Les journées européennes des métiers d’art se déroulent jusqu’au 6 avril. Les musées, les manufactures, les ateliers, les centres de formation… ouvrent leurs portes au grand public pour faire découvrir le talent et le savoir-faire des artisans. A cette occasion, l’Onisep diffuse, sur sa plateforme Onisep TV, les saisons 1 et 2 de la série vidéo « Mon métier Demain », fruit d’un partenariat entre la Fondation Bettencourt Schueller, mécène des métiers d’arts, et le média associatif, The Craft Project. Cette série, tournée dans des établissements de formation (l’Ecole Boulle, le lycée Octave Feuillet à Paris, l’Ecole nationale de lutherie à Mirecourt, le lycée Paul Lapie à Lunéville…) a pour objectif de sensibiliser aux formations permettant d’accéder aux métiers d’art. Elle s’adresse aux élèves de collège et de lycée, aux parents et aux équipes éducatives.
Sous un format court, ces vidéos présentent les témoignages de jeunes en formation, dans des domaines variés : taille de pierre, lutherie, soufflage du verre, parure floral, tapisserie d’ameublement, ciselure… Filmés dans leur environnement de travail, ces jeunes racontent leur parcours, leur passion, leurs apprentissages. Et on les voit à l’œuvre.
Quels ont été les déclencheurs de leurs choix de formation ?
Pour Ulysse, son passe-temps favori : « J’ai toujours aimé faire des maquettes, miniaturiser des éléments. Ce côté très minutieux m’a amené instinctivement à la bijouterie-joaillerie. Et mes parents m’ont soutenu dans cette démarche ». Pour Halana, c’est une question de curiosité et d’expérience : « La plumasserie m’intriguait. J’ai fait un mini-stage dans mon lycée actuel. J’ai découvert tout ce que l’on pouvait faire avec des plumes et cela m’a beaucoup plu ». Pour Elisa, future brodeuse, c’est la passion du textile qui l’a conduite à quitter sa famille, ses amis, et la Drôme, pour rejoindre son lycée, à Lunéville (Meurthe-et-Moselle) : « Cela vaut vraiment le coup car ce sont des savoir-faire rares qui ne s’apprennent que dans certains endroits ».
Et du côté des apprentissages ?
Elisa poursuit « Je n’ai pas juste appris à broder. J’ai appris à être patiente, minutieuse, et à avoir une démarche créative ». Pour Camille, future ébéniste, elle a découvert « la magie de faire des sièges. C’est un travail tout en courbe, tout en finesse, où l’on respecte la matière, les arbres, que l’on essaye de magnifier pour en faire des meubles ».
Qu’est-ce qui les motive et donne du sens à leur parcours ?
Louis explique que le métier de bronzier d’art permet « d’inculquer à la matière une force, un caractère, une émotion, que l’on voudrait transmettre aux autres. C’est quelque chose de plus fort que les mots. Et j’aimerais arriver au niveau où la pièce parle d’elle-même ». Quant à Aubin, futur sculpteur sur bois, il partage avec ses camarades l’amour de la matière, les dimensions esthétique et écologique du métier : « Être artisan nous ramène à nos sources : la durabilité, la solidité, l’authenticité ».
Pour un prolongement d’informations, toutes ces vidéos sont accompagnées par des fiches métiers de l’Onisep.
A retrouver sur : Accueil – OnisepTV : l’information pour l’orientation en vidéo
