Par François Jarraud
Dans les rhétoriques de gouvernance des systèmes éducatifs, incluant l’action du gouvernement mais aussi l’ensemble de tous les acteurs qui participent au processus de décision sur et dans l’école, l’idée de donner plus d’autonomie aux établissements scolaires n’est pas si neuve. Elle est à la fois privilégiée par certains, qui espèrent une meilleure prise en compte des contextes et des difficultés particulières des écoles. Mais elle est combattue par d’autres, qui craignent la dérégulation des écoles et l’augmentation des inégalités qu’elle est censée réduire. Le colloque international de LIFE « Des écoles autonomes ? Rhétoriques de la gouvernance & ambivalence des acteurs » du 24 au 26 janvier 2013 (1), s’interrogera sur la question de l’autonomie, et de sa place dans les débats actuels sur la gouvernance des systèmes éducatifs. Les avantages ou les privilèges liés à l’autonomie des établissements priment-ils ou non sur les craintes, réelles ou supposées ? Ou, autrement dit, pourquoi des responsables politiques et administratifs décident-ils de donner plus ou moins d’autonomie aux établissements scolaires ? Dans quels domaines en particulier ? Et que comptent-ils y gagner ? À quels risques peuvent-ils être confrontés ? Comment le partage du pouvoir de décision s’effectue-t-il au sein des établissements scolaires et quelles sont les ambivalences des acteurs, que ce soient des cadres intermédiaires ou des enseignants ?|
Sur le site du Café
|
