L’expo de la semaine : « Niki de Saint-Phalle » au Grand Palais 

Le Grand Palais consacre une rétrospective exceptionnelle  à Niki de Saint-Phalle, l’une des artistes les plus populaires de la seconde moitié du 20ème siècle, mondialement connue pour ses « nanas » hautes en taille et en couleur. C’est l’occasion de (re)découvrir cette artiste franco-américaine , rebelle, féministe, passionnée, qui fut à la fois, peintre, sculptrice, plasticienne et réalisatrice. Le jeune public, à partir de 5 ans, est attendu à cet événement, en famille ou avec ses enseignants. De nombreuses activités lui sont réservées, visites guidées, visites-ateliers,  activités-jeux. Un dossier pédagogique est à la disposition des enseignants.

 

La « sorcière aux yeux bleus »

 

Niki de Saint-Phalle (1930-2002), surnommée la « sorcière aux yeux bleus par son époux Jean Tinguely, fut en son temps l’une des artistes les plus connues internationalement. Autodidacte, elle s’inspira de Gaudi, Dubuffet et Pollock pour mettre en place, dès la fin des années 50, un univers singulier, en dehors de toute tendance et mouvement. Le Grand Palais propose, de poser un nouveau regard sur son travail, de découvrir la richesse et la complexité de son œuvre. Plus de 200 œuvres et archives, dont certaines inédites, émaillent un parcours chronologique et thématique ponctué d’écrans sur lesquels l’artiste commente son travail.

 

Une artiste engagée

 

Cette rebelle à l’imagination protéiforme voulait tout montrer : haine, amour, rire, peur, tendresse…Elle a bousculé son époque à coup d’œuvres provocantes. Féministe, militante des droits civiques, Niki de Saint-Phalle n’a cessé de remettre en question les modèles dominants ou oppressifs. Interroger le rôle de la femme dans la société et en proposer un autre fut un thème récurrent jusqu’à la fin de sa vie, et ses fameuses « nanas » sont autant d’interprétations possibles. Ces sculptures ne sont pas d’aimables exercices décoratifs, mais des monuments où tout est symbolique, et qui véhiculent des messages forts. Mais le féminisme n’est qu’un élément de sa lutte constante contre les conventions et les carcans. Les pouvoirs politiques, militaires et  religieux sont ses ennemis. Derrière « la femme qui tire » se cache une artiste dont l’œuvre singulière s’impose à la fois par sa violence, son engagement et sa radicalité.

 

Un parcours commenté par l’artiste

 

L’artiste franco-américaine a utilisé l’art pour défendre de nombreuses causes et nous invite à entrer dans son univers. Le parcours de l’exposition est  parsemé  d’écrans vidéos où l’artiste livre ses réflexions intimes, commente son travail, explique le cheminement de ses pensées et le pourquoi de ses gestes, elle est partout…Les visiteurs découvrent ses premières œuvres où elle peint la violence, car « peindre calmait le chaos qui agitait son âme ». Puis ce sont les « tirs à la carabine » qui la révèlent au public dans les années 60, la plupart ont été filmés. L’artiste explique ensuite aux visiteurs sa décision de devenir une « héroïne », de lutter contre l’inégalité des chances où sont confrontées les femmes. Des œuvres colossales naissent sous ses doigts, « Mariées », « Sorcières », « Déesses »…une nouvelle société matriarcale est en train de voir le jour, les « Nanas » représentent « la femme dans le monde d’aujourd’hui, la femme au pouvoir », elles sont le porte-voix de l’artiste. Plusieurs salles leur sont consacrées, elles sont si nombreuses. « Le rêve de Diane » révèle ensuite l’univers imaginaire de Niki, ses rêves et ses cauchemars. Le parcours se clôt sur des sculptures impressionnantes inspirées d’autres horizons comme le folklore mexicain,  gigantesque crane couvert de miroirs colorés et  totems exubérants. « Le grand public est mon public » répète-elle inlassablement, ces nombreuses sculptures-architectures monumentales ornent les espaces et les jardins publics dans le monde entier.

 

Autour de l’exposition

 

Des conférences-rencontres sont prévues le mercredi soir avec  d’éminents spécialistes. L’auditorium programme aussi le film de l’exposition, « Niki de Saint-Phalle, un rêve d’architecte », et deux films réalisés par l’artiste elle-même : « Daddy » et « Un rêve plus long que la nuit ».

 

Des jeux

 

Le Grand Palais a mis en place des activités-jeux pour le jeune public. « Joue à ma BD Niki de Saint-Phalle » propose aux jeunes de devenir scénariste de bande dessinée et de créer leurs propres planches de bande dessinée avec les œuvres de Niki de Saint-Phalle, d’imaginer une histoire avec les images créées par l’artiste.

 

En famille

 

Des activités familles-enfants sont programmées. La visite guidée en famille, dès 5 ans, permet en 1 h,  de découvrir avec un conférencier l’œuvre étonnante de celle  que l’on  surnommait « la belle sorcière à particules ». « La visite-atelier assemblage » pour les 5-7ans, ou pour les 8-11 ans, propose aux participants, après avoir découvert la métamorphose des matériaux et des objets par l’artiste pour en faire des œuvres d’art, de réaliser à leur tour des créations originales.

 

L’offre pédagogique

 

Les enseignants ont à leur disposition un copieux dossier pédagogique, d’une vingtaine de pages, leur présentant l’artiste, et leur commentant particulièrement une dizaine d’œuvres. Pour les élèves, le Grand Palais propose une offre pédagogique adaptée aux programmes scolaires, pour former le goût et la sensibilité des jeunes, leur faire acquérir des repères en arts, histoire et littérature, les initier à des pratiques créatives. Pour découvrir l’exposition sur Niki de Saint-Phalle, plusieurs activités adaptées aux niveaux des élèves, sont programmées. Une « visite imprégnation » est réservée aux plus jeunes du CP et du CE1 ; une « visite guidée »  d’1h30, adaptée à l’âge des enfants, est proposée aux jeunes du CE2 au lycée. Les  collégiens et les lycéens, confortablement installés dans une salle de projection,  ont, aussi, la possibilité de découvrir l’exposition à partir d’une sélection d’œuvres commentées par un conférencier, puis de la parcourir à leur rythme en toute liberté. Des visites-ateliers sont également possible. Les plus jeunes du CE2 au CM2, après 1h de visite commentée, peuvent ensuite s’initier aux techniques de « l’assemblage » dans un atelier  et créer à leur tour une œuvre originale. La « visite-atelier graphisme »  propose aux élèves du CE2 au lycée, après la visite de l’exposition axée sur le graphisme, le dessin et l’écriture de Niki de Saint-Phalle, de composer à leur tour une lettre illustrée. La « visite-atelier numérique » permet aux collégiens et aux lycéens, après la visite commentée de l’exposition, de réaliser en atelier leurs propres créations numériques grâce à une application. Toutes ces activités sont à réserver auprès du service groupes à  groupes.gngp@rmngp.fr

 

Béatrice Flammang

 

L’exposition « Niki de Saint-Phalle »

Le site réservé aux enseignants

L’offre pédagogique

Le dossier pédagogique

Le jeu « Joue à ma BD Niki de Saint-Phalle

 

 

Par fjarraud , le vendredi 26 septembre 2014.

Commentaires

Vous devez être authentifié pour publier un commentaire.

Partenaires

Nos annonces