Géo : Sylvie Brunel analyse la crise sanitaire 

« Oui, le Covid aura changé le monde. Mais pas en bien. Il aura créé la méfiance sociale au nom de la distanciation, la haine des pauvres, la flambée de la misère. Partout les peuples se révoltent contre les privations de liberté et les discriminations. Partout naissent les haines », écrit Sylvie Brunel sur le site de la Société de géographie. « De manière générale, la maladie a créé la double peine. Partout dans le monde, les populations pauvres, les habitants des bidonvilles, les migrants, les prisonniers, les peuples autochtones au statut précaire, comme en Amazonie, aux Etats-Unis (Navajos) ou en Australie (aborigènes), ont payé un lourd tribut au Covid-19. Les systèmes de santé défaillants, la promiscuité dans des lieux dépourvus d’hygiène, l’obésité, la pauvreté ont désigné les fragiles… Les seuls pays qui n’ont pas souffert de difficultés d’approvisionnement alimentaire sont ceux qui avaient des filières productives performantes, comme en France », ajoute-elle. Pour elle, « seule une mondialisation solidaire pourra vaincre la pandémie. Contre le chaos actuel, la régulation mondiale. Contre l’effroi, l’Etat-providence. Et surtout l’Etat vigilant et anticipateur. Le virus a réaffirmé le rôle essentiel de la puissance publique ».

 

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Par fjarraud , le vendredi 03 juillet 2020.

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