Lycée : L'Apses, l'Aphg et le CSP 

C'est une démarche pas ordinaire qu'ont fait l'Apses, association des professeurs de SES, et l'Aphg, son équivalent pour l'histoire géo. Les deux associations ont adopté une position commune sur l'enseignement "histoire géographie, géopolitiques et sciences politiques". Et pour mieux l'appuyer, leur démarche est soutenue par le Snes et le Snalc, deux syndicats généralement opposés. Les deux associations demandent un partage clair entre les deux corps d'enseignants pour cet enseignement avce cadrage national.

 

Dans une lettre adressée au Conseil supérieur des programmes les 4 organisations réfléchissent à la répartition de cet enseignement. "La qualité de la formation des élèves et de leurs apprentissages repose sur la qualification disciplinaire des enseignants, certifiée par leurs concours de recrutement. A cet égard, et sans préjudice de la cohérence d’ensemble des programmes, ces derniers doivent identifier clairement ce qui relève de l’histoire-géographie-géopolitique (et qui doit être enseigné par les professeurs d’Histoire-géographie), et ce qui relève de la science politique (et qui doit être enseigné par les professeurs de sciences économiques et sociales), selon un cadrage national strict. Pour la même raison, il convient d’élaborer des programmes respectueux des spécificités des disciplines enseignées, et des épreuves de baccalauréat assurant aux candidats d’être évalués par les examinateurs disposant des qualifications disciplinaires adéquates. Pour des raisons évidentes, une réponse du champ disciplinaire « histoire géographie géopolitique » ne doit pas pouvoir être évaluée par un enseignant de sciences économiques et sociales, de même qu’une réponse du champ disciplinaire « sciences politiques » ne doit pas pouvoir être évaluée par un enseignant d’histoire-géographie".

 

Reçu par le Conseil supérieur des programmes le 22 juin, l'Apses a défendu le principe " d’un équilibre dans les programmes entre l’histoire-géographie-géopolitique et la science politique, impliquant donc une répartition 50%-50% entre professeurs de SES et professeurs d’Histoire-Géographie".

 

"Face à la proposition du CSP de rédiger un programme autour d’objets d’étude communs, l’APSES a proposé que chaque objet commun donne lieu à deux chapitres complémentaires : l’un en science politique, l’autre apportant le regard de l’historien-géographe."

 

La rencontre

 

 

Par fjarraud , le vendredi 29 juin 2018.

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