Par François Jarraud
Vincent Peillon veut faire de la formation des enseignants le fondement de la refondation. C’est un des points pour lesquels la loi fixe la calendrier (rentrée 2013) et entre dans les détails. La loi consacre aux ESPE (écoles supérieures du professorat et de l’éducation) 5 articles et presque autant de pages. Les IUFM sont supprimés par la loi. Les Espe » organisent… la formation initiale des futurs enseignants et des personnels d’éducation et participent à leur formation continue ». Celle-ci » inclut nécessairement des enseignements théoriques, des enseignements pratiques et un ou plusieurs stages », ce qui est une façon de reconnaitre la formation professionnelle des enseignants. Enfin les Espe accueillent aussi bien les futurs enseignants de l’enseignement scolaire que ceux du supérieurs ou des professionnels de l’éducation. C’est un autre point qui démarque le projet Peillon. La loi définit les missions et le fonctionnement des Espé. Mais l’essentiel de la formation se trouvera dans un cahier des charges qui reste à établir. Dans l’annexe, le ministère prévoit de doter les espé d’un millier de postes de formateurs. La loi précise qu’il y a une formation continue mais ne dit rien d’autre à ce sujet.
Le CSE a adopté la loi d’orientation par 41 voix pour, 9 contre et 16 abstentions. Ont voté contre la loi Sud, la Cgt , FO et.. le Medef. La CGT, par exemple, a estimé que si « l’inflexion budgétaire … constitue une rupture avec la politique menée ces 10 dernières années… il reste un grand nombre de divergences majeures et de fond avec ce projet de loi ». La CGT cite l’école du socle et le socle commun, la décentralisation de l’enseignement professionnel et des CIO.
« Quand on a 2 500 zones prioritaires la question de la priorité devient très relative ». Claude Dilain a rappelé « le patchwork compliqué » des zones prioritaires qui existe actuellement entre zones urbaines sensibles, zones franches, zones de redynamisation, zones de contrat urbain de cohésion sociale etc. Cet héritage laisse « une géographie illisible où on ne comprend rien ». La nouvelle carte sera plus resserrée avec seulement 100 ou 200 zones au maximum. Cela correspond à une demande de la Cour des comptes qui dans son rapport sur la politique de la ville appelle à concentrer l’action sur certains territoires.|
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