Très forte mobilisation enseignante le 19 mars 

Dans les cortèges interprofessionnels du 19 mars , les enseignants ne sont pas passé inaperçus. Il sont même donné le ton aux manifestations si l'on en croit la presse régionale. De 150 000 à 300 000 personnes ont manifesté à l'appel de la CGT, FO, la FSU, Sud et Solidaires. La grève a été particulièrement suivie chez les enseignants avec 24% de grévistes dans le premier degré selon le ministère et 9% dans le second degré. C'est nettement plus que le 5 février. Et cela annonce pour le ministre de sérieuses complications au moins dans le premier degré.

 

Forte présence des enseignants dans les cortèges

 

Les cortèges ont fait le plein dans toutes les grandes villes. Malgré le caractère interprofessionnel de l'appel, les enseignants ont largement répondu à l'appel des syndicats. Le mouvement des Stylos rouges a été aussi très remarqué. Hostile aux grèves à sa naissance, ce mouvement était très représenté dans les cortèges du 19 mars.

 

A Paris , on a compté de 17 à 50 000 manifestants dont des milliers d'enseignants. Lyon et Nantes ont vu défiler environ 5 000 personnes, Toulouse, le Havre, Rouen de 2 à 3 000. A Toulouse, des enseignants qui bloquaient le rectorat ont été évacués à coup de gaz lacrymogène par la police.

 

Les revendications des enseignants ne recoupaient pas forcément celles des autres salariés. Les pancartes demandant la revalorisation des salaires étaient bien dans la ligne de la manifestation. Mais les enseignants ont introduit leurs propres demandes.

 

Un pic de grévistes dans les écoles

 

L'éducation nationale vient de connaitre un pic de grévistes après plusieurs mois de faibles participations de ces derniers mois.  Le Café pédagogique avait annoncé qu'il y aurait "plus d'enseignants que prévu". C'est que les réformes passent mal aussi bien dans le premier que le second degré et la loi Blanquer encore moins.

 

Pour le Snuipp Fsu, " cette mobilisation s'explique par " le rejet du projet de loi « pour une école de la confiance »" accusée de "déstructurer le système éducatif avec les regroupements écoles-collèges niant les spécificités du premier degré, d’offrir 150 millions à l’école privée, de museler les enseignants, de mettre des étudiants non formés dans les classes… D’autres sujets suscitent également la colère des enseignants comme les menaces de sanctions pour refus de participer aux évaluations nationales, inadaptées et sans intérêt pédagogique. Mais aussi le manque de reconnaissance de la professionnalité enseignante".

 

Nouvelles promesses de Blanquer

 

"On sent la colère et l'incompréhension qui montent chez les enseignants", nous avait dit le 18 mars B. Groison, secrétaire générale de la Fsu. D'ores et déjà la mobilisation du 30 mars, qui devrait réunir tous les syndicats enseignants, s'annonce massive. D'ici là les enseignants auront peut-être pris connaissance du projet de loi sur la Fonction publique qui taille largement dans leurs droits.

 

JM Blanquer semble avoir compris que la mobilisation dans le premier degré menace sa loi. Le 19 mars il adresse aux enseignants un message qui promet de revenir sur les points les plus contestés. Mais a-t-il encore la confiance des enseignants ?

 

François Jarraud

 

Plus d'enseignants que prévu ?

On sent la colère et l'incompréhension qui montent

Le projet de loi fonction publique

 

 

 

Par fjarraud , le mercredi 20 mars 2019.

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