Anne-Sophie Lamine (Université de Strasbourg) publie dans The Conversation une analyse intéressante du mouvement de mamans contre l’interdiction des accompagnatrices voilées. « Contrairement à ce que la majorité des acteurs politiques, éducatifs et médiatiques affirme, ces femmes ne définissent nullement leur mouvement comme un combat pour des droits religieux, mais pour des droits civiques… Cette vision de la démocratie invite à s’interroger sur la fabrication du monde commun, non pas comme un monde totalement neutre dans lequel les acteurs sociaux gommeraient leurs particularités, mais comme un monde qui se fabrique dès lors que ces acteurs, bien qu’agissant de manière très locale (environnement, quartier, école) ou en étant ancrés dans une identité particulière (religion, ethnicité, habitat spécifique…), le font avec une perspective d’un bien commun plus large que celui de leur groupe restreint ».
