Par Jeanne-Claire Fumet
Les pôles de recherche de l’association Philolab, école, formation, soin, travail, Cité et Art, permettaient d’aborder des questions de didactique, de pédagogie, de psychologie et psychanalyse ou encore de vie professionnelle et sociale, selon un copieux programme dont les séances parallèles ne permettaient à chaque auditeur de suivre qu’une partie. Le programme des chantiers PhiloEcole et PhiloFormation n’étaient pas sans rapport avec le projet d’enseignement de la morale laïque voulu par le Ministère : de toute évidence, l’expertise développée au fil du temps par les spécialistes de la DVP (discussion à visée philosophique), sous l’autorité scientifique de Michel Tozzi, de l’Université Montpellier III, semble pouvoir y trouver une application institutionnelle attendue.
Le chantier PhiloFormation, dirigé par Véronique Delille et Nathalie Frieden, autour de la DVP , accueillait divers intervenants canadiens et français, au sujet de l’observation et de l’analyse de pratiques, de la pensée critique, de la logique interlocutoire, ou encore de l’éthique et culture religieuse au Québec ou des liens entre DVP et pratiques extra-scolaire. Le chantier PhiloEcole recevait le groupe de recherches PILEAS (Philosophie, Littérature, Ecole, adaptation scolaire) de l’Université de Nantes, autour d’Edwige Chirouter, coordonnatrice des Rencontres ; Jean-Charles Pettier, venu présenter le dessin animé Miss Question (France 5), Isabelle Duflocq pour sa Balade Philo et la directrice de la
collection Apprentis Philosophes (De Broeck), pour l’ouvrage « Réfléchir sur les émotions » étaient également conviés. Philosoin se penchait sur le soin de la philosophie et la philosophie comme soin (analyse biographique, paradoxes de l’empathie, troubles dyslexiques et troubles du comportement chez l’enfant) tandis que Philocité se penchait sur le travail et la sociologie (théâtre, Université Populaire, café philo, questions de droit ou d’organisation du travail).
Edwige Chirouter : Nous avons reçu 600 inscriptions, de 18 nationalités différentes. C’est davantage encore que l’année dernière. On a tous les publics : beaucoup de professeurs des écoles, des professeurs du secondaire, pas seulement de philosophie mais aussi de lettres, qui s’intéressent au débat littéraire et philosophique, des gens qui viennent du monde du soin, avec le chantier Philosoin, des gens qui viennent du monde du travail, avec le chantier Philotravail… Ce sont vraiment toutes les nouvelles pratiques philosophiques qui se développent dans l’école et dans la Cité, qui sont représentées. |
Sur le site du Café
|
