Par François Jarraud
Il y a toute une série de pesanteurs sociologiques, corporatistes, syndicales, universitaires. Les IUFM aussi défendaient leur territoire. Les gouvernements de droite, plutôt anti IUFM, n’avaient pas grand chose à mettre à la place, et la gauche était divisée sur cette question. La mastérisation a permis une médiatisation de la réflexion sur cette question.
Il faut former les enseignants à une compréhension des publics qui sont en face d’eux et à une lecture de leur rapport au savoir. Il faut donc une formation psychologique et sociologique. C’est fondamental. Le rapport au savoir change à une vitesse très rapide, notamment avec Internet. Les jeunes apprennent des choses, sont ouverts au monde. Si on ne comprend pas cela on a du mal à saisir ce qui se passe dans la classe. Par exemple des recherches sur les tice montrent que le copier-coller peut être une pratique négative en terme d’utilisation des savoirs, mais ce peut être aussi une pratique intelligente si elle est contrôlée par les professeurs. Des études montrent aussi que les jeunes écrivent plus que leurs aînés avec les SMS. Ils ont donc un rapport à l’écrit que les enseignants peuvent prendre en compte. Comprendre ce qui se passe dans la tête des jeunes c’est éviter beaucoup de situations de conflits. Comprendre la psychologie de groupe ou individuelle des jeunes c’est indispensable pour la transmission des savoirs. |
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