« Les jeunes femmes ont de meilleurs résultats scolaires que les jeunes hommes et pourtant elles choisissent plus souvent que leurs camarades masculins de faire des études scientifiques à l’université, plutôt qu’en école d’ingénieurs. En effet, même si on assiste à une lente féminisation de ces cursus, les jeunes femmes y restent largement minoritaires », écrit le Cereq. IL y a des raisons à cela. « Les diplômé.e.s d’école d’ingénieurs ont des conditions d’insertion sur le marché du travail très favorables. De fait, les indicateurs traditionnels tels que le temps d’accès à l’emploi, le temps d’accès à l’EDI, ou encore le temps passé en emploi depuis la fin des études ne sont pas très pertinents pour évaluer les différences genrées. Par contre, lorsqu’on s’intéresse au salaire, on remarque que les jeunes femmes accusent un retard. De la même façon, elles sont moins souvent encadrantes que leurs homologues masculins et bénéficient de moins de promotions ».
