L'Expresso du 22 septembre 2021 

Le fait du jour

Après le discours d'Emmanuel Macron à Marseille annonçant une large libéralisation des écoles publiques, il en faisait aucun doute que sa majorité adopte la loi Rilhac. Une première étape est franchie le 22 septembre avec l'adoption de la loi en commission. Plusieurs amendements on été adoptés retirant du texte du Sénat les obligations de l'Etat concernant les aides administratives, la formation et les décharges des directeurs. Ces dernières seront liées à la "spécificité" de l'école ce qui ouvre la porte à un détricotage en règle. Les amendements visant à affirmer que les directeurs n'auront pas d'autorité hiérarchique ont été écartés. La majorité (LREM, Modem, Agir ensemble) a fait bloc sur ce texte. Il arrivera en séance les 29 et 30 septembre. Après bien des tergiversations, avec cette proposition de loi le directeur aura une autorité réelle sur les enseignants sans pour autant gagner un véritable statut, une aide administrative, des décharges supplémentaires et une protection dans sa fonction, révocable à tout moment.  La majorité, alliée à la droite, change le management de l'école à moindres frais.

 

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22/09/2021 à 14:05  |  (0 commentaire)
Le fait du jour

40 écoles Rep+ de Marseille éligibles à l'expérimentation présentée le 2 septembre par Emmanuel Macron refusent d'y participer. Les écoles refusent le choix des enseignants par le directeur d'école, un système jugé inefficace et visant à "museler" les professeurs. Ils demandent des moyens suffisants pour toutes les écoles et refusent la logique de contractualisation avancée par E Macron. Une large intersyndicale locale (Se-Unsa, Snuipp Fsu, FO, Cgt, Sud, Cnt) dénonce "une mesure qui ne correspond pas aux revendications des personnels... vécue comme une provocation". L'intersyndicale s'oppose elle aussi à l'expérimentation Macron et exige des moyens pour les écoles.

 

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22/09/2021 à 04:28  |  (2 commentaires)
Le fait du jour

"Nous voulons montrer que les réformes continuent". Interrogé le 21 septembre par la commission de la culture et de l'éducation de l'Assemblée nationale, JM Blanquer est paru sur la défensive, défendant des orientations qui sont critiquées. Il a défendu sa politique sanitaire, la "revalorisation" qu'il poursuit et sa campagne sur la laïcité.

 

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22/09/2021 à 04:28  |  (0 commentaire)
La classe

« L’enseignement est une rencontre, c’est aussi une histoire de dons. Donner, recevoir, donner à son tour, l’échange se réalise dans le sens de l’enrichissement de tous ».  « La maîtresse est-elle un monstre ? » invite à se questionner sur le métier de professeur des écoles. C’est un livre pour faire un pas de côté, mais c’est aussi, et surtout un livre, pour se déculpabiliser en prenant conscience que oui, l’enseignant a un rôle prépondérant mais qu’il ne peut pas tout, « que chacun doit prendre sa part » comme l’explique Magali André-Soulié, l’autrice. C’est un livre « pour devenir un peu moins monstre, pour prendre le temps d’écouter les élèves, pour les accompagner tout en conservant une certaine exigence liée à l’acquisition des savoirs ».  « La maîtresse est-elle un monstre ? » peut sembler être un récit autobiographique car Magali s’appuie sur son vécu de professeure des écoles en Seine-Maritime. Principalement l’expérience de ses dix dernières années d’enseignement. Elle raconte ses questionnements, ses inquiétudes mais pas que. En s’appuyant sur son expérience personnelle, elle donne des pistes bien pratiques aux jeunes, et aux moins jeunes, professeurs des écoles. C’est surtout la possibilité de réfléchir à sa pratique et de se saisir de nouvelles pistes.

 

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22/09/2021 à 04:28  |  (0 commentaire)
La classe

En cette journée du sport scolaire nous aurions pu parler des milliers de collègues partout en France qui quotidiennement se battent pour faire vivre un sport accessible à tous et pour tous. Mais cette année, s’il y a bien un sujet qu’il ne faut pas aborder c’est celui du sport scolaire et notamment du nouveau protocole qui vient couper l’élan des professeurs d'EPS ! Pour Nathalie François, secrétaire nationale du SNEP-FSU en charge du sport scolaires, le protocole sanitaire propre à l'UNSS pose problème.

