La transphobie et les programmes scolaires 

"Les témoignages des jeunes donnent à voir un haut niveau d’appréhension face à l’école (qu’il s’agisse des pairs ou de l’institution) : l’expérience scolaire est perçue comme « mauvaise » ou « très mauvaise » pour 72 % des jeunes trans", écrit Arnaud Alessandrin dans le Journal du CNRS. Ce sociologue publie les résultats d'une enquête menée chez les trans. "Le collège est pointé comme la temporalité la plus anxiogène pour ces jeunes. Le verbatim de l’enquête permet de distinguer différents facteurs explicatifs : l’importance que revêtent les catégories genrées entre pairs au collège, les transformations corporelles qui imposent des modifications physiques non désirées (règles, poils, mue…), une absence relative de « mots pour se dire » ainsi qu’une non-prise en compte, ou une mauvaise prise en charge, des problématiques de ces élèves par l’institution. Notons pour finir le rôle non négligeable des programmes scolaires qui, en abordant les questions trans et intersexes, véhiculent aussi les représentations pathologisantes et prioritairement médicales de ces identités."

 

Dans le Journal du CNRS

 

 

Par fjarraud , le mardi 12 juin 2018.

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