Pierre Merle : L'échelle de notation des élèves : un faux problème ? 

Dans son discours de clôture de la Conférence nationale sur l'évaluation des élèves, Étienne Klein, le président du jury, a avancé une affirmation pour le moins surprenante : « La question du système de notation sur laquelle on ne cesse pas de m'interroger depuis deux jours - Est-ce que nous allons proposer de remplacer l'échelle de 0 à 20 par 4 à 20 ou par 8 à 20 ou par ABCDE ? - est un faux problème (…) puisque tous ces systèmes sont convertibles les uns dans les autres et, en tant que physicien, je puis témoigner du fait qu'on ne change pas la nature d'un problème par un changement de variables. » Cette affirmation qui ne semble souffrir d'aucune contestation, puisque semble-t-il confortée par l'expérience du physicien spécialiste de la philosophie des sciences, pose plusieurs problèmes.

 

Le savant et le populaire

 

Le premier problème soulevé par l'affirmation d'Étienne Klein tient au fait que l'échelle de notation fait clairement débat dans l'opinion. Il serait évidemment possible, en invoquant Bachelard, de considérer que « l'opinion pense mal ; elle ne pense pas : elle traduit des besoins en connaissances (…). On ne peut rien fonder sur l'opinion : il faut d'abord la détruire ». Grâce à l'autorité de l'épistémologie bachelardienne, il serait légitime de considérer que l'opinion se trompe : les interrogations multiples et incessantes des parents, élèves et professeurs sur une éventuelle modification de l'échelle de notation ne sont que les égarements d'individus incapables de comprendre « qu'on ne change pas la nature d'un problème par un changement de variables. »

 

Cette position épistémologique ordinaire, celle qui défend la supériorité du savant sur le sens commun, et plus précisément du scientifique sur le populaire, est d'un grand classicisme. L'histoire des connaissances a pourtant montré, notamment l'histoire des sciences, que la connaissance est confrontée à deux obstacles qu'elle doit affronter continûment : les erreurs de l'opinion et, tout autant, les erreurs inhérentes à la connaissance admise. L'un et l'autre, pour reprendre de nouveau Bachelard, constituent « ce que l'on croit savoir » et occultent « ce que l'on devrait savoir ». En l'occurrence, l'argument d'autorité du philosophe des sciences, « on ne change pas la nature d'un problème par un changement de variables » a sûrement un champ de pertinence dans des domaines à définir mais est contestable lorsqu'il s'agit de l'échelle de notation des compétences scolaires des élèves. Il s'agit d'un problème particulier et spécifique, réduit de façon inappropriée à un simple problème d'échelle. 

 

Les effets spécifiques d'une échelle de notation étendue

 

Il peut sembler a priori équivalent de classer les trente élèves d'une classe sur une échelle de 21 niveaux (de 0 à 20) de 13 niveaux (de 8 à 20), de 7 niveaux (école finlandaise), 6 niveaux (école allemande) ou 5 niveaux (l'école japonaise)… Ces échelles de notation ne sont pourtant en rien équivalentes entre elles. Plus une échelle de notation contient un nombre important de niveaux - c'est une particularité du système de notation français - plus les élèves d'une classe sont susceptibles d'être différenciés, parfois même d'être les seuls de leur catégorie pour les niveaux les plus extrêmes de l'échelle de notation, inférieurs à 5/20 ou supérieur à 15/20. Une échelle de notation aussi détaillée est susceptible de définir la performance la plus médiocre (par exemple 2/20) et celle du meilleur (par exemple 18/20).

 

Pour cette raison, le classement des performances des élèves ne se réduit pas à un simple changement de variable familier au statisticien. Celui-ci peut être amené à classer différemment des individus en fonction de leur taille et de leur poids. Les modalités du classement, inconnues des individus statistiques eux-mêmes, n'exercent aucun effet sur ceux-ci. La situation est bien différente lors de l'évaluation des compétences des élèves. Le professeur évalue des niveaux de connaissance propres à des élèves singuliers scolarisés dans une même classe, et ce classement exerce des effets sur les individus concernés. Être seul dans sa catégorie constitue une expérience singulière. Le 18/20 du très bon élève est certainement motivant. Il peut aussi développer certains travers, notamment un sentiment de supériorité, susceptible de nuire à l'intelligence collective. La constitution d'une catégorie d'élèves, souvent très réduite, qui sera définie comme « les meilleurs » a souvent pour contrepartie la création d'une catégorie antinomique à la première, « les très faibles », voire « le nul », celui qui sera situé sur le dernier barreau de l'échelle. Les analyses menées sur les sentiments d'humiliation des élèves (1) montrent qu'ils sont liés à la faiblesse scolaire. Les analyses statistiques sur l'humiliation des élèves menées sur de grands échantillons d'élèves sont concordantes avec les analyses qualitatives. Ce n'est pas un hasard si, dans l'école française, les sentiments d'incompétence des élèves, le stress et l'anxiété scolaires, sont aussi fréquents, plus fréquents que dans les pays où les élèves ont pourtant des niveaux de compétences comparables.

