AESH : Les enseignants mis en cause devant la commission Jumel 

Crée par l'Assemblée nationale, la Commission d'enquête sur l'inclusion des élèves handicapés, confiée au député (PC) Sébastien Jumel, entendait le 26 mars Yvan Yvon Barabinot, de la Cgt Education et Hélène Elouard , animatrice du collectif des AESH soutenu par la CGT. Après un panorama des difficultés de l'inclusion, H Alouard a évoqué les difficultés relationnelles avec les enseignants.

 

"Quotidiennement les conditions réelles de l'école inclusive entraine des souffrances pour les élèves et les personnels", explique Yvan Yvon Barabinot. Il prend l''exemple d'un EREA parisien  où les AESH ne sont pas formés et n'ont pas de temps de concertation avec les enseignants, où des élèves n'ont pas d'accompagnant car l'évaluation de leur cas arrive trop tard. Il cite aussi le déficit d'infirmière et d'assistante sociale dans les établissements, les Ulis en nombre insuffisant. Il insiste sur la fromation des personnels : dans l'EREA pris en exemple sur 24 enseignants 16 sont contractuels. "Le manque de moyens a des conséquences négatives pour les personnels et les élèves", conclut-il.

 

Hélène Elouard, animatrice du collectif des AESH, va longuement intervenir sur les difficultés relationnelles avec les enseignants. "Les professeurs ne sont pas formés à travailler avec les AESH", explique t-elle. "Il y a confusion avec les Atsem. On nous demande de changer les couches ou d'assister l'enseignant en classe". Elle cite aussi les mises à l'écart : interdiction de déjeuner dans la même salle que les maitres, mises à l'écart. Elle dénonce le manque de formation des AESH. "Les 60 heures dont parle Blanquer étaient déjà prévues avant lui mais ces heures sont des heures d'information pas de formation. Les AESH se forment en auto formation".

 

Sur le site de l'Assemblée

 

 

Par fjarraud , le mercredi 27 mars 2019.

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