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« La question de l’antisémitisme agit comme un révélateur et un miroir grossissant des dérives d’une institution scolaire dépassée par les évolutions de la société. Découverte : les personnels sont apparus à Wieviorka «dans l’ensemble peu soucieux, sinon de connaître et de comprendre l’antisémitisme à l’école, du moins de penser les moyens susceptibles de le contrer efficacement»… Enfin, tabou des tabous, le livre évoque les propos racistes qui émaillent parfois des conversations en salles des professeurs. Wieviorka diagnostique «une sorte de paralysie», portée notamment par «la bonne conscience de gauche [qui] considère les porteurs de l’antisémitisme à l’école d’abord comme des victimes du racisme». Ainsi que par un fond résiduel d’antisémitisme «classique» ». Libération rend compte, sous la plume de Catherine Coroller et Emmanuel Davidenkoff, du livre de Michel Wieviorka, La tentation antisémite (Robert Laffont). Au terme de deux ans de recherche, le sociologue dresse un tableau d’un antisémitisme banalisé où coexistent le vieil antisémitisme d’extrême droite et un nouveau courant découlant du conflit israélo – palestinien. L’ouvrage interpelle l’Ecole appelée à défendre les valeurs démocratiques. 9% des Français se disent hostiles aux juifs, 14% des 18-24 ans. Le récent rapport de la Commission nationale consultative des droits de l’homme signale  » une forte recrudescence des violences et menaces en milieu scolaire, soit un total de 189 exactions sur un total de 1 565, c’est-à-dire 12 % des faits, en progression de 20,4 % par rapport à 2003″.
Article de Libération
Article de Libération
Rappel : L’Expresso du 23 mars