Maths : Le cahier de vacances de m@ths et tiques 

Yvan Monka, sur son site, propose à nouveau ses célèbres cahiers de vacances numériques gratuits de la 6ème à la terminale. Chaque cahier comprend le cours, des vidéos explicatives et des exercices. On peut aussi se tester. Ainsi en 5ème, Y Monka propose 12 heures de travail réparties sur 10 journées pour préparer le programme de l'année. Pour la terminale il faut prévoir 30 heures.

 

Sur m@ths et tiques

 

Par fjarraud , le lundi 29 juin 2020.

Commentaires

  • lcm1789, le 29/06/2020 à 14:14
    C'est sur il y a un marché pour cela...

    Bien qu'il soit probable que Y Monka ne soit pas dans cette démarche, il participe à ce mouvement, qui vise à dématérialiser l'enseignement pour mieux pouvoir le vendre à la découpe, en s'appuyant sur les inquiétudes des élèves et de leurs parents.

    Cela cache un fait essentiel, maths et tiques n'est qu'une toute petite facette de l'enseignement des mathématiques: celle de l'activité prodédurale.YT est bien adapté à cet enseignement procédural de compétences saucissonnées: les fameux "tutos". 

    Cela rassure et trouve facilement son public, mais cela oblitère ce qui fait l'intéret et la difficulté de la démarche mathématique: la dialectique intuition&rigueur logique pour résoudre un problème à l'aide d'une théorie.

    Il faut tout de même remarquer qu'il ne s'agit ici pas de véritables cours de mathématiques, mais plutôt d'une série d'étayages pédagogiques. Le langage utilisé est rarement explicite et rigoureux, et les procédures utilisées si elles sont détaillées ne sont presque jamais ni justifiées ni mises en perspective.


    Or l'activité mathématique n'est pas innée, elle s'apprend et même elle s'enseigne. Enseigner les mathématiques ce n'est pas dérouler un catalogue de procédures techniques dont on n'explicite jameux les enjeux théoriques. En effet, seule cette explicitation permet aux élèves en difficultés  (souvent parce qu'ils ne possèdent les codes et ne situent pas réellement ce que l'on attend d'eux) de comprendre et de progresser dans l'activité mathématique.

    Combien d'élèves (et même d'enseignants) ne comprendront jamais la notion de fraction du fait d'une présentation uniquement procédurale qui ne permet pas de construire réellement la notion et donc de comprendre dans quel type de problème elle est utile?

    L'échec de la mise en place de l'enseignement des mathématiques modernes (pour diverses raisons) et la main mise de l'idéologie libérale et anglo-saxonne des compétences a conduit à l'abandon de cette enseignement explicite qui est pourtant le seul à même de lutter contre le déterminisme social. 

    L'hégémonie de l'idéologie libérale des compétences au détriment de l'universalisme rationnel est terrifiante et ne se discute même plus. C'est pourtant une régression scientifique majeure, puisqu'elle conduit à marginaliser voire à faire disparaitre tout un pan de l'enseignement et donc de la connaissance qui sont difficilement compatible avec les compétences. C'est de plus une régression sociale majeure,d'une part car ce type d'enseignement conduit à une explosion de l'implicite dans l'enseignement et donc une sur valorisation du capital social, et d'autre part car elle consacre l'existence d'un marché de la compétence véritable livret ouvrier 3.0 dans lequel l'individu se vend en mettant en avant des listes de compétences validées comme la fiche technique d'une machine. Ce marché de la compétence est mise en place par nos différents gouvernants en suivant à l'échelle européenne la Statégie de Lisbonne pour faire l'U.E une économie de la connaissance.

    Sans dénier les qualités de cette chaine qui a son utilité, il faut donc aussi s'interroger sur la façon d'enseigner qu'elle met en avant. Un site comme le Café Pédagogique s'honorerait de faire preuve de davantage de recul sur ces questions au moment où les "innovations pédagogiques sont souvent les faux nez de l'avancé du Marché dans l'Education.

    Au dela de cette question importante,sur le plan du contenu lui-même il faut aussi être conscient des limites scientifiques de présentations volontairement simplistes, et de l'influence de ce type de chaine à forte audience sur le travail d'élèves qui cédant à la facilité préfèrent ce genre de tuto simplifié, s'adressant à un public virtuel, à un véritable cours rigoureux s'adressant à des élèves réels mais qui sera bien plus formateur sur le long terme. 

    Nombre d'enseignants de mathématiques passent souvent des heures difficiles à déconstruire de faux savoirs, ou des savoirs tronqués trop rapidement construits sur internet et qui entrainent des difficultés d'apprentissage sur le long terme. La capacité d'adaptation du professeur pour faire progresser SES élèves en s'appuyant sur un échange dialectique et dynamique est ici essentielle.

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