Parcoursup : Mesures répressives exceptionnelles contre des lycéens 

Alors que des lycéens descendent un peu partout dans la rue contre les résultats de Parcoursup, le gouvernement utilise des moyens exceptionnels pour imposer le retour à l'ordre. A Paris une centaine de lycéens ont été enfermés deux jours et deux nuits, parfois sans pouvoir prévenir leurs parents. Une partie a été déférée devant la justice. Syndicats et association de parents d'élèves s'élèvent contre ces pratiques.

 

Parcoursup met des lycéens dans la rue

 

"Incompréhensible"."Injuste". Ces adjectifs accompagnent le déploiement de Parcoursup dans plusieurs villes. A Toulouse, Orthez, dans les Hauts de Seine (Courbevoie et Bois Colombes), des lycéens ont manifesté le 24 mai pour dénoncer les résultats de Parcoursup. Un sentiment exprimé aussi par le vice président de la FCPE Hervé-Jean Le Niger. " ”Quand on débute sa vie, qu'on a 17-18 ans, qu'on a déjà eu du mal à choisir son parcours d'orientation et qu'on est dans une telle indécision, ce n'est pas l'école de la confiance que prône Jean-Michel Blanquer", explique t-il dans un entretien accordé à France info. Il condamne "la sélection massive à l'entrée de l'université" et demande à "financer l'université à la hauteur des besoins de formation".

 

Des arrestations exceptionnelles

 

En marge de la manifestation du 22 mai, des lycéens ont tenté de faire barrage devant le lycée H Boucher et d'occuper le lycée Arago. Ils ont été encerclés par la police puis enfermés deux jours et deux nuits, souvent sans que leurs parents soient prévenus selon la Fcpe.

 

L'association de parents d'élèves transmet l'inquiétude des parents. " Il est tout à fait intolérable que des jeunes qui se battent pour leur avenir soient traités de la sorte par les forces de l’ordre", estime la Fcpe. "Par ailleurs, il est tout à fait inédit que des mineurs, mobilisés pour une cause, se voient enfermés plus de 24 heures en garde à vue, sur des motifs qui, à l’heure actuelle, n’ont pas été communiqués à tous les parents."

 

Trois syndicats, le Snes , le Snep et le Snesup , tous trois FSU, dénoncent cette politique. "L’action des forces de l’ordre a été brutale et disproportionnée", estiment-ils "Des lycéens pour la plupart mineurs ont été traînés à terre, confinés longuement dans un bus, en garde à vue pendant deux jours et deux nuits, sans même que les familles puissent être informées des lieux de détention. Ces pratiques sont inacceptables ! Et Le Snes, le Snep, le Snesup demandent une réaction forte de la part des Ministres de l’Enseignement supérieur et de l’Éducation nationale pour éviter que ne se reproduisent de tels agissements".

 

Fcpe

Snes Snesup

HJ Le Niger

A Toulouse

Orthez

Hauts de Seine

 

 

Par fjarraud , le vendredi 25 mai 2018.

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