 

Des échelles de notation conçues différemment

 

Si l'étendue de l'échelle de notation utilisée pour évaluer les élèves exerce des effets sur les modalités de classement des élèves en fonction du nombre de barreaux de l'échelle (de 21 niveaux pour l'école française à 5 niveaux pour l'école japonaise), cette échelle de notation exerce des effets différenciés sur les élèves selon la façon de noter la compétence scolaire jugée « suffisante ». Dans l'échelle de notation française de 21 niveaux, le 10/20 correspond à la situation jugée « suffisante » et correspond à ce qu'il est convenu d'appeler « la moyenne ». Les 10 barreaux de l'échelle en dessous de cette note indiquent l'insuffisance scolaire et les 10 notes situées au-dessus mesurent le degré de réussite. Une telle échelle de notation, centrée autour de la note 10/20, qui assimile la compétence jugée « suffisante » à une situation souvent proche de moyenne statistique des performances des élèves, n'est nullement universelle.

 

Dans l'école allemande, les notes vont de 1 à 6, et le niveau jugé « suffisant » est 4. Il existe ainsi trois notes au-dessus du niveau jugé « suffisant » et deux notes en dessous pour indiquer l'insuffisance de la copie de l'élève. Dans l'école finlandaise, un des pays de l'OCDE dont les collégiens sont les plus performants à l'âge de 15 ans, l'asymétrie entre le nombre de bonnes notes et le nombre de notes faibles est encore plus marquée. Les notes vont de 10/10 à 4/10. Seule cette dernière note indique que l'élève a échoué à l'exercice puisque le 5/10 a pour objet de signifier que le niveau atteint par l'élève est « suffisant ». Il n'existe ainsi aucun rapport entre les échelles de notation des écoles finlandaise et française pour une raison arithmétique qu'un élève de sixième comprend sans aucune difficulté. En France, lorsqu'un élève a échoué à un exercice de mathématiques et qu'il a obtenu 2/20, il comprend immédiatement, malgré toute l'énergie qu'il pourra déployer, qu'il lui sera impossible d'obtenir un 18/20 ou deux fois 14/20. Le droit à l'erreur n'existe pas. La mauvaise note à la française, spécifiquement les notes inférieures à 5/20, aboutit à nier par avance la possibilité d'une progression suffisante pour parvenir à la moyenne, note qui indique que le niveau est globalement « suffisant ». Il en est tout autrement dans l'école finlandaise où un élève qui a obtenu la note 4/10 peut espérer, en quelque sorte, « se refaire ». Le nombre de barreaux de l'échelle constitue des distances arithmétique et symbolique. Les catégories de classement sont aussi des catégories de pensée.

 

La confusion entre la note qui correspond au niveau jugé « suffisant » et la moyenne statistique de la classe est extrêmement fréquente. Un didacticien en mathématiques, en poste dans un ESPE, m'indiquait récemment qu'il ne comprenait pas les débats récurrents relatifs aux notes. La moyenne des notes des élèves à un contrôle doit être, par définition, la « moyenne », proche de 10/20. Voilà le paradoxe ! Un didacticien en mathématiques travaille pour que la réussite soit possible pour le plus grand nombre mais considère qu'environ la moitié des élèves sera, en raison d'une norme scolaire implicite - la tyrannie de la moyenne -  en dessous des compétences minimales attendues par le professeur…

 

La nécessaire réforme de l'échelle de notation

 

