La baisse du redoublement profite davantage aux enfants de cadres 

"La politique de baisse du redoublement ne produit pas les mêmes effets selon le milieu. Par exemple, la part d’élèves en retard en fi n de collège chez les enfants d’ouvriers non qualifiés a diminué d’un tiers en dix ans, pendant qu’elle a été divisée par deux chez les enfants de cadres", relève une étude de la Depp (direction des études du ministère de l'Education nationale).

 

L'étude souligne la forte baisse du taux de redoublement en une génération. En 2004, 32% des enfants de fin du primaire avaient au moins un an de retard. Ils ne sont plus que 14%. Au collège, 46% des élèves de 3ème étaient en retard en 1993. Ils ne sont plus que 24%. Au lycée, le taux de redoublement en seconde est pasé de 15 à 8% depuis 2005.

 

Pour la Depp, la baisse du taux de redoublement n'a pas entrainé de chute aux examens. " Le pourcentage d’élèves « à l’heure » reçus au diplôme national du brevet (DNB) est resté constant sur les six dernières années, de l’ordre de 92 %, et le taux de mentions obtenues par ces élèves est également stable", écrit la Depp. "Sur la même période, le passage en seconde générale et technologique des élèves de troisième « à l’heure » a légèrement progressé, passant de 79,8 % en 2008 à 81,9 % en 2013... Le taux de réussite au baccalauréat général et technologique, quel que soit l’âge des candidats, est en constante progression. Ainsi, il apparaît que la politique de diminution du redoublement a permis d’atteindre une meilleure fluidité des parcours, sans affecter la réussite des élèves qui a globalement progressé".

 

Le ministère devrait prochainement publier un décret limitant à l'extrême les possibilités de redoublement. Les prévisions budgétaires ne le laissent exister de fait qu'en seconde àç un niveau moitié plus faible qu'aujourd'hui dès 2017. Le Cnesco prépare de son coté une conférence de consensus sur le redoublement début 2015.

 

L'étude

Redoublement  La ministre dément mais aménage sa suppression

Le Cnesco à l'assaut du redoublement

 

Par fjarraud , le vendredi 07 novembre 2014.

Commentaires

  • Viviane Micaud, le 07/11/2014 à 13:11
    Cette baisse du redoublement a été accompagné par une diminution de la vigilance sur le bac. C'est à dire on ne vérifie plus vraiment que le bac valide un niveau d'acquis. Ce qui peut avoir une foule d'effet pervers qui sont toujours aux dépens de ceux qui n'ont pas la compréhension des mécanisme de réussite. 
    Il faut une vraie politique qui conduit à une vraie validation d'acquis, quitte à ce que la barre soit un peu moins haute pour permettre à plus d'élèves de l'atteindre rapidement.
    Cependant, l'hypocrisie de la situation actuelle doit cesser. Doit cesser aussi, l'incapacité de reconnaître les erreurs de la précédente réforme du lycée (principe du tronc commun ne pouvant pas marcher, programme de sciences physique et de mathématiques de S inadapté donner le goût de la matière et donner confiance à sa capacité de réussir les études supérieures, place du projet trop important et validation de celui-ci inadapté en STI2D)
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