Près de 2 000 professionnels ont conjugué leur savoir-faire pour le chantier de reconstruction de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Pour mettre en lumière et faire découvrir leur travail, l’Onisep et l’établissement public Rebâtir Notre-Dame ont décidé de coproduire une série de 10 films courts sur des métiers emblématiques du chantier relevant de domaines variés : recherche scientifique, conduite de travaux, gros œuvre, artisanat d’art.
Ce sont ainsi 10 hommes et femmes qui se sont confiés à l’Onisep. Ils et elles sont archéologue, ingénieur, échafaudeur, charpentière, couvreur-ornemaniste, sculptrice sur pierre, ébéniste, restauratrice de vitraux, campaniste et facteur d’orgues. Ces professionnels nous font partager la passion de leur métier, leur sensibilité et leurs émotions, racontent leur contribution à la reconstruction de la cathédrale, et évoquent les spécificités de leur métier, le travail en équipe et leur parcours de formation.
Pour Camille, archéologue, les fouilles avant le démarrage du chantier se sont révélées exceptionnelles. « On a trouvé des morceaux d’amphores, de la céramique, des sépultures, des sculptures peintes du jubé médiéval… ».
Bastien, lui, a réalisé son rêve. Le lendemain de l’incendie de Notre-Dame, il passait le concours de l’école des Ponts, des eaux et des forêts. En cas de réussite, il s’était promis de travailler comme ingénieur pour « relever Notre-Dame ». C’est chose faite.
De son côté, Lou, charpentière, a mis en œuvre une technique médiévale pour reconstruire à l’identique. « La charpente médiévale, c’est de l’assemblage bois/bois. Il n’y a aucune pièce métallique ». Luis a aussi la passion du bois. En tant qu’ébéniste, il a restauré les stalles de la cathédrale et affirme qu’«il y a une science du bois, que ce soit visuellement, au toucher et à l’odeur. » Intervenant sur les chimères et les gargouilles de la cathédrale, Danaé, sculptrice sur pierre, nous parle aussi de sa matière de prédilection : « La pierre, c’est une matière vivante, fascinante. Elle est dure, mais on peut tellement en faire des choses merveilleuses ».
Quant à Raphaël, facteur d’orgues, il a eu le privilège de restaurer l’orgue de Notre-Dame, le plus grand de France avec ses 8 000 tuyaux en métal et en bois. Il a fallu faire disparaître les particules de plomb consécutives à l’incendie et harmoniser et accorder tous les tuyaux. Ce qui le passionne ? « La complexité des orgues ».
Tous les témoignages vidéo sont à retrouver sur oniseptv.onisep.fr