Pour les raisons qui ont été développées ci-dessus, le président de la commission nationale sur l'évaluation des élèves se trompe en affirmant que « la question du système de notation (…) est un faux problème ». À sa décharge, il est possible de dire qu'il manifeste une méconnaissance ordinaire des recherches en éducation. La notion de « résignation acquise », centrale pour comprendre les difficultés scolaires des élèves, est ainsi particulièrement méconnue alors qu'elle entretient un rapport direct avec les pratiques d'évaluation française. Il en est de même des effets des « comparaisons sociales forcées » également inconnus  (2). L'erreur d'Étienne Klein est tout à fait normale puisque, comme il le reconnaît lui-même, tout à fait honnêtement d'ailleurs, il ne savait pas, avant d'être contacté par le ministère, « que l'évaluation était un problème »…. Raison supplémentaire pour manifester plus de prudence dans ses propos d'autant que la question abordée est évidemment cruciale : comment évaluer les élèves de façon à assurer la progression du plus grand nombre ? Sur une question aussi sensible pour les élèves concernés, pour l'avenir de l'école et celui de la société française, les conclusions hâtives posent problème.

 

Dans l'état assez pitoyable de l'école française, qui devient progressivement un modèle d'inégalités et d'inefficacité à l'échelle européenne, il est possible de s'étonner que l'ancien ministre de l’Éducation ait confié une réflexion nationale sur une question scolaire éminemment sensible à une personnalité connue pour des travaux de vulgarisation en physique quantique mais sans compétence sur les questions éducatives. Ce choix surprenant peut s'expliquer par la définition de l'excellence scolaire à la française. Un individu ayant un parcours scolaire d'excellence - par exemple une classe préparatoire et une grande école - est vite considéré comme omniscient, une sorte de super expert. La réforme de l'école a pourtant peu de chance d'être élaborée par des élites scolaires généralistes dont la valeur sociale et professionnelle a été directement produite par l'école. Les anciens bons élèves ont une expérience subjective positive des notes et critiquent rarement celles-ci. Pour eux, l'évaluation est rarement un problème… Le plus souvent, les bons élèves sont, tout comme leurs parents, très attachés au maintien du système actuel de notation. En matière de notation, la défense du statu quo ne doit rien au hasard.

 

Pour ces raisons, l'échelle des notes est tout le contraire d'un « faux problème » et le président de la Conférence nationale sur l'évaluation des élèves n'a pas été interrogé continûment sur cette question sans raison. Pour reprendre l'expression de Garfinkel, les acteurs ne sont pas des « idiots culturels ». La crispation autour de l'échelle des notes est révélatrice des enjeux de classement et de distinction produits par l'école, spécifiquement par les pratiques actuelles de notation au centre de la compétition scolaire.

 

Reste l'essentiel : un problème n'a jamais été résolu en niant son existence. Qu'importe le cheminement de la pensée et les erreurs inévitables à toutes réflexions en construction, l'intérêt du plus grand nombre, celui des élèves et des citoyens, est de refuser l'immobilisme dans lequel s'enfonce année après année l'école française. Les façons d'agir sont multiples. La transformation des pratiques d'évaluation des élèves constitue une piste de réflexion incontournable, nécessaire pour réduire l'échec scolaire et cet immense gâchis économique et humain constitué par ce flux continu et considérable d'élèves sortant de l'école scolaire sans diplôme.

 

 Pierre Merle

 Professeur de sociologie à l'ESPE de Bretagne

 

Notes :

1  Merle P., 2012, L'élève humilié. L'école : un espace de non-droit ? PUF (2e édition).

 2 Merle P, 2014, « Faut-il en finir avec les notes ? », La Vie des idées, 2 décembre 2014. ISSN : 2105-3030. URL : http://www.laviedesidees.fr/Faut-il-en-finir-avec-les-notes.html

 

 

Par fjarraud , le jeudi 18 décembre 2014.

Commentaires

  • eplantier, le 19/12/2014 à 12:49
    J'adhère au propos de M. Merle. Oui, le choix de cette personnalité pour présider ce jury est... surprenant. Mais nous sommes en France, non ?...

    Merci pour les références étrangères. C'est en connaissant les systèmes éducatifs étrangers que l'on peut comprendre le nôtre et imaginer les pistes de sa refondation.

