Print Friendly, PDF & Email

Les remarques acerbes pleuvent sur Préau. Ce “comité d’entreprise” de l’éducation nationale où il faut payer d’abord pour ensuite accéder à pas grand chose fait réagir les enseignants sur les réseaux sociaux.

C’était l’engagement n°5 du Grenelle de l’éducation : “développer une offre de prestations culturelles, sociales, sportives, touristiques et de loisir à destination de tous les personnels du ministère de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports”. JM Blanquer avait annoncé sa mise en place en novembre et lui a trouvé son nom : Préau. L’association a été crée en juin 2021 avec son siège au 110 rue de Grenelle. En octobre JM Blanquer a nommé à sa tête une inspectrice générale qui animait le Grenelle.

Le site vient d’ouvrir et sur Twitter le ministre, les recteurs se font photographier devant le site de Préau comme si cela pouvait inciter les enseignants à les suivre. Ce n’est visiblement pas ce qui se passe. ‘En guise de CE l’éducation nationale nous demande de cotiser pour obtenir des bons de réduction mystère”, remarque une enseignante qui y voit du mépris. “Sur Préau vous pouvez pour 10€ par an trouver des entrées payantes à des sites culturels qui sont gratuits avec le pass Education”, remarque une autre. “Ce dont nous avons besoin c’est du dégel du point d’indice et une action sociale et non la mise en place d’une privatisation rampante de cette dernière”, dit une autre.

Préau est forcément limité par son projet même. Ce n’est pas un comité d’entreprise. Les personnels de l’éducation nationale n’y ont pas leur mot à dire même si Préau annonce qu’ils pourraient avoir dans l’avenir des représentants auprès de l’association (qui semble donc bien verrouillée). Enfin un CE vaut aussi par son budget. L’association préau aura peut etre une subvention ministérielle (et encore on ne le sait pas !) mais ça ne remplace pas le pourcentage de la masse salariale dont disposent les CE. Sans moyens suffisants pour 1 million d’agents, Préau ne peut que faire du marketing. Ou faire rire à ses dépens.