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22/09/2021 à 04:28  |  (0 commentaire)
L'élève

Qui se soucie encore en Europe de la guerre et des poussées nationalistes ayant ravagé les Balkans quatre années durant (de 1992 à 1995) après l’implosion de la Yougoslavie et l’accès à l’indépendance de la Bosnie-Herzégovine ? Comment transmettre aux jeunes générations la dimension génocidaire du massacre perpétré par les forces bosno-serbes à Srebrenica, déclarée ‘zone de sécurité’ par l’ONU pour les civils, en juillet 1995 ? La réalisatrice bosniaque Jasmila Zbanic, depuis « Sarajevo, mon amour » [2005], ne cesse de mettre en lumière les traumatismes de cette période tragique de notre histoire récente. Avec « La Voix d’Aïda », la cinéaste s’attèle cette fois à restituer les déchirures internes à la Bosnie et la tache indélébile déposée par le crime commis à Srebrenica à travers ‘la tragédie et la trajectoire émotionnelle’ d’une femme, épouse et mère de deux fils, professeure d’anglais, réquisitionnée par les Casques bleus comme traductrice. Elle projette son héroïne farouche, déterminée à sauver sa famille, au milieu de l’immense camp de réfugiés, prise en étau par l’ambivalence de sa position entre des instances internationales supposées protectrices totalement dépassées et des populations désorientées et apeurées fuyant une issue fatale. La vitesse des déplacements, de responsables en militaires, du hangar couvert aux grilles (et au-delà) délimitant le périmètre du territoire ‘contrôlé,’ figure la vanité de l’énergie déployée par Aida pour protéger son peuple, sauver ses proches. Sa défaite personnelle, conjuguée au lâchage des hauts responsables de l’ONU, et à l’impuissance des soldats hollandais sur place, conduisent au désastre. Pourtant la voix d’Aïda ne s’éteint pas : elle reprend l’enseignement auprès d’écoliers à Srebrenica. Comme un ultime acte de foi dans la puissance émancipatrice de l’éducation.

 

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22/09/2021 à 04:28  |  (0 commentaire)
Le système

Demandés par les associations en faveur de l'instruction en famille pendant le débat sur la loi séparatisme, les deux rapports de la Dgesco sur l'instruction en famille ne leur ont été transmis que début septembre. On comprend pourquoi. Alors que le ministre justifiait la loi par le risque de radicalisation des enfants non scolarisés, les rapports montrent que celui-ci est infime. Ainsi dans le rapport portant sur 2018-2019, on compte 35 965 enfants instruits en famille dont 19 008 instruits en famille en dehors d'une inscription réglementée au Cned. Près de 12 000 enfants ont été contrôlés, ce qui montre que celui-ci est bien réel. Au final on a eu 173 seconds contrôles conduisant à une mise en demeure de scolarisation et 35 saisines du procureur soit 0.3% de contrôles posant vraiment problème. Pour Les enfants d'abord, une association de parents pratiquant l'IEF, "on comprend mieux la pudeur de l'éducation nationale qui a mis tant de temps à nous adresser ce document. Pas une ligne sur le risque sectaire. Pas plus concernant la radicalisation".

 

Les rapports

 

 

22/09/2021 à 04:28  |  (0 commentaire)
Le système

"Le secteur de l’éducation nationale est particulièrement marqué par la perte de sens", écrit le collectif Nos services publics, qui publie une étude sur la perte de sens dans les emplois publics en général. "65 % des répondants citent l’attrait d’un métier particulier comme un motif pour rejoindre le service public, soit 21 points de plus que chez les répondants hors éducation nationale), alors qu’à l’inverse, “l’intérêt de la mission qui leur est confiée” est moins cité comme un motif pour y rester (46 % dans l’éducation nationale contre 51 % parmi le total des répondants hors éducation nationale)", écrit le collectif. "Les problèmes rencontrés sont tous plus fréquemment cités au sein de l’éducation nationale qu’ailleurs - ils sont en moyenne 30 % plus cités dans l’éducation nationale qu’hors éducation nationale..., et moins de 1 % des agents de  l’éducation nationale répondants disent ne pas rencontrer de problème (contre 3 % parmi la population totale). La fréquence de la perte de sens est également plus élevée au sein de l’éducation nationale : 43 % déclarent être confrontés “très fréquemment” à un sentiment d’absurdité, contre 27 % parmi le total des personnes interrogées hors éducation nationale".