    En attendant, on ne peut que formuler des inquiétudes sur les conclusions de ce jury : ses membres seront-ils des fantoches ?
    • Delafontorse, le 20/12/2014 à 18:26
      M. Klein est au contraire d'une sagesse absolument exemplaire. Contrairement à vous, il a lu Nietzsche et en a tiré les conclusions qui s'imposent. Cf. mon post ci-en bas.

      Il est tout à fait vain de prétendre raconter quoi que ce soit de raisonnable sur l'éducation et l'évaluation si on n'a pas fait une lecture sérieuse de quelques philosophes : Platon, Montaigne, Rousseau et Nietzsche au premier chef (Sur l'avenir de nos établissements d'enseignement, Schopenhauer éducateur, entre autres titres de ce dernier).
  • Guillaume35, le 18/12/2014 à 17:14

    Je trouve les propos de Mr MERLE sur la notation caricaturaux et excessifs.
    Si on oppose approche par compétences et évaluation par les notes, on risque une nouvelles fois de faire fausse route. 

    L'une et l'autre se complètent.

    L'enjeu ce n'est pas la suppression des notes mais bien l'utilisation qu'on en fait.

    Oui, la notation chiffrée a du sens lorsqu'elle permet de mesurer le degré de maîtrise d'une compétence. Elle fait sens pour les élèves pour mesurer ses progrès ou ses échecs.
    Quand on veut mesurer l'acquisition de la compétence "maîtrise de l'orthographe lexicale", il faut bien un indicateur de réussite qu'il soit exprimé en note sur 20 ou en % ou bien en nombre de bonnes réponses attendues.

    En revanche, la notation perd son sens lorsqu'elle vise à comparer les élèves entre eux (moyenne de classe) ou bien à vouloir compenser artificiellement des moyennes sur des disciplines complètement différentes. 

    La notation au service de la validation de réelles compétences...voilà le vrai enjeu !

  • caroudel, le 18/12/2014 à 10:23
    Confirmation des statistiques alarmantes : nous ne savons pas lire en France ....
    • Delafontorse, le 18/12/2014 à 12:03
      Tout à fait. Si on savait lire, on lirait que le grossier tam tam médiatique actuel sur l'évaluation et la notation (de la pure PROPAGANDE orchestrée ministériellement pour remplir exclusivement la rubrique "Education" des journaux) a pour fonction 

      1) de rendre inaudible la contestation qui monte de partout au sein de l'EN, i.e. au sein du primaire (rythmes scolaires, REP, salaires minables, campagnes médiatiques de dénigrement ou de mensonge par omission, recrutement au rabais et insuffisant, voyez ce qui se passe dans le 93), du secondaire (casse des statuts des professeurs, REP, salaires minables, campagnes médiatiques de dénigrement ou de mensonge par omission), de l'Université (baisse d'1/2 milliard des crédits, masquée par la propagande autour du "rétablissement" de 70 millions d'€ par Hollande, salaires minables, campagnes médiatiques de dénigrement ou de mensonge par omission). 

      2) véhiculer encore une fois le poncif pseudo-critique selon lequel l'école publique est la source de tous les maux dont souffre la société (ce qui facilite grandement la privatisation de parts croissantes du secteur éducatif, privatisation et marchandisation recherchées par les néolibéraux). Sur la foi d'une induction malhonnête, on érige en règle l'exception (dont personne ne niera l'existence, bien entendu) de la notation humiliante. Et voilà toute l'école transformée abusivement en entreprise de production d'aliénation et d'affects négatifs. 

      3) accroître la confusion de la pétaudière en laquelle il s'agit de transformer l'école publique 

      4) j'en passe et des meilleures : faire mousser l'aura de tel ou tel sociologue, etc.

      Le point n'est pas de savoir si la notation fait ou non problème. Il est clair, comme la philosophie nous l'apprend - celle de Nietzsche, par exemple-, que n'importe quelle évaluation est problématique sinon en fait, du moins en droit.
      Le point est de savoir pourquoi on déclare que c'est actuellement que la notation fait problème plutôt que pas. N'en déplaise aux belles âmes apparemment désintéressées comme celle de M. Merle, la réponse tient à l'opportunité pour la propagande néolibérale de trouver un nouveau point d'appui et un nouveau prétexte fonctionnel pour avachir l'école en général et l'école publique en particulier. 
      • eplantier, le 19/12/2014 à 12:51
        Eh bien... Il reste de la place, à La Verrière ? :-O
        • Delafontorse, le 20/12/2014 à 18:20
          Un bien bel argument... Tout à fait stalinien de la meilleure époque. Votre inconscient a parlé ?
  • Delafontorse, le 18/12/2014 à 13:54
    L'opinion manipulée pense mal : en matière de notation, la volonté actuelle de discussion publique d'une réforme ne doit rien au hasard.


