'avaliser des disparités déjà bien trop criantes.
        Monsieur Peillon a consulté les professionnels du tourisme... formidable (mais mes élèves s'en moquent un peu, ils ne partent pas en vacances)! Monsieur Peillon continue de maintenir des programmes mal pensés, reporte la refonte de ceux-ci, annonce l'entrée dans l'ère du numérique... Dans ma classe et celles de la plupart de mes collègues, il n'y a d'autres ordinateurs que ceux fournis par les enseignants eux-mêmes, on continue d'écrire à la craie, la connexion internet est là 1 jour sur 3; on continue de faire ingurgiter à des enfants de 6/7 ans un programme de grammaire indigeste  pour des élèves qui n'ont que très peu de recul sur la langue.
        Bref... On nous a dit: "Le changement, c'est maintenant"... J'ai envie de rajouter: pas pour tout le monde alors... mais après tout il semble parfois que je sois bien seule à le penser et à m'en étonner.
    • amorin, le 11/03/2014 à 10:04
      "Ce ministre est sourd car il ne nous entend pas."
      Voilà bien l'argumentation des extrêmes, de droite comme de gauche ; des conservateurs de tous poils. Comme pour le mariage homo ou l'éducation à l'égalité homme-femme, les opposants ont été entendus mais le gouvernement ne leur a pas obéi, sans doute parce qu'il en a entendu d'autres aussi. De la difficulté des extrêmes à être minoritaires.
    • PierreL, le 11/03/2014 à 08:28
      Le départ de Peillon ne serait profitable qu'à ceux qui ne veulent surtout pas que le système change, ceux qui veulent conserver un statu quo pourtant mortifère.

      Ministre "nul"? c'est ce qui se dit, chez les enseignants, de tous les ministres de l'Éducation… (je me rappelle comment on a laissé tomber Savary sur l'école privée, où encore l'autodafé du livre de Ferry…)
      Ministre sourd? pas tant que ça. On se rappellera du report à 2014 pour les rythmes, du retard pour le passage de la loi de programmation, des profs de prépas, des programmes... Mais quand un ministre écoute on dit qu'il recule...
      Ministre anti concertation? ça c'est faux.
      - la Refondation a débuté par la "grande concertation pour la Refondation" qui a regroupé pendant l'été 2012 tous les acteurs du système éducatif. Il a suivi pratiquement toutes les pistes du rapport issu de cette concertation. Dans le cadre de l'agenda social sur les métiers des enseignants, tout s'est décidé en concertation… Et sur les rythmes scolaires, pour la première fois, il a donné au local (le conseil d'école) la primeur de la proposition…
      Pour rester sur les rythmes, il faut avoir une sacré dose de mauvaise foi pour oser prétendre qu'il n'y a pas eu de "concertation"!

      Le départ de Peillon accentuera le sentiment déjà bien ancré dans l'opinion publique de l'impossibilité de nous faire bouger… Et viendra le moment où l'on nous fera payer, chèrement, l'addition.

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