 

L'étude

 

22/09/2021 à 04:28  |  (0 commentaire)
Le système

Après avoir réécrit tous les programmes, le CSP se sent-il un peu vide ? S Ayada, sa présidente annonce le programme pour 2021-2022. " Le programme de travail pour l’année scolaire 2021-2022 met l’accent sur deux missions permanentes du Conseil supérieur des programmes, inscrites dans le texte de loi qui définit ses domaines de compétence : la réflexion sur l’introduction du numérique dans les pratiques pédagogiques et dans la construction des savoirs d’une part, la question de la formation initiale et continue des professeurs d’autre part... La création des INSPÉ porte pour grande partie la réforme de la formation initiale des professeurs. Quant aux écoles académiques de la formation continue, elles dessinent de nouvelles perspectives sur un sujet que tous jugent essentiel. Nul doute que le travail du Conseil supérieur des programmes portera sur les incontournables et de la formation initiale et de la formation continue sans lesquels les missions de l’école ne sauraient être remplies".

 

Communiqué

 

22/09/2021 à 04:28  |  (0 commentaire)
Le système

"Le slogan ministériel « bouger 30 minutes » démontre un manque d’ambition. S’agirait-il que les enseignantes et enseignants allongent le temps des récréations ? … Il faudrait au contraire faciliter le bon déroulement des 3 heures d’EPS hebdomadaires inscrites dans les programmes. Mais cela supposerait d’en finir avec une politique éducative centrée sur quelques « fondamentaux » autour du lire/écrire/compter", écrivent le Snuipp Fsu et le Snesp Fsu dans un communiqué commun. Les deux syndicats font 20 propositions comme avoir des équipements dans les écoles, rétablir les conseillers pédagogiques EPS dans les circonscriptions; aménager les cours de récréation, donner les moyens d'assurer uen sortie scolaire par an, rendre effectif le droit aux vacances pour tous...

 

Communiqué

 

 

22/09/2021 à 04:28  |  (0 commentaire)
Le système

L'Europe compte près de 100 millions d'élèves, rappelle l'atlas statistique régional d'Eurostat. Cet atlas comporte un chapitre sur l'éducation. Si les cartes montrent des fractures européennes, elles ne sont pas toujours évidentes à saisir. Ainsi on a une coupure est-ouest nette en Europe en ce qui concerne la scolarisation à 3 ans, plus répandue à l'ouest, et particulièrement en France, que dans l'est. La carte du pourcentage de la population ayant un diplôme de fin du secondaire reflète des écarts de développement économique , des systèmes éducatifs sélectifs et aussi le développement de l'apprentissage dans certains pays.

 

L'atlas

 

22/09/2021 à 04:28  |  (0 commentaire)

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22/09/2021 à 04:28  |  (0 commentaire)
La classe

"La clé de voûte de tous ces dispositifs consiste bien – on ne le rappellera jamais assez – à transférer progressivement le pilotage de la différenciation au sujet lui-même. Quelle que soit, en effet, la bienveillance de l’éducateur, son attention à ne pas figer le sujet à un moment de son évolution, sa volonté de lui permettre de découvrir d’autres horizons et de se dépasser, la « pédagogie différenciée reste guettée par la manipulation classificatoire", écrit Philippe Meirieu, dans un texte sur la pédagogie différenciée. "C’est pourquoi, les questions de l’autoévaluation, de la métacognition et de l’autorégulation de ses apprentissages sont tout sauf des questions techniques. Ce sont des questions profondément éthiques et politiques, au coeur des finalités de l’école et du projet démocratique. La « pédagogie différenciée » n’est pas seulement un « projet scolaire », elle devient un « projet social », une dynamique éducative capable de briser les enfermements sans abolir les singularités, de transmettre les savoirs et d’émanciper les personnes, y compris au regard de sa propre pratique".

 

Sur son site

 

22/09/2021 à 04:28  |  (0 commentaire)
La classe

L'association des groupes de soutien au soutien (AGSAS) organise son colloque annuel à Paris les 2 et 3 octobre avec comme thème : l'éthique en actes. Au programme des conférences : Bruno Robbes sur l'autorité et l'éthique enseignante, Philippe Meirieu sur "évaluer ou accompagner", Mireille Cifali sur l'éthique des métiers de la relation et JP Durif-Varembont sur "l'embarras éthique". Et bien sur des ateliers.

 

L'AGSAS

 

22/09/2021 à 04:28  |  (0 commentaire)
Les disciplines

On a tous aimé y jouer et il s'agit de vraies machines à mémoriser les tables. Le cartable des loulous propose de réaliser soi même ses cocottes d'additions et fournit le modèle.

 

Les cocottes

 

 

22/09/2021 à 04:28  |  (0 commentaire)
Les disciplines

La Maternelle de moustache propose de nombreux documents pour la rentrée. Par exemple des affichettes précisant les responsabilités dans la classe : compter les présents, ranger le matériel etc.

 

Sur le site

 

 

22/09/2021 à 04:28  |  (1 commentaire)
Par fjarraud , le mercredi 22 septembre 2021.

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