    Avec les belles âmes, M. Merle, vous allez bien finir par vouloir interdire tout jugement. Or, ce n'est pas une si réjouissante perspective que celle d'une humanité privée de jugement et totalement incapable de hiérarchiser, de prioriser, de chiffrer, mesurer, classer et comparer. Et puis vos présupposés, à savoir que les enseignants ne sauraient pas user judicieusement, avec jugement justement, de la notation - chiffrée ou non-, sont tout simplement insultants pour l'intelligence des professeurs. Bien entendu, en tant que sociologue, vous allez prétendre aussi leur enseigner leur métier, et la docimologie par-dessus le marché. Juger autrui avec le parti d'exclusivement le condamner ne semble pas vous faire peur, finalement. Et il ne vous vient pas à l'esprit que tout ce tambour autour de la notation chiffrée et de l'"école bienveillante" n'est fait que pour encore et encore dresser un procès d'intention - et de mauvaise intention- à une école et des enseignants qu'il s'agit surtout de présenter comme malveillants, parce que c'est là ce qui garantit que l'école publique puisse être cassée avec le consentement même de ceux qui devraient la défendre 

    Eh bien je vais vous dire, je n'ai pas envie en effet d'être bienveillant avec qui partage bêtement ce genre de présupposés instillés par une propagande néolibérale obscurantiste éhontée qui n'a que trop duré. Tous les gens qui ne mettent jamais les pieds dans une classe mais qui se fendent d'un avis de condamnation sur des pratiques qu'ils ignorent, il y en a marre ! Bizarrement, on ne les voit jamais se préoccuper de l'évaluation chiffrée de la rémunération du prétendu travail des employeurs néolibéraux dont ils sont les laquais. 

    Au Mexique, on tue les enseignants et futurs enseignants, qui font de l'ombre au narcotrafic. Partout ailleurs, on tire sur l'école, au sens figuré en Europe et en France en particulier, au sens propre au Yemen, en Afghanistan, où les enfants et les maîtres meurent.

    Continuez, braves gens, sous l'empire d'idées subliminales, qu'on vous inculque à coup de propagande démagogique et qui ne sont certes pas de vous, à trucider l'éducation et l'institution qui s'efforce de la transmettre !


    • Michel MATEAU, le 18/12/2014 à 14:29
      Je me demande si la paranoïa peut s'évaluer sur une échelle de 0 à 20.....
      • Delafontorse, le 18/12/2014 à 15:31
        Vous ne le saurez pas, de toute façon : il n'y a plus de médecine du travail pour les enseignants.
        En attendant, dormez bien. 
        Mais en cas d'insomnie, souvenez-vous de quelques lectures déjà bien anciennes pourtant : Michéa, L'enseignement de l'ignorance; Milner, De l'école, ...

        • Michel MATEAU, le 18/12/2014 à 18:35
          Votre discours est effectivement assez soporifique....

          De mon côté, je vous conseille :
          "L'hypocrise scolaire" (Dubet),
          "Lettre à un jeune professeur" (Meirieu)

          et tant d'autres
          • Franck059, le 18/12/2014 à 21:26
            Conseiller Meirieu en lecture, c'est effectivement affligeant...
          • Delafontorse, le 18/12/2014 à 21:03
            Ah oui... Ces phares de la pensée universelle à qui l'on doit l'état actuel de l'école publique française... Profitez bien du mol oreiller de vos certitudes. Elles n'en ont plus pour bien longtemps.
            • Michel MATEAU, le 19/12/2014 à 10:10
              Le Grand Soir ?
              La Fin des temps ?
              L'Apocalypse ?
              Le Déluge ?

              Dites nous vite...
              • Delafontorse, le 20/12/2014 à 18:18
                Non, non. Beaucoup plus près de nous : septembre 215, quand les professeurs du secondaire complètement endormis vont se réveiller et écarquiller les yeux en regardant leur nombre d'heures de service et la première fiche de paie rémunérant leurs nouvelles missions obligatoires.

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