Par François Jarraud
L’annonce du Président de la République lors du congrès des maires de France, qui prévoit de donner la possibilité aux collectivités locales de ne rendre effective la semaine scolaire de quatre jours et demi qu’à la rentrée 2014, est sans aucun doute la décision la plus adéquate qu’il fallait prendre sur le plan politique. Face aux inquiétudes des communes sur leur capacité à mobiliser les ressources nécessaires, face également aux interrogations, voire à la réticence du monde enseignant pour ce projet de réforme encore peu défini, il fallait rapidement apporter une réponse qui peut donner une certaine marge de manœuvre aux décideurs dans les négociations en cours. Si cette décision peut en effet à court terme rassurer momentanément les acteurs, elle ne change rien sur le fond et le dossier des rythmes scolaires et plus généralement de la réforme de l’école primaire reste ouvert et peu nourri en termes de propositions effectives pour une véritable refonte de l’école.|
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