Ana Maria Garcia Marquez : Réaliser des BD en espagnol 

« Le confinement a permis aux élèves de travailler à leur rythme ». Pour Ana Maria Garcia Marquez, professeure d’espagnol au collège Fontanes de Niort, le confinement a eu aussi des effets négatifs. Mais il lui a permis d’accompagner ses élèves de 5ème dans la création de bandes dessinées en espagnol. Un travail créatif que l’on n’a pas le temps de faire en classe.

 

Faire créer des BD

 

 « Je voulais faire une tâche finale qui les accroche et qui soit différente des exercices ». En 5ème, les élèves travaillent sur les routines quotidiennes des adolescents en France et en Espagne. Ces débutants travaillent ainsi les expressions du quotidien, le vocabulaire utile pour parler de soi et des particularités de la conjugaison.

 

Plutôt que prendre un texte, Ana Maria Garcia Marquez s’appuie sur un bande dessinée argentine. Elle leur demande d’en réaliser une. « C’est moins ennuyeux qu’un texte ». Mais peut-être plus difficile quand il s’agit d’accompagner les élèves. « Je me suis inspirée des documents du concours de BD d’Angoulême et je leur ai donné des conseils sur la façon de réaliser une BD , de concevoir les bulles ». Ces documents ont circulé. Des cours virtuels ont permis d’échanger.

 

Un enseignement plus individualisé

 

« Les élèves ont été très créatifs », nous dit Ana Maria Garcia Marquez. « Ils ont été créatifs par rapport à la compréhension du quotidien en Espagne. Et ils ont pris le temps de réaliser de belles BD ».

 

Le confinement aurait-il des vertus pédagogiques ? « Ca dépend des élèves », nous dit Ana Maria Garcia Marquez. « Ceux qui ne participaient pas avant le confinement n’ont rien rendu durant le confinement et les cours virtuels. Mais la plupart ont bien travaillé. Le confinement a permis aux élèves en difficulté de travailler à leur rythme alors qu’en classe cela va trop vite pour eux ».

 

Mais une perte en expression orale

 

« J’ai appris à faire un enseignement plus individualisé », poursuit Ana Maria Garcia Marquez. « Les élèves rendaient des devoirs toutes les semaines et, confinée, j’avais le temps de les corriger chaque semaine et d’expliquer ce qui n’allait pas puis d’approfondir ce qui n’avait pas été compris. Mon enseignement a été plus individualisé ».

 

Mais le confinement a aussi des défauts. « Rien ne vaut la classe avec la présence du professeur », poursuit Ana Maria Garcia Marquez. « Je m’en suis rendu compte au retour des élèves. Ils manquaient d’exercice à l’oral. Leur oreille avait perdu l’habitude de l’espagnol. Et ils avaient perdu en fluidité dans leur expression ». De cette période restent les BD.

 

Propos recueillis par F Jarraud

 

La séquence

 

 

 

Par fjarraud , le jeudi 09 juillet 2